Herbé, Jean-Baptiste

Biographie


Né le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) à Paris, fils de Herbé, Jean-Baptiste, organiste, et de Bêche, Marie, Anne. Ancien militaire, demeurant aux Invalides, devenu graveur en cartes géographiques. Un certificat de notoriété indiquait à son sujet : « Journée du 28 juillet. Trait de bravoure d’un invalide, […] Herbé, graveur, âgé de trente-huit ans, malgré qu’il fût criblé de blessures, n’a pu s’empêcher de changer d’uniforme et de voler aux secours de nos braves. Assailli par la mitraille à l’hôtel de ville, il voit tomber un malheureux à quelques pas de lui dont il s’est trouvé la cuisse cassée. M. Jean-Baptiste Herbé, sensible de le voir souffrir, le prend entre ses bras, le porte à l’Hôtel-Dieu, portant en même temps son fusil à ses dents par crainte d’en être dessaisi. Après ce devoir d’humanité, ce brave héros revola de nouveau sur le terrain en disant aux combattants : “Allons, mes amis, vaincre ou mourir pour défendre nos droits et la patrie, et après être vainqueurs soyons humains !” Il a su venger son pays en descendant quelques Suisses et, après s’être battu très longtemps avec un courage héroïque, il a été atteint d’une balle à la cuisse dont elle est cassée [la scène se passa sans doute au pont d’Arcole, ou à l’île Saint-Louis, ou à l’Hôtel de ville N.D.A]. On lui a rendu les mêmes devoirs en le transportant à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Paul, n° 17 où il a rendu les derniers soupirs en prononçant ces mots “Eh bien ! Si je meurs cest pour ma patrie !” Il est décédé le 17 août à 8 heures du matin, après une longue succession de stupeur, délires et accidents graves. Il laisse 1°) une veuve, sans enfant appartenant à lui et sans avoir passé de contrat de mariage ; cette veuve est encore jeune. 2°) Un enfant, fils naturel reconnu avant d’être marié. 3°) Une mère, veuve depuis la perte douloureuse de son fils mort pour la patrie. Cette mère inconsolable de se voir paralysée et étant dans la plus grande détresse d’avoir perdu le restant de son seul soutien. Son fils décédé le 17 août et son mari mort de chagrin le 26 du même mois. Cette mère a recours à l’humanité du gouvernement pour exister. » Ce certificat était revêtu des signatures de : Lacroix, Pierre, son beau-frère ; Parly, propriétaire, demeurant 18, rue de l’Hôtel-Colbert ; Bourbel, tonnelier, demeurant 18, rue de l’Hôtel-Colbert ; Devouzy, teinturier, demeurant 16, rue de l’Hôtel-Colbert ; Buzenet, demeurant 20, rue Galande ; Mony ou Mouy, grainetier, demeurant 15, rue Galande ; Merlieux ; Pelletier ; Neuvin, épicier, demeurant 22, rue de l’Hôtel-Colbert ; Colmache, demeurant 23, rue Galande ; Devau, demeurait 23, rue Galande ; Notté (voir Notté, Eloi, Frédéric), entrepreneur de serrurerie, demeurant 34, rue Galande. Une autre lettre, adressée à la Commission des récompenses nationales donnait les précisions suivantes : « Je prends la respectueuse confiance de me présenter devant vous pour vous donner quelques renseignements exacts sur les droits que prétendent avoir différentes personnes à la bienfaisance nationale en faveur du dévouement du sieur Herbé fils dans les mémorables journées de Juillet où il fut blessé mortellement et mourut le 17 août des suites de ses blessures. C’est en ma qualité de beau-frère du défunt, que je regarde comme un devoir de vous donner quelques éclaircissements sur sa position à sa mort, que vous pourrez juger dans votre sagesse et apprécier ceux qui ont plus de droits à la reconnaissance nationale. Herbé, après sa mort, laissa une femme et un enfant du sexe masculin âgé de dix ans, qu’il avait eu avant son mariage avec une autre femme que celle qu’il avait épousée. Il avait reconnu cet enfant et s’était même chargé du soin de l’élever. Quant à femme Herbé [il s’agissait de Gentil, Anne, Jeanne, Elisabeth, N.D.A] elle lui fut toujours la plus étrangère, elle n’eut jamais pour lui la moindre tendresse. Elle éprouvait même tant d’indifférence pour son mari qu’elle l’avait quitté et ne vivait plus avec lui depuis six ans. Elle reste rue Galande, n° 63 tandis que son mari restait rue de Bièvres, n° 2. Ils vivaient ainsi sans avoir besoin l’un de l’autre, et la femme d’Herbé ne réclamait aucun secours à son mari. La mère de l’enfant n’avait point pour lui plus de sensibilité. Elle ne le regardait point et, à la mort d’Herbé, ces deux femmes refusèrent d’en prendre soin, au point qu’il resta à la charge du frère d’Herbé [lire sans doute le beau-frère, N.D.A. pas sûr], qui voulut bien le prendre chez lui quoiqu’il n’eut pas les moyens de pourvoir à ses besoins mais il le faisait par sensibilité pour son malheureux frère. Bientôt les choses changèrent de face : on annonça des récompenses nationales en faveur des épouses et des enfants des victimes de Juillet. Ce fut un appât séduisant pour la femme d’Herbé et pour la mère de son enfant. Elles ne tardèrent point à venir remuer les cendres du pauvre Herbé et à affecter la plus vive douleur sur la perte qu’elles avaient faite, l’une de son époux et l’autre du père de son enfant, pour qui elles avaient montré jusqu’alors tant d’insensibilité. Ah ! Si le malheureux Herbé avait pu du fond de sa tombe entendre leurs injustes plaintes, combien il les eût repoussées loin de lui ! Il ne connaissait que trop leurs mauvais cœurs. Je suis fâché d’être obligé d’entrer dans des détails aussi étendus. Mais je crois remplir un devoir en cherchant à vous faire connaître la personne qui a les plus justes titres pour participer aux bienfaits de la reconnaissance nationale. Vous me permettrez de vous dire un mot en faveur de la mère du défunt Herbé. Jaloux de rendre hommage à la vérité, je désire fixer sur elle votre attention. Elle a soixante-quatre ans et est attaquée de paralysie. Son fils était son unique appui. En le perdant, elle ne tarda pas à éprouver une double perte par celle de son mari qui, trop sensible à la mort de son fils, le suivit de près au tombeau car il succomba sous le poids de sa douleur et mourut le 26 du même mois (août dernier). Ce fut cette bonne mère qui est celle aussi de mon épouse qui pendant six ans consécutifs, aidée de son fils, prodigua les plus grands soins à son petit-fils, l’éleva jusqu’à ce qu’il fût assez grand pour le rendre à son père. C’est elle enfin qui a rempli les devoirs de mère à son égard. Elle est aujourd’hui sans aucun moyen d’existence et, ne pouvant plus avoir aucun secours de son fils, elle périrait de faim si nous ne partagions avec elle le morceau de pain que nous n’avons qu’avec la plus grande peine car nous ne sommes pas nous-mêmes au-dessus des besoins. Je suis ouvrier imprimeur, sans travail et réduit à employer mes faibles ressources pour exister. Nous ne pouvons pas faire tout ce que notre cœur désirerait. Ah ! S’il m’était possible de pouvoir entrer soit comme ouvrier ou dans tout autre fonction où je puis être utilisé dans l’imprimerie royale mais je suis sans protection et sans recommandation. Je ne puis avoir cet espoir. Je ne demanderai rien pour cette bonne mère qui a tout perdu par suite des événements de Juillet et qui réclame avec tant de justice au moins une partie de la récompense que le dévouement de son fils à méritée. Daignez, Messieurs, en vous intéressant à mon sort, vous intéresser aussi au sien puisque c’est pour lui être utile que je désire tant d’être placé dans l’imprimerie royale. Votre seule recommandation suffit. Veuillez me l’accorder en faveur de cette mère infortunée qui n’a plus aucun moyen d’existence si je ne peux lui tendre les bras. […] » Signé Lacroix, demeurant 29, rue du Four-Saint-Germain, au 2e étage au fond du corridor. Sur les listes du Constitutionnel, son frère est indiqué comme ayant reçu un secours de cent vingt francs, et sa veuve comme ayant reçu un secours de cent cinquante francs en septembre. Le dossier des droits que le décès d’Herbé entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. La famille est répertoriée (sous le numéro 400 et le nom de Jean-Baptiste Herbé) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Herbé est répertorié (sous le numéro 982) dans les pièces relatives aux décès, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Une veuve Herbé reçut un secours de trente francs, le 30 mars 1831, un secours de cent francs, le 14 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Herbé laissait un père, qui mourut le 26 août 1830, et une mère, née Béche, Marie, Anne, né le 9 avril 1766 à Paris. Le 22 mars 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Vayron, François, Benjamin (voir ce nom), imprimeur en taille douce, demeurant 51, rue Galande ; Buzenet, Benjamin, Louis, marchand de vin, demeurant 20, rue Galande ; Bouvet, Gabriel, Pierre, Marin, marchand de vin, demeurant 143, rue Saint-Jacques ; Notté, Eloi, Frédéric (voir ce nom), entrepreneur de serrurerie, demeurant 34, rue Galande. Ils attestèrent que la veuve Herbé avait « perdu par suite des événements de Juillet son fils qui était son seul soutien ; que privé des ressources qu’elle obtenait du produit du travail de son fils elle ne peut par elle-même, attendu son âge avancé, subvenir à ses besoins nécessiteux et se procurer les secours que réclamerait sa triste position, qu’elle mérite à tous égards qu’on la retire de la misère dont elle est affligée depuis la mort de son fils ». La mère présenta le certificat suivant : « Je, soussigné, propriétaire demeurant rue de l’Hôtel-Colbert n° 18, certifie que la dame veuve Herbé, demeurant chez moi depuis dix-huit ans, se trouve aujourd’hui, par suite des événements qui viennent de se passer réduite à la plus pénible position : elle avait un fils qui étant militaire avait déjà versé son sang pour sa patrie et malgré qu’il fût aux Invalides il ne crut pas encore avoir payé sa dette ; il s’en acquitta le 28 juillet dernier à la prise de l’Hôtel de ville, où il fut blessé à la cuisse et en mourut, le 17 août à l’Hôtel-Dieu. Ce fils était l’orgueil de son père, qui, déjà âgé, ne put supporter cette perte ; il mourut de chagrin le 26 du même mois ; il laisse sa veuve sans aucun moyen de subsistance et de plus attaquée de paralysie. Elle mérite pour ces faits et par ses vertus d’épouse et de mère d’être recommandée à votre bienveillance. » Signé, le 4 août 1830 : Parly, propriétaire, demeurant 18, rue de l’Hôtel-Colbert ; Bourbel, tonnelier, demeurant 18, rue de l’Hôtel-Colbert ; Devouzy, teinturier, demeurant 16, rue de l’Hôtel-Colbert ; Buzenet, demeurant 20, rue Galande ; Mony ou Mouy, grainetier, demeurant 15, rue Galande ; Merlieux ; Pelletier ; Neuvin, épicier, demeurant 22, rue de l’Hôtel-Colbert ; Colmache, demeurant 23, rue Galande ; Colmache, demeurant 23, rue Galande ; Devau, demeurait 23, rue Galande ; Notté (voir Notté, Eloi, Frédéric), entrepreneur de serrurerie, demeurant 34, rue Galande. Elle fut pensionnée de trois cents francs (pas vu son nom sur les listes du Bulletin des lois mais elle est bien in Archives nationales F/1dIII/37 et in Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831). Elle reçut de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il laissait une veuve, Gentil, Anne, Jeanne, née le 14 novembre 1785 à Paris, et qu’il avait épousée le 23 décembre 1820 à Paris ; sur l’acte de mariage, Herbé, Jean-Baptiste est indiqué comme veuf en premières noces de Tassard, Aimée, Françoise, décédée le 17 octobre 1820 ; Gentil, Anne, Jeanne, Elisabeth est indiquée comme fille de Gentil, Nicolas, relieur, et de feue Carelle, Anne, décédée le 9 ventôse an III, et comme veuve de Fevre, Julien, Claude, décédé le 14 avril 1819 à Paris (ancien) VIe arrondissement. Elle fut pensionnée de cinq cents francs comme veuve. Le 16 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent, sur la demande de la veuve : Bonissent, Pierre, Antoine, né vers 1800, marchand de papiers peints, demeurant 63, rue Galande ; Jaume, Jean, né vers 1800, coiffeur, demeurant 4, rue du Petit-Pont ; Porlier, Auguste, né vers 1795, graveur, 8, rue des Cinq-Diamants ; Vannier, Pierre, né vers 1803, marchand épicier, demeurant 61, rue Galande. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Herbé, Jean-Baptiste et « savoir par ouï-dire qu’il a été blessé au pont d’Arcole d’un coup de feu à la cuisse droite ; qu’il a été transporté à l’Hôtel-Dieu, où lesdits comparants ont été le voir et où il est mort à la suite de ses blessures ; qu’en conséquence la veuve a droit aux récompenses décernées par la loi du 2 septembre 1830 ». Le fils, Louis, Valentin, Jean, né le 14 octobre 1820 à Paris, fut d’abord recueilli par la sœur et le beau-frère d’Herbé, qui demeurait 14, rue des Trois-Portes, puis fut pensionné comme orphelin. Le conseil de famille de l’orphelin était composé de Lacroix, Pierre, mari de Herbé, Marie, sœur d’Herbé et par conséquent son beau-frère, typographe (qui est indiqué in Archives nationales F/15/2553 comme blessé de Juillet quoique il ny en ait aucune trace), demeurant 93, rue Saint-Jacques (ou 118, rue Saint-Jacques in Archives nationales F/15/2553) en 1831, et de Taradin, Jean-Baptiste, officier retraité, subrogé-tuteur, demeurant à la Glacière en 1831. En 1831, il demeurait chez sa mère 8, rue des Charbonniers et était élève de l’institution du sieur Foissac, 13, rue des Fossés-Saint-Victor. Le bulletin individuel de surveillance spéciale des orphelins et orphelines de Juillet rapportait sur son compte, en septembre 1832, qu’il était « aimant, poli, honnête, docile et nonchalant », ajoutant : « Ce jeune homme est un peu paresseux et se fie sur sa facilité. Il fait des progrès. On désire pousser son éducation assez vite pour le faire prendre bientôt la profession de graveur en cartes géographiques, c’est celle qu’avait son père et que l’enfant désire embrasser. Il commence le dessin au 1er octobre avec M. Aubry Lecomte. M. Foissac compte beaucoup sur cet enfant. » Puis, en octobre : « Ce jeune homme a des dispositions mais paraît un peu paresseux. Cependant il fait des progrès assez sensibles. Possède assez bien les premiers éléments de la langue française et de l’arithmétique. Lit et écrit bien. » Sur son bulletin individuel, on trouve les indications suivantes : « […] La mère, Louise Taradin, demeurant rue des Charbonniers, n° 8, était séparée depuis longtemps du père, qui, au moment de son décès, était marié avec Anne, Elisabeth, Gentil. Le juge de paix n’a pas cru qu’on pût lui confier la tutelle. […] La mère, blanchisseuse, n’a d’autres ressources que le produit de son travail. Le père n’a laissé aucune fortune autre que son mobilier et une action de la souscription nationale (mille cinq cents francs de capital) dont la veuve est en possession et qui est l’objet d’une réclamation des frère et sœur du défunt. La mère a été considérée par le conseil de famille comme ne pouvant pas garder l’enfant. Le tuteur a cru que l’enfant avait des dispositions assez heureuses pour qu’on le plaçât dans une institution. Son tuteur pense qu’il pourrait exercer la même profession qu’exerçait son père, celle de graveur en lettres et cartes géographiques. L’enfant paraît disposé à suivre cette carrière. » Par un testament en date du 1er mai 1832, le baron Chambon, Claude, Gaudérique, Joseph, Hiérome, ancien commissaire ordonnateur des armées sous l’Empire, demeurant 11, rue du Petit-Vaugirard, « applaudissant aux principes qui ont dirigé la révolution de Juillet et voulant lui rendre un hommage durable » fit un legs en faveur de vingt orphelins ou orphelines du (ancien) Xe arrondissement, de quatre du (ancien) XIe arrondissement et de trente du (ancien) XIIe arrondissement, laissant, pour chacun d’entre eux, une somme de six mille francs (sans qu’on connaisse les critères de sélection choisis à l’établissement de la liste). Quand le baron Chambon mourut, le 26 septembre 1833, le testament fut attaqué par ses neveux, sous le prétexte que « le défunt aurait eu en les dépouillant de son héritage, cédé à des sentiments d’inimitié et de colère ». Puis, finalement, ces neveux se désistèrent, ouvrant alors les droits des orphelins. Louis, Valentin, Jean fut l’un d’entre eux. Pour chacun des orphelins la somme fut convertie en deux cent cinquante-six francs de rente à 5 %. En 1838, il avait terminé son apprentissage de graveur. Dans sa séance du 5 avril 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait de faire payer à Lacroix, tuteur de Louis, Valentin, Jean, la somme de cent francs, pour subvenir aux besoins de l’orphelin et sur l’acquit d’Arnoux, subrogé-tuteur, demeurant 2, rue Saint-Séverin. Dans sa séance du 1er juillet 1840, la Commission municipale des orphelins de Juillet décidait de payer à Lacroix, tuteur de Louis, Valentin, Jean, la somme de cent francs, pour subvenir aux besoins de l’orphelin, et de payer cent cinq francs à Soudière, tailleur, 6, place du Chevalier-du-Guet, pour la confection de vêtements en faveur de l’orphelin. Dans ses séances du 7 janvier 1841, du 21 octobre 1841, la même Commission allouait encore la somme de cent francs à Lacroix, typographe et tuteur de Louis, Valentin, Jean. Dans sa séance du 11 décembre 1841, la Commission municipale des orphelins de Juillet faisait payer à Louis, Valentin, Jean, désormais majeur, demeurant 12, rue Saint-Etienne-des-Grès, mille six cent quatre-vingt-un francs et cinquante-deux centimes, provenant de son livret de caisse d’épargne et lui remettait son inscription de rente de soixante-quinze francs provenant de la Commission de souscription nationale. Herbé, Jean-Baptiste était veuf en premières noces de Tassard, Aimée, Françoise, décédée le 17 octobre 1820 à Paris. (son fils naturel Louis, Valentin, Jean naît le 14 octobre 1820, sa femme Tassard meurt le 17 octobre 1820, et il se remarie le 23 décembre 1820, ce fut donc une année chargée pour Herbé). Herbé demeurait 14, cloître Saint-Benoît en 1820 ; 2, rue de Bièvres en 1830 ; sa veuve, 63, rue Galande en 1831 ; sa mère 18, rue de l’Hôtel-Colbert, ex-rue des Rats de 1812 à 1830 puis 29, rue du Four-Saint-Germain en 1831 (mais une fois sur trois 70, rue Saint-Jacques in Archives nationales F/1dIII/37). Le nom d’Herbé (J.-B. Herbé) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui sest passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 314 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 10 (sous le nom de Beche, Marie, Anne), p. 61 pour la veuve, P. 72 pour le fils ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des ascendants auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 111 (sous le nom de veuve Deherbé, née Marianne Bêche) ; Archives de Paris VD6 623 n° 8, (ancien) XIIe arrondissement, liste des personnes tuées dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, ou mortes par suite de blessures reçues dans lesdites journées (sous le nom dHerbet, Jean-Baptiste) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 (veuves) (ascendants) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes de secours, pièces relatives aux décès ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de veuve Herbé ; cité quatre fois : la première sous le numéro 219 et le nom de veuve Herbé, la deuxième sous le numéro 461 et le nom dHerbé, la troisième sous le numéro 491 et le nom de veuve Herbé, la quatrième sous le numéro 982 et le nom dHerbé) ; Archives de Paris VD6 560 n° 7 : exécution des legs du baron Chambon en faveur des orphelins de juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 36, liste de veuves, d’orphelins, d’ascendants de citoyens tués en juillet 1830 (ancien) XIIe arrondissement (deux listes de morts de cet arrondissement, sous le nom dHerbet) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, lettre en date du 22 août 1832 de la Commission de la surveillance des orphelins et orphelines de Juillet afin d’obtenir l’allocation prévue pour les frais de trousseau et état des orphelins de Juillet pour lesquels on demande l’allocation des trois cents francs destinés au trousseau ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) XIIe arrondissement et Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins des victimes Juillet non pourvus de subrogés tuteurs à la date du 30 septembre 1831 ; année 1833, XIIe arrondissement, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 XIIe arrondissement ; année 1839 XIIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/56 ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, ascendants (sous le nom de Besche, Mariane) ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, veuves et orphelins ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/15/2557-2559 dossier (ancien) XIIe arrondissement et aussi un état officiel des orphelins (ancien) XIIe arrondissement et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Archives de la préfecture de police AA 396 in dossier Lacroix, Pierre, Gustave ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

Herbelot.

Voir D’Herbelot, Antoine, Léon.

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