Hérisson, Jean-Baptiste

Biographie


Né en 1800 à Vannes (Morbihan). Perruquier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il est répertorié (sous le numéro 626) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie de cet arrondissement, après la révolution. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 25 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28, à la poudrière ; le 29, à Babylone. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 25 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, trois voix pour la médaille et trois voix pour une mention. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie de ce même arrondissement. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de cent vingt francs auprès de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il signa, le 22 septembre 1830, le certificat suivant en faveur de Groulon, Louis, Charles : « Nous, soussignés, certifions que le sieur Groulon, Louis, Charles, voltigeur au 2e bataillon de la XIIe légion de la garde nationale, s’est conduit en loyal et brave citoyen dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830. Qu’il a été un des premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté et maintenir le bon ordre dans son quartier. Que le 28 il s’est transporté à la poudrière des Deux-Moulins pour distribuer des munitions aux gens armés. Qu’il s’est réuni le 29 à la place de l’Odéon et l’Estrapade pour s’emparer des postes et des casernes de la ville de Paris. De plus, qu’il fut au nombre de ces nombreux citoyens qui sont partis pour l’affaire de Rambouillet. » Puis pour le même, le 5 août 1831, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des réclamants : « Nous, René Déprez (voir Desprez, René, François), chevalier de la Légion d’honneur et décoré de Juillet, rue des Sept-Voies n° 33 ; Hérisson (voir Hérisson, Jean-Baptiste), décoré de Juillet, rue Saint-Jacques n° 211 ; Chapelle (voir Chapelle, Louis, François), décoré de Juillet, rue des Ursulines n° 6 ; Diosne (voir Diosne, Jean, Baptiste, Auguste), rue Saint-Jacques n° 201, certifions que le sieur Groulon, Louis, Charles s’est conduit en loyal et brave citoyen dans les mémorables journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il a été un des premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté et maintenir le bon ordre dans son quartier. Que le 27, il ne fit rien de remarquable ; que le 28 il s’est transporté à la poudrière des Deux-Moulins, pour distribuer des munitions aux gens armés, et qu’après cela il fut présent à l’attaque du pont d’Austerlitz et ensuite à la Grève, étant sur le port au blé ; que le 29 il s’est réuni avec ses concitoyens pour s’emparer des postes et des casernes de la ville de Paris, qu’il s’empressa avec ses camarades du quartier à rétablir l’ordre parmi les prisonniers du Val-de-Grâce, ensuite prit les armes pour secourir la maison des Enfants-Trouvés, rue d’Enfer, sans oublier ses soins après cela pour la tranquillité publique, passant plusieurs nuits de suite à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. De plus, qu’il fut du nombre de ces nombreux citoyens qui sont partis pour l’affaire de Rambouillet. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. En 1833, veuf et père de deux enfants en bas âge, il devait quatre termes de son loyer et tous ses effets étaient sur le point d’être vendus ; il sollicita un secours, joignant à sa demande l’ordre du Mont-de-piété. Nantier, sergent-major à la compagnie de voltigeurs du 2e bataillon de la XIIe légion de la garde nationale, lui délivra à cette occasion un certificat comme quoi il était inscrit sur les rôles de cette compagnie et y faisait « son service avec zèle et exactitude ». Le préfet de la Seine donna sur lui les renseignements suivants : « […] C’est un homme probe et laborieux et qui, sous tous les rapports, paraît digne de la bienveillance du gouvernement. Le sieur Hérisson doit à son propriétaire une année de son loyer montant à soixante-dix francs. » Il obtint soixante-quinze francs de secours. En 1835, sans travaux depuis six mois, sortant de l’hôpital Cochin, veuf avec deux enfants dont l’aîné n’avait pas dix ans, il sollicita un nouveau secours. Le chef du bureau de placement des coiffeurs apostilla sa demande, attestant que sa conduite avait toujours été « sans reproche ». La préfecture de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Sa position est des plus malheureuses. Comme il l’annonce, il est garçon perruquier, mais la plupart du temps il manque d’ouvrage. Il est veuf et a deux enfants dont l’un a toujours été à sa charge ; sa mère avait recueilli l’autre mais elle est sur le point de le lui rendre, se trouvant elle-même dans la misère. Il ne peut payer son loyer et le propriétaire se propose de le renvoyer. On fait l’éloge de sa moralité et de sa conduite. » Le préfet de la Seine précisait : « […] A obtenu un secours définitif de cent vingt francs pour blessure assez légère qu’il avait reçue dans les trois journées. Il est veuf et a deux enfants, l’un est chez une nourrice, qui réclame plusieurs mois de gage, l’autre, quoique placé chez une parente, est également à la charge de son père. Le sieur Hérisson a exercé pendant dix ans l’état de perruquier mais la longe maladie qui a précédé la mort de sa femme a épuisé toutes ses économies et, depuis, il travaille en journée ; ce qu’il gagne est loin de suffire à son entretien ainsi qu’à celui de ses enfants. Sa position malheureuse vient même de le faire exempter du service de la garde nationale et comme il a obtenu d’ailleurs des témoignages tout à fait honorables, je le crois particulièrement digne de la bienveillance de l’administration. » Il reçut un secours de cent francs. Il était voltigeur au 2e bataillon de la XIIe légion de la garde nationale. Il demeurait 211, rue Saint-Jacques en 1831-1833 ; (11, rue Saint-Jacques en 1831 sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 559 n° 1 et in Archives de Paris VK3 18 et in Archives de Paris VK3 19 mais bien 211, rue Saint-Jacques sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39, in Archives de Paris VK3 33, in Archives de Paris VK3 34) ; 242, rue Saint-Jacques, une chambre au premier étage sur la cour, en 1833 ; 301, rue Saint-Jacques en 1835. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 88 ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont reçu de la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 626) ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des médaillés et liste des demandes de secours posées auprès de la mairie ; Archives de Paris VK3 18, liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition des fonds de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 19, Liste nominative des blessés de la 1re classe qui ont touché à la douzième mairie le secours définitif de cent vingt francs provenant de la répartition de la souscription nationale ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 25 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien), en date du 25 janvier 1831 ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIe arrondissement, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/72 in dossier Poirot, Jean-François ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 391 in dossier Groulon, Louis, Charles.

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