Hérisson, Louis, Germain

Biographie


Né vers 1807, fils naturel de Housset, Marie, Jeanne. Tourneur en cuivre. Il tomba devant la porte du numéro 6, de la rue de la Juiverie, atteint aux deux jambes par la première décharge qui eut lieu le 28 juillet vers 11 heures du matin, dans cette rue. Il dut subir l’amputation des deux jambes mais mourut des suites de ses blessures le 10 (le 6 selon le docteur Ménière) août 1830. Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le 3 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Rozey, Pierre, boulanger, demeurant 9, rue des Marmousets ; Longcosté, Louis, Michel, marchand de nouveautés, demeurant 1, rue de la Juiverie ; Nicolle, Nicolas, teinturier, demeurant 19, rue Basse-des-Ursins. Ils attestèrent avoir connu Hérisson, Louis, Germain. « Par le sieur Longcosté a été déclaré que le 28 juillet sur les 11 heures du matin il a vu en face de ses croisées un homme tomber à la porte de la maison n° 6, à la suite de la première décharge qui a eu lieu dans ladite rue de la Juiverie et tous les trois ont attesté que c’était le jeune Hérisson ; que le lendemain ils ont eu occasion de le voir à l’Hôtel-Dieu, salle Saint-Agnès, où il a été amputé des deux jambes et qu’il est mort des suites de ses blessures et amputation ». Il laissait une mère : Housset, Marie, Jeanne, née le 8 mars 1785 à Paris, épouse Leroy. Devant le maire du (ancien) IXe arrondissement, comparurent : Rozey, Pierre, boulanger, demeurant 9, rue des Marmousets ; Longcosté, Louis, Michel, marchand de nouveautés, demeurant 1, rue de la Juiverie ; Nicolle, Nicolas, teinturier, demeurant 19, rue Basse-des-Ursins. Ils attestèrent que Housset, Marie, Jeanne « actuellement épouse de Jean, Denis Leroy et mère de Louis, Germain Hérisson […] est dans un cas de nécessité non douteux, d’une santé très débile et affaiblie, n’ayant pour exister que le prix de ses journées de blanchisseuse, qu’elle ne peut pas toujours exercer, n’ayant pas travaillé depuis le fâcheux événement de la mort de son fils ; qu’elle a un autre enfant de onze ans, continuellement malade ; que le sieur Leroy, son mari, cardeur de poil pour les chapeaux, est presque continuellement sans occupation ; enfin son fils, qu’elle a eu le malheur de perdre, l’aidait beaucoup du fruit de son travail ». Elle fournit le certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, certifie que Mme Housset, Marie, Jeanne […] est affectée d’un catarrhe pulmonaire chronique incurable, qui la rend très valétudinaire et exige un traitement et des soins continuels. » Signé, le 26 décembre 1830 : Chailly, médecin, demeurant 23, quai de la Cité. Housset, Marie, Jeanne fut pensionnée de deux cents francs. Le 24 juillet 1840, les restes de Hérisson furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Il demeurait chez sa mère, 19, rue Basse-des-Ursines ; sa mère, toujours 19, rue Basse-des-Ursins en 1831. Le nom d’Hérisson (L.-G. Hérisson) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Histoire de ce qui sest passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 323 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 73 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/63 in dossier Leroy ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IXe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.