Hervieu, Louis, Augustin

Biographie


Né le 16 floréal an VII à Pont-Audemer (Eure), fils de Hervieu, Abraham, Michel, ouvrier tanneur, et de Fleury, Marie, Françoise, son épouse. Ancien militaire ayant dix-sept ans de service dont au 3e cuirassier et au 11e dragon, licencié en 1815, gendarme à cheval à Beauvais (Oise) en 1825, maçon et concierge du 34, rue des Dames aux Batignolles (Seine) en juillet 1830. Hervieu fut tué le 29 juillet d’un coup de feu reçu dans la poitrine au Palais-Royal. Un certificat de notoriété attestait ainsi de sa conduite en juillet : « […] Depuis lors, un travail journalier et pénible put seul l’aider à soutenir sa famille. Ces jours-ci, il était à l’hôpital Beaujon par suite de trop grandes fatigues, lorsqu’il apprend que le pays est en danger. Aussitôt, malgré les médecins, il part de l’hospice pour venir prendre les armes. Il se distingua surtout dans l’affaire contre les Suisses. Atteint d’une première balle, il fait appareiller promptement sa blessure et revient au champ de bataille. Il n’a pas reparu depuis […]. Le propriétaire de la maison pourra, s’il est besoin, attester la vérité du récit que j’ai seul l’honneur de vous faire : comme moi, il a accompagné la victime au champ de bataille […]. » Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de l’arrondissement de Saint-Denis. Le 10 août 1830, devant le maire de Batignolles-Monceau, comparurent : Druet, Joseph, maître terrassier, demeurant 5, rue de la Santé aux Batignolles-Monceau. Il déclara « que le 29 juillet à 2 heures après-midi, il a reconnu le nommé Louis, Augustin Hervieu,, concierge, demeurant en cette commune rue des Dames n° 54, étendu mort par suite d’un coup de feu à la poitrine ; l’endroit où il a vu le nommé Hervieu est rue Saint-Honoré près la place du Palais-Royal, où il s’était battu contre les Suisses et les gardes royaux pour la cause de la liberté ». Il laissait un père, infirme, Hervieu, Abraham, Michel, né le 10 mars 1779 à Pont-Audemer, veuf de Fleury, Marie, Françoise, qui fut pensionné de deux cents francs. Les parents s’étaient mariés le 24 thermidor an VI à Fourmetot (Eure) ; sur l’acte de mariage Hervieu, Abraham, Michel est indiqué comme fils de Hervieu, Louis, Nicolas (tanneur dans l’acte de décès de Fleury, Marie, Françoise) et de Leroux, Jeanne son épouse et comme étant garçon tanneur ; Fleury, Marie, Françoise est indiquée comme fille de feu Fleury, Jean-Baptiste, Félix et de feue Lecarpentier, Marguerite son épouse. Fleury, Marie, Françoise devait décéder le 26 germinal an XIII à Pont-Audemer. Hervieu, Abraham, Michel se vit délivrer, en date du 7 avril 1831 par le maire de Pont-Audemer, un certificat comme quoi, manœuvre et aide-maçon, il était dans « un état absolu d’indigence, ne possédant aucune espèce de propriété, qu’il est infirme et maladif, qu’il n’a d’autre moyen d’existence que le faible produit de son travail, qu’il est souvent forcé d’interrompre à cause de ses infirmités ». Il laissait une veuve, Vannier, Victoire, Florentine, née le 22 thermidor an V (9 août 1797), à Tillières (Eure), fille de Vanier, Louis (sic dans l’acte de naissance de Vannier, Victoire, Florentine), tailleur, et de Morel, Madeleine, Elisabeth. Elle reçut un secours de cent vingt francs sur les listes du Constitutionnel puis fut pensionnée (sous le nom de Vanier, Victoire, Florentine dans les listes du Bulletin des lois et dans celles du Moniteur universel). Il laissait un fils, François, Auguste, né le 7 avril 1825 à Beauvais (Oise), qui fut pensionné (sous le nom de Hervieux sur les listes du Bulletin des lois). Le conseil de famille des orphelins était composé de la mère et de Potel, Jean, Victor, coiffeur, subrogé-tuteur, demeurant aux Batignolles en 1831. François reçut sa pension et trois cents francs de frais de trousseau en 1832 ; il était alors à l’école d’Arts et Métiers de Charonne ; en 1838, il était élève dans une pension des Batignolles ; en 1839, de nouveau dans une pension de Charonne. Hervieu, Louis, Auguste demeurait 34, rue des Dames aux Batignolles ; sa veuve 10 ou 26, rue de la Paix (26, rue de la Paix in Archives nationales F/1dIII/38 B), même commune en 1831 ; son père, rue de la Madeleine à Pont-Audemer en 1831. Le nom d’Hervieux (L.-A. Hervieux) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 28 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 30 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 72 pour la veuve et l’enfant ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Ministère du Commerce et des Travaux publics, Rapport au roi sur lexécution de la loi du 13 décembre 1830, relative aux récompenses nationales, et de lordonnance du roi du 25 août 1831, concernant les orphelins et orphelines de Juillet à la charge de lEtat, (qu’on peut trouver par exemple dans Archives de Paris VD6 92), p. 40-41 ; Archives nationales F/1dIII/33 dossier indemnités et récompenses, envoi du 7 septembre 1830 du ministre de l’Intérieur à la Commission des récompenses nationales ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, (ancien) XIIIe arrondissement, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 et état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la sous-préfecture de Saint-Denis, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelins du (ancien) XIIIe arrondissement (arrondissement de Saint-Denis), Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) et Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins des victimes Juillet non pourvus de subrogés tuteurs à la date du 30 septembre 1831 ; Etat nominatif des orphelins et orphelines de Juillet, qui, pendant le deuxième trimestre de 1832, ont atteint leur huitième année et dont les pensions doivent être dès lors réinscrites au Trésor au taux de sept cents francs, en conformité de l’article 1er de l’ordonnance du 25 août 1830 ; année 1833, arrondissement de Saint-Denis, orphelins et orphelines de Juillet, tableau n° 1 indiquant leur âge, la profession à laquelle ils se destinent, l’établissement public ou privé dans lequel ils sont placés ; année 1838 arrondissement de Saint-Denis ; année 1839 arrondissement de Saint-Denis) ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins aussi état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (sous le nom dHervieux, Louis, Augustin) et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIIe arrondissement, arrondissement de Saint-Denis, veuves, orphelins et ascendants ; Archives nationales F/15/2553 orphelins de Juillet, arrondissement de Saint-Denis ; Archives nationales F/15/2554 orphelins de Juillet, correspondance, dossiers collectifs ; Archives nationales F/15/2555, correspondance avec le deuxième bureau, années 1832-1833 ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien) XIIIe arrondissement, sous-préfecture de Saint-Denis et aussi même référence, un cahier intitulé Noms des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins pensionnés ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82 (sous le nom dHervieux, Louis, Augustin), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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