Hervieux, Nicolas
Biographie
Né le 20 fructidor an XI (9 septembre 1803) (mais le 20 frimaire an XI in Archives nationales F/1dIII/35 B ; mais bien le 20 fructidor an XI in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Paris. Ebéniste. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la main gauche, à la porte Saint-Martin. Il fut soigné à l’Hôtel-Dieu. Le Constitutionnel du 12 août 1830 rapporte à son sujet : « Le nommé Hervien [sic], rue du Temple, n° 87, reçoit, le 28, un coup de feu qui lui fracasse la main gauche. Un médecin accourt auprès de lui, le panse, et l’engage à céder à d’autres son fusil : “Oh non ! s’écrie-t-il ; il faut que je me venge.” Il prend son sabre et retourne se battre. Le lendemain, il se bat encore, et rentre le soir dans un état affreux. Sa blessure est très grave : on espère cependant lui conserver la main. » Rossignol et Pharaon relatent ainsi sa participation aux combats : « Le sieur Hervier [sic], rue du Temple, n° 87, blessé grièvement à la main par une balle qui l’avait traversée, refuse, après être pansé, de se retirer chez lui, et, malgré les observations que lui faisait le docteur Morel, retourne au combat armé de pistolets et d’un sabre. Il n’est rentré à son domicile, où sa blessure le retiendra longtemps encore, qu’après avoir vengé la perte de sa main par la mort de cinq ou six malheureux que des ordres sanguinaires avaient rendus momentanément nos ennemis. » La mairie indiquait ainsi la nature de ses blessures : « Coup de feu à la main gauche, déchirure des tendons, fracture de plusieurs métacarpiens, délabrement considérable, suivi au bout de plusieurs jours d’une hémorragie qui a nécessité la ligature de l’artère radiale, rétractation des doigts, ankylose de la plupart de leurs articulations. Etat complet d’infirmité. » Hervieux, ayant sa femme malade, reçut un secours de soixante-quinze francs en août, de soixante-dix francs et de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut un secours de cinquante francs, le 20 août 1830, un secours de vingt-cinq francs, le 28 août, un secours de vingt-cinq francs, le 6 septembre, un secours de vingt francs, le 15 septembre, un secours de trente francs, le 24 septembre, un secours de trente francs, le 5 octobre, un secours de quatre-vingt-dix francs, le 15 octobre 1830, un secours de cent francs, le 15 novembre 1830, un secours de quatre-vingts francs, le 6 décembre 1830, un secours de cinquante francs, le 20 décembre 1830, un secours de soixante francs, le 10 janvier 1831, un secours de cinquante francs, le 31 janvier 1831, un secours de quatre-vingts francs, le 14 février 1831, un secours de quarante francs, le 28 février 1831, un secours de quarante francs, le 14 mars 1831, un secours de quarante francs, le 28 mars 1831, un secours de quarante francs, le 11 avril 1831, un secours de quarante francs, le 25 avril 1831, un secours de quarante francs, le 9 mai 1831, un secours de quarante francs, le 2 juin 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 2 juillet 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er août 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 1er octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le jury médical, chargé de juger la nature et les conséquences des blessures pour chacun des blessés, donna à son sujet les conclusions suivantes : « A été atteint d’une blessure par arme à feu à la main gauche, au niveau de la partie moyenne du second os du métacarpe, avec fracture de cet os, blessure qui a nécessité la ligature de l’artère radiale et qui a laissé une rétractation permanente du pouce vers la paume de la main, cicatrisée et devant entraîner après elle une incapacité durable et complète. En conséquence, nous estimons qu’il a été atteint d’une blessure qui entraînera une incapacité durable et complète d’un membre et qu’il doit être rangé dans la quatrième classe des blessés. » Admis dans la 4e classe des blessés, il fut pensionné de cinq cent cinquante francs et reçut de la part de la Commission de la souscription nationale une inscription de rente perpétuelle de cent francs. Il reçut, en tant que décoré et blessé, un secours de cinquante francs et un habillement soit bourgeois soit de garde national (pour une valeur de soixante francs), sur les fonds de la Commission de la souscription nationale, à l’occasion du premier anniversaire de la révolution de Juillet. Il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIe arrondissement, une gratification de vingt-cinq francs le 27 juillet 1833, à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution de Juillet. Il était marié (mais célibataire in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Liste d’incapacité de travail) en 1830. Il demeurait 87, rue du Temple en 1830-1831 (sur les listes de la mairie, sur celles du Constitutionnel et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales) et quatre fois in Archives de Paris VD6 360 n° 5, III, Enregistrement des bons délivrés etc.) ; 82, rue du Temple en 1831 (82, rue du Temple par exemple in Archives nationales F/1dIII/35 B et in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; il y a aussi 93, rue du Temple deux fois en avril 1831 une fois en mai deux fois en août une fois en octobre sur les listes de la mairie in Archives de Paris AP VD6 356 n° 5 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, V-VI etc.) ; 44, rue du Faubourg-du-Temple en 1833 ; 29, rue de Lancry vers 1840 in Archives de Paris VD 6 356 n° 6. Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 27 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 30 ; Histoire de la révolution de 1830 et des nouvelles barricades, par F. Rossignol et J. Pharaon, Paris, chez Vimont, Levavasseur et Urbain-Canel, 1830, p. 324-325 ; Evénements de Paris des 26, 27, 28 et 29 juillet 1830, par plusieurs témoins oculaires, cinquième édition, Paris, Audot libraire, 1830, p. 156 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 72 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du VIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 102 ; Archives de Paris AP VD6 356 n °5, (ancien) VIe arrondissement, Commission des récompenses nationales, compte général des recettes et dépenses depuis le 7 octobre 1830 jusqu’au 31 octobre 1831 ; Archives de Paris VD 6 356 n° 6, Etat nominatif des décorés de Juillet qui ont pris part aux gratifications accordées à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet en 1831, 1833, 1834, 1835, 1836, Etat (1833) des décorés de Juillet du VIe arrondissement qui ont reçu sur leur demande la somme de 25 francs, que M. le préfet de police, par sa lettre du 26 juillet 1833, a autorisé M. le maire à leur compter, Etat nominatif des décorés de la médaille de Juillet qui sont pensionnés ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, mairie du (ancien) VIe arrondissement, II, Etat des blessés reçus dans les établissements de la 1re division des hôpitaux et hospices civils de Paris, domiciliés dans le (ancien) VIe arrondissement, idem Liste d’incapacité de travail, idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier, idem même référence V-VI Renseignements sur diverses victimes des 27, 28 et 29 juillet 1830, tuées ou blessées, V Compte général des dépenses de la Commission des récompenses nationales du 7 octobre 1830 au 31 octobre 1831 (blessés pensionnaires), idem même référence idem même référence VI Extrait du registre contenant les décisions du jury médical à la Commission des récompenses nationales, idem même référence VII Répartition des fonds de la souscription nationale, inscription des blessés, VII Répartition des fonds de la souscription nationale, Etat nominatif des blessés qui, étant décorés de la croix ou de la médaille, ont reçu, à l’occasion de l’anniversaire de Juillet un secours de cinquante francs et un habillement bourgeois ou un uniforme de garde national, et de ceux qui, n’étant point décorés, n’ont participé qu’au secours de cinquante francs ; Archives de Paris VD6 91 couverture du dossier Turge, Juste, Nicolas ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIe arrondissement, blessés de 4e classe.