Heyrauld
Biographie
Propriétaire et garde national à la Xe légion. La France nouvelle relatait à son sujet : « Le 31, à 7 heures, M. Heyrauld, propriétaire, rue de Sèvres, et garde national de la Xe légion, s’est présenté seul au commandant du poste en avant du pont de Sèvres ; il y avait environ cent grenadiers, deux pièces d’artillerie et leurs canonniers. “Commandant, lui a-t-il dit, je vous somme de vous rendre. – Nous nous disposons à partir, donnez-nous-en le temps. – Cela ne me suffit pas, il faut mettre bas les armes. – C’est impossible, nous devons mourir à notre poste.” Alors un sous-officier remet ses armes ; M. Heyrauld profite de ce premier mouvement ; il harangue les soldats, les entraîne ; tous se rendent et livrent leurs pièces de canon, qu’on renvoie à Paris. » Le National du 14 août 1830 fit paraître le rectificatif suivant : « Il paraît que c’est à tort qu’on a attribué à M. Fillias l’enlèvement d’un poste de soixante hommes et d’une pièce de canon au pont de Sèvres, le 31 juillet. M. Heyrault, à qui appartient l’honneur de cette action, nous écrit pour rectifier cette erreur. » Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Il demeurait 48, rue de Seine (mais peut-être rue de Sèvres en fait selon les journaux) en 1831. La France nouvelle, nouveau journal de Paris, 6 août 1830 ; Le Constitutionnel, 12 août 1830 ; (sous le nom de Heyrault) ; Le National du 14 août 1830 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement.