Hinet, Louis, François
Biographie
Né le 11 floréal an VII (mais le 2 floréal an VII ou le 12 floréal an VII in Archives nationales F/1dIII/36 ; le 2 floréal an VII in Archives nationales F/1dIII/82 dans l’état imprimé) (1er mai 1799) à Paris. Couvreur, gagnant six francs par jour. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la cuisse droite, place du Palais-Royal, le 29 juillet vers 13 heures. Il fut soigné à l’ambulance du couvent du Temple depuis le 29 juillet 1830 jusqu’au 7 novembre 1830. Le docteur Lemaistre, Florian (voir ce nom), lui délivra, le 8 septembre 1830, ce premier certificat : « Je, soussigné, docteur en médecine, médecin de l’octroi de Paris, chirurgien de l’ambulance du Temple, certifie que le sieur Louis, François Inet (sic), ouvrier couvreur, demeurant avec sa femme et son enfant rue du Temple n° 23, (ancien) VIIe arrondissement, est couché au n° 1 de l’ambulance du Temple, où je le soigne d’une fracture de l’os à la cuisse droite, produite par une balle qui a pénétré par la partie externe et supérieure du membre et est sortie à un pouce de l’anus. J’atteste en outre que ses plaies ayant été largement débridées, j’ai extrait plusieurs esquilles détachées et que malgré la gravité de sa blessure, qui paraissait devoir exiger l’amputation dans l’articulation de la hanche, j’ai depuis deux jours la certitude de lui conserver son membre et la vie. J’affirme encore qu’en admettant sa guérison comme certaine, il ne sera pas en état de reprendre ses travaux de couvreur avant un an environ. » Puis le même docteur Lemaistre, Florian (voir ce nom), dans une note envoyée au maire concernant plusieurs blessés qu’il avait soignés depuis le 27 juillet, dans l’ambulance de la rue du Temple, donnait les renseignements suivants le concernant : « Ouvrier couvreur, marié, demeurant rue du Temple n° 23, couché au n° 1 de l’infirmerie du Temple, a eu la cuisse cassée par une balle. Il combattait dans la rue Saint-Honoré au moment où il a été blessé et il est resté pendant six heures baigné dans son sang et étendu dans une allée, sans recevoir de secours. Hinet est un homme plein d’un mâle courage ; sa blessure est très grave et cependant il est, en ce moment, dans une très bonne situation, qui donne le droit d’espérer sa guérison. » Il reçut (sous les noms de Jnet et Inet) un secours de cent francs en août, un autre de soixante francs et un dernier de cinquante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Sa femme reçut (sous le nom d’Hynet) un secours de soixante francs, le 16 août 1830, à la mairie du (ancien) VIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 7 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Delavarde, François, Théodore, Marie, couvreur, demeurant 22, rue Aumaire ; Sarazin, Louis, François, monteur en bronze, demeurant 37, rue Saint-Merri ; Vinot, Auguste, demeurant 45, rue Saint-Merri. Ils attestèrent parfaitement connaître Hinet, Louis, François et « savoir que le 29 juillet dernier il a pris part à divers combats qui ont eu lieu entre les citoyens et les troupes royales ; qu’il se trouvait vers 1 heure du soir sur la place du Palais-Royal et qu’il y a reçu à la hanche droite une balle qui l’a traversée de part en part ». De la même manière devant le maire du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Delavarde, François, Théodore, Marie, couvreur, demeurant 22, rue Aumaire ; Vinot, Auguste, demeurant 45, rue Saint-Merri. Ils attestèrent parfaitement connaître Hinet, Louis, François et savoir qu’il « ne possède aucune fortune personnelle ; que ses seuls moyens d’existence consistaient dans son état de couvreur, qu’il ne peut plus exercer depuis la blessure qu’il a reçue le 29 juillet dernier en combattant pour la cause nationale ». Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie de cet arrondissement. Souffrant d’une fracture compliquée de la jambe droite, d’un raccourcissement du membre, il fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de sept cents francs. Soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud, il délivra le certificat suivant en faveur de Sevin, Jean-Baptiste : « Les blessés de Juillet, ne pouvant refuser leur témoignage pour un homme qui s’est montré, comme eux, digne de porter le nom français certifient que le nommé Jean-Baptiste Sevin, pendant les trois journées, n’a fait que des actions d’honneur. C’est un vrai citoyen, un ami de la liberté. Il les a ensuite servis à Saint-Cloud, avec tout le zèle qui l’anime pour les libérateurs de la France. » Il était marié à Boulot, Pierrette, Virginie, et avait une fille Honorine, Virginie, née le 17 mai 1830 à Paris, qui fut pensionnée parce qu’assimilée aux orphelins de Juillet mais mourut le 27 juin 1831. En 1830, sa fille était en nourrice chez Blain, Thomas, marchand de tamis à Bièvres (Aisne). Il demeurait 23, rue du Temple en 1830-1831 (mais 22, rue des Fossés-Montmartre in Archives nationales F/1dIII/38 B). Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 28, 63 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 31 (sous le nom de Jnet, Louis, François) ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 5, des orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Orphelins de Juillet, ou considérés comme tels, pensionnés de deux cent cinquante francs jusqu’à l’âge de sept ans puis élevés aux frais de l’Etat jusqu’à dix-huit ans, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 72 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 65 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD 4 13 pièce 3671, Etat, par arrondissement et par âge, des orphelins et orphelines de Juillet, Etat général des tuteurs et subrogés-tuteurs des orphelins et orphelines de Juillet (on trouve le même document dans Archives de Paris VK3 23) ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Sevin, Jean-Baptiste ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, Note exposant les noms des blessés soignés par le docteur Lemaistre, Florian, depuis le 27 juillet 1830 (24 blessés), idem même référence III, Enregistrement des bons délivrés par MM. les membres de la Commission des blessés, contenant autorisation de délivrer des secours aux veuves, orphelins et blessés, sur le fonds de dix mille francs reçu à cet effet de la préfecture par M. Caius, maire du (ancien) VIe arrondissement et sur les souscriptions déposées entre les mains de M. Grondard, trésorier ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux orphelins pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août 1831 et état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des enfants (27) assimilés aux orphelins en vertu de l’article 2 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/38 B, orphelines du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/40 (orphelins de Juillet, année 1831) ; Archives nationales F/1dIII/58 ; Archives nationales F/1dIII/82, Comité des pensions, liste de présence, liste des orphelins et aussi un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 4-5 état des orphelins, p. 8-9 état des pensionnaires aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste des blessés de Juillet envoyés aux eaux de Bourbonne, Barèges, Mont-d’Or et Néris, orphelins et blessés de 6e classe ; Archives nationales F/15/2557-2559, état officiel des orphelins (ancien VIIe arrondissement). Procès-verbaux des séances de la Chambre des députés, session de 1832, tome cinquième, mois d’avril, séance du 24 avril 1833, p. 343, imprimerie Henry, Paris, 1833.