Hudome, Félix
Biographie
Né le 24 octobre 1799 à Nantes. Commis négociant. Il se trouva à l’affaire du 30 juillet et s’y comporta en homme d’honneur, selon la Commission des récompenses nationales. Il fut décoré de la Croix de Juillet, sur la proposition de la ville de Nantes par l’ordonnance du 31 juillet 1831. Le 4 septembre 1831, il signa (sous le nom de Hudôme jeune) comme décoré de Juillet et avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Santerre (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Trastour (voir ce nom), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pichaud (voir Pichaud, Pierre) et Tournade (voir Tournade, Laurent) la lettre suivante envoyée au ministre de l’Intérieur, en faveur de Ruellan, Jean (voir ce nom) : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que, lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir les renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens, Jean Ruellan, employé d’octroi à Nantes. Confiants dans son bon droit, nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense à l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence, nous venons vous prier, monsieur le ministre, d’accorder à notre concitoyen Jean Ruellan la décoration de Juillet, à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il signa, à Nantes, le 5 janvier 1831, avec Touchy (voir Touchy, André), Leduc, adjudant sous-lieutenant, chevalier de l’ordre de la couronne de fer, Libert aîné, lieutenant, Noël, capitaine de la garde nationale, Froument, Bertrand, lieutenant, Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Sauvaget, sergent-major au 2e bataillon, Stockholm, capitaine à la 2e compagnie du 3e bataillon, Belville fils, officier au 32e de ligne, Trastour (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Rocher (voir Rocher, Michel), Dupuis, major de la garde nationale, qui certifiait en outre « avoir vu le pétitionnaire faire partie du détachement armé stationné à la bourse le 30 juillet 1830 » Douinard aîné, Laforet père, commandant des sapeurs-pompiers, Moriceau, chef des canonniers, le certificat suivant en faveur de Ruellan, Jean : « Nous, soussignés, habitants de Nantes et autres lieux certifions savoir et nous faire un devoir de le constater que M. Ruellan a dans toutes circonstances, même les plus difficiles, montré, indépendamment du plus pur patriotisme, un zèle et une bravoure peu communs, joints à un désintéressement qui a toujours été très préjudiciable à ses intérêts ; que, le 30 juillet dernier, sa conduite mérite un éloge particulier, que sa modestie repousse ; cependant nous ne pouvons taire qu’il faisait partie active et comme chef lorsque le pont de Pirmil fut coupé ; qu’ayant passé la rivière, à la conviction que donnèrent ses remontrances, les propriétaire des bateaux qui étaient sur la rive gauche de la Loire vinrent se placer à l’opposé et, par ce moyen, empêchaient au besoin une tentative vers la ville ; le motif du présent certificat ne nous permettant pas de nous étendre davantage à son sujet, nous nous résumons à ajouter qu’il se joignit aux habitants armés à la bourse, fut député vers le général Dumoutier, près duquel sa démarche eut tout le succès que l’on pouvait désirer alors et qu’enfin il reprit rang dans la compagnie d’artillerie de la garde nationale, où son service avant et maintenant mérite tout éloge. Ces motifs, joints à ses talents, lui méritent toute protection pour les demandes qu’il pourrait faire ; ce serait une justice à laquelle nous applaudirions. » Il signa, le 6 août 1831, avec Sirat (voir Sirat, Pierre, François), décoré de Juillet, Hyrvoix (voir ce nom), décoré de Juillet, Catheaugrue (voir Catheaugrue aîné), Ginselo (voir Ginselo, François), décoré de Juillet, Poubeau (voir Poubeau, Henri), Minié (voir Minié, Auguste) et Legorgeux le certificat suivant en faveur de Dugas, Toussaint, quand ce dernier tenta avec retard de faire valoir ses droits à la décoration de Juillet : « Nous, soussignés, habitants de la ville de Nantes, décorés de Juillet, certifions que le sieur Dugas, Toussaint, demeurant chaussée de la Magdeleine n° 6, s’est comporté avec un courage digne d’admiration à l’affaire du cours, le 30 juillet 1830 entre la troupe de ligne et les habitants. C’est pourquoi nous lui avons délivré le présent pour lui servir et valoir au besoin. » Il signa, le 3 août 1831 et avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trastour (voir ce nom), Ginselo (voir Ginselo, François), Hyrvoix (voir ce nom), Poubeau (voir Poubeau, Henri), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Minié (voir Minié, Auguste), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), le certificat suivant en faveur de Chupin, Pierre, Henri : « Nous, soussignés, domiciliés de la ville Nantes, département de Loire-Inférieure, certifions et attestons sur notre honneur qu’il est à notre parfaite connaissance que le sieur Chupin, Pierre, Henri, ancien militaire, père de six enfants encore en bas âge, a pris les armes le 30 juillet 1830 et a combattu sur la place. Il fut chargé par sept ou huit grenadiers de la garnison qui se disposaient à faire feu sur lui lorsqu’ils en furent empêchés par un de leurs officiers qui leur cria Ne tirez pas, c’est un brave. En se retirant, il fut un de ceux qui relevèrent le sieur Rozeau qui fut tué avec plusieurs autres. De retour au Port-au-vin, il concourut à la prise du poste et au désarmement de la troupe qui l’occupait. Il fut un des premiers qui entrèrent dedans ; quelques instants après, il s’opposa avec d’autres habitants au passage de six pelotons de douane qui voulaient jonctionner avec les troupes et qui furent contraintes de rétrograder. Dans toutes ces circonstance, le sieur Chupin a déployé le plus intrépide courage et a dû allier au plus grand dévouement le sang-froid et l’humanité. Nous attestons en outre qu’il est d’une moralité exempte de tout reproche. En foi de tout ce que dessus, nous lui avons délivré le présent, que lui a mérité sa belle conduite, en témoignage de notre satisfaction et pour lui servir et valoir au besoin. » Il signa, le 26 août 1831, avec Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Santerre (voir ce nom), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Mabon (voir ce nom), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Taupier (voir Taupier, Emile), Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie), Mazier (voir Mazier, Emile), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire) et Ageron (voir Ageron, Joseph) le certificat suivant en faveur de Fabre, Auguste : « Les soussignés, décorés de Juillet, on l’honneur de vous exposer, que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir des renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens, Auguste Fabre. Confiants dans son bon droit nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense ; à l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence nous venons vous prier, Monsieur le ministre, d’accorder à notre brave concitoyen Auguste Fabre la décoration de juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il signa, avec Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Tournade (voir Tournade, Laurent), Santerre (voir ce nom), Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trastour (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), et Pichaud (voir Pichaud, Pierre), le 4 septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Simon, Jean-Marie : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que notre concitoyen Jean-Marie Simon, maître forgeron à Nantes, décoré de la médaille de Juillet, a mérité, par sa bravoure, son patriotisme et son dévouement pour le maintien de l’ordre public, la décoration de la Croix de Juillet ; qu’avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. Nous venons donc vous prier, M. le ministre, de vouloir bien classer notre brave concitoyen, Jean-Marie Simon, dans la même catégorie que nous. Nous espérons, M. le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il signa, le 4 septembre 1831 et avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trastour (voir ce nom), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent) et Ageron (voir Ageron, Joseph), le certificat suivant en faveur de Touchy, André : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous informer que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mit sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté a bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir les renseignements nécessaires sur un de nos concitoyens André Touchi (sic) commis à Nantes. Confiants dans son bon droit, nous n’avons pas fait de démarches auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense. A l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence nous venons vous prier, Monsieur le ministre, d’accorder à notre concitoyen André Touchi la décoration de juillet, à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, Monsieur le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur etc. » Il fut un des signataires, avec Pieau (voir Pieau, Charles, Louis), Trenchevent (voir Trenchevent, Léonard, Hilaire), Durand (voir Durand, Emile, ou Durand, Pierre), Santerre (voir ce nom), Ageron (voir Ageron, Joseph), Gaudinot (voir Gaudinot, Narcisse), Kitchen-Vic (voir Kitchen-Vic, Félix), Pichaud (voir Pichaud, Pierre), Tournade (voir Tournade, Laurent), Mazier (voir Mazier, Emile), Mabon (voir ce nom), Taupier (voir Taupier, Emile), Petit-Jean (voir Petit-Jean, Alexandre, Louis, Marie) et Voruz (voir Voruz, Jean, Simon), de la lettre suivante adressée au roi en faveur de Rocher, Michel (voir ce nom) et ainsi rédigée : « Les soussignés, décorés de Juillet, ont l’honneur de vous exposer que lorsque la commission d’enquête de la ville de Nantes mît sous vos yeux le travail qu’elle fit pour désigner ceux qui avaient mérité l’honorable distinction que Sa Majesté à bien voulu nous accorder, elle ne put être à même d’obtenir les renseignements sur un de nos concitoyens, Michel Rocher, négociant à Nantes. Confiants dans son bon droit, nous n’avons pas fait de démarche auprès de la commission car nous avions l’intime conviction que ce brave citoyen serait désigné dans le nombre des décorés, personne mieux que lui n’ayant mérité une pareille récompense. A l’époque du 30 juillet, il s’est distingué par plusieurs actes de bravoure, de patriotisme et de dévouement pour le maintien de l’ordre public, avant et depuis il en a toujours donné des preuves éclatantes. En conséquence, nous venons vous prier, M. le ministre, d’accorder à notre concitoyen, Michel Rocher, la décoration de Juillet à laquelle il a des droits que personne ne contestera. Nous espérons, M. le ministre, que vous voudrez bien prendre en considération notre juste sollicitation. Nous avons l’honneur, etc. » Il était marié et père de deux enfants en 1830. Il demeurait rue des Capucins à Nantes en 1830. Ordonnance du roi qui accorde la croix et la médaille de Juillet à divers citoyens de la ville de Nantes, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Archives nationales F/1dIII/80, Loire-Inférieure, Travail de la commission d’enquête pour les récompenses nationales à décerner aux victimes des événements de juillet 1830 et à ceux qui y ont pris part et Etat des citoyens auxquels la décoration de Juillet a été décernée par l’ordonnance du 10 juillet 1831 (sous le nom de Hudôme, Félix).