Huppe, Denis

Biographie


Né vers 1791 à Jouy-le-Comte (Seine-et-Oise). Ancien chasseur à cheval de la garde impériale, devenu peintre-vitrier. Il s’illustra sur le pont des Arts et à la caserne de pompiers de la rue du Vieux-Colombier. Il déposa un dossier à la Commission des récompenses nationales « mais, ainsi que tant d’autres, victime de sa partialité ou de ses oublis, il n’en reçut aucune réponse ». Il déposa, le 10 septembre 1831, un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, propriétaires, patentés et habitants de la place Saint-Sulpice et autres lieux du quartier du Luxembourg, certifions et attestons à tous ceux qu’il appartiendra que le sieur Huppe, Denis, peintre en bâtiments, demeurant à Paris, place Saint-Sulpice n° 6, que nous certifions bien et personnellement connaître pour un bon et honnête citoyen, de bonne vie et de bonnes mœurs, époux et père d’une famille nombreuse, a coopéré de tous ses efforts aux succès des trois mémorables et glorieuses journées de juillet 1830, en ne cessant de combattre en faveur des libertés publiques ; notamment rue Saint-Honoré, où il eut un homme tué près de lui et, revêtu de son uniforme (mais cette dernière précision est peut-être rayée dans le manuscrit), il ne quitta pas les attroupements. Le 28, étant l’un des chefs de la masse armée, il s’est emparé du poste des gendarmes près Saint-Sulpice et, après sa reddition, il en est resté chef suprême et l’a garanti de l’incendie. Sorti de ce lieu, à la tête d’un peloton, avoir pourvu à sa sûreté et conservation, il est allé combattre au pont des Arts et faire construire des barricades par le dépavage de plusieurs rues. Le 29, c’est lui qui, à 3 heures du matin, fit sonner le tocsin à Saint-Sulpice et montra partie du manuscrit brûlée sonner. A 5 heures du même jour, habillé en garde national, il s’est placé chef de poste à la caserne des sapeurs-pompiers, rue du Vieux-Colombier n° 15, et réunit vingt-cinq hommes de ses camarades et avec eux maintint sa tranquillité et conserva la caserne et la libre circulation des rues adjacentes. Il y resta pendant trois jours, après lesquels il remit ce poste entre les mains de la garde nationale, et c’est M. le capitaine Ledoux, du corps des sapeurs-pompiers, qui lui abandonna la caserne, où il était resté jusqu’alors, afin que ledit sieur Huppe empêchât l’enlèvement des pompes qui étaient dans la cour et prêtes à servir au besoin. Ce brave citoyen, époux et père d’une nombreuse famille, âgé de quarante ans, ancien chasseur à cheval de la garde impériale et grenadier du 1er bataillon de la XIe légion de la garde nationale, n’a pas craint d’abandonner sa famille pour la cause nationale et n’a demandé ni gratification pécuniaire ni autre récompense, qu’il a si bien méritées. Nous, soussignés, jaloux de rendre hommage à la vérité partie du manuscrit brûlée sieur Huppe un témoignage de notre estime particulière lui avons délivré le présent pour lui valoir et servir au besoin. » Signé le 8 septembre 1831 : Sandoz (voir Sandoz, Auguste), demeurant 54, rue du Four-Saint-Germain ; Sallon (voir Sallon, François, Maurice), sergent des sapeurs-pompiers ; Aubert ; Croquefer ou Crocquefer ou Croiquefer, sans doute sapeur-pompier ; Lecronier, demeurant 10, rue Saint-Germain-des-Prés ; ..., propriétaire, demeurant 27, rue de Bussy ; Leture, propriétaire ; Richard (voir Richard, Pierre, Nicolas) ; Margot ; Courcier (voir Courcier, Amédée, Toussaint), qui certifiait l’avoir vu à la caserne du Vieux-Colombier « dans la ronde de nos postes que je fus chargé de faire en ma qualité d’adjudant-major de la XIe légion, que m’avait conféré le conseil municipal de cet arrondissement » ; Gambier, propriétaire, demeurant 3, rue Madame ; Albert, horloger, demeurant 5, rue du Vieux-Colombier, qui attestait que Huppe avait été chef de poste les 28 et 29 juillet ; Colin, propriétaire, demeurant 13, rue du Vieux-Colombier, qui attestait avec Gibert, propriétaire, demeurant 8, rue du Vieux-Colombier, que Huppe avait été chef de poste à la caserne des pompiers ; Leprêtre ; Taisson, François, dit Devigny (voir Devigny-Tesson, François). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, capitaine commandant de la 4e compagnie du corps des sapeurs-pompiers de Paris, certifie que M. Huppe, Denis, vitrier-peintre, demeurant place Saint-Sulpice, est venu se rendre le 29 juillet 1830 au corps de garde de notre caserne, d’après notre invitation conjointement avec quelques-uns de messieurs les gardes nationaux, afin de veiller à la conservation de nos agrès et protéger notre travail en cas d’incendie. Je certifie en outre que M. Denis (sic) a été choisi pour chef du poste par ses collègues parce qu’il était en uniforme. Nous croyons qu’il y est resté vingt-quatre heures. Il a été remplacé dans ce commandement par M. Pedéaros (voir Pededrros, Manuel, Philippe, Jacques de la Très Sainte Trinité), élève de l’Ecole polytechnique, avec un renfort venant de la mairie. » Signé, le 8 septembre 1831 : Ledoux, capitaine. Il demeurait 6, place Saint-Sulpice en 1831. Archives de la préfecture de police AA 393.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.