Huppé, Pierre
Biographie
Né vers 1800. Ouvrier tabletier chez Chaventré, fabricant de peignes, 173, rue Saint-Denis. Il sollicita le 8 août 1831, dans une lettre adressée au roi, la décoration, récapitulant ainsi ses titres : « […] Il se porta et se battit sans relâche sur différents points de la capitale, notamment à la prise du Louvre où l’un des premiers à la tête, il reçut un coup de sabre à la main gauche, qui le mit hors de combat. […] Après s’être fait pansé, il fut à celle des Tuileries, où il ne prit qu’une faible part à cause des douleurs aiguës que lui fit bientôt ressentir la blessure qu’il venait de recevoir ; […] immédiatement après il se transporta de nouveau près le Louvre, rue des Poulies, où des gardes royaux s’étaient embusqués dans différentes maisons pour tirailler et […] il contribua encore de tous ses efforts à les faire évacuer. » Il affirmait avoir toujours refusé les secours pécuniaires et avoir quitté la capitale à la fin du mois d’août 1830 pour la Normandie, où il alla se rétablir. Son absence de Paris l’avait privé de la décoration. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Chaventré, fabricant de peignes, rue Saint-Denis n° 173, certifie que le sieur Pierre Huppé, mon ouvrier, s’est rendu avec des armes pendant les jours de trouble dans les lieux les plus périlleux, où il a reçu une blessure en défendant la patrie. » Signé, le 12 août 1830 : Chaventré, fabricant de peignes, demeurant 173, rue Saint-Denis. Le second certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, principal locataire d’une maison sise impasse Berthaud n° 8, certifions que le sieur Huppé, Pierre occupe une chambre dans ladite maison depuis environ quinze mois. Certifions qu’il a reçu une blessure dans les jours de troubles, en défendant l’honneur national. » Signé, le 12 août 1830 : Gaulier, frères, fabricants de chapeaux ; Poyrot, épicier, demeurant 8, impasse Berthaud ; Fortier, fabricant de jouets d’enfant, demeurant 18, impasse Berthaud. Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et que, en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il demeurait 8, impasse Berthaud en 1830 ; 41, rue de la Grande-Truanderie en 1831. Archives nationales F/1dIII/58.