Inconnu à retrouver qqch comme Roulissi aîné. Mais rien n’est sûr et surtout pas la première lettre

Biographie


Le 31 décembre 1830 : le chef du 3e bataillon de la IVe légion de la garde nationale, commandant des gardes nationales de Bercy, Charenton, Saint-Maurice et Maisons-Alfort écrivait à Payen, membre de la Commission des récompenses nationales : « […] Le 28 juillet, j’ai rétabli, en ma qualité d’ancien capitaine de la garde nationale de Bercy, cette même garde nationale. Le 29 juillet, j’ai reçu les armes d’une compagnie du train d’artillerie, j’ai armé mes gardes nationaux, j’en ai formé cinq postes aux cinq barrières de Picpus, Reuilly, Charenton, Bercy et la Rapée. Dans cette même journée, j’ai sauvé du pillage et de l’incendie, à deux reprises différentes, les barrières de Reuilly et Charenton et, conséquemment, toutes les autres, qui eussent été brûlées et pillées de même. Quelques jours après le 13 août, j’ai sauvé de l’incendie les bureaux des contributions indirectes, j’ai calmé l’effervescence des marchands de vin en détail ; je les ai amenés à se laisser exercer ou à prendre un abonnement. Le 23 août, j’ai sauvé de la fureur populaire, le sieur Dolléans (voir Dolléans, Jacques, Benjamin), négociant et électeur à Bercy ; enfin, j’ai constamment été de moi-même et sans qu’aucune organisation n’ai encore été formée, de service dans tout le courant du mois d’août, du matin à 6 heures jusqu’au soir à minuit, ayant entièrement abandonné mes affaires à mes commis. J’ai reçu, à ce sujet, les titres les plus affectueux de messieurs : 1°) le ministre des Finances, sous la date du 2 août. 2°) le directeur général des contributions indirectes, du 4 août 3°) le préfet de la Seine, M. Delaborde, le 7 août 4°) le préfet de Sceaux, M. de Chateau Girod, le 8 août 5°) le directeur général de l’octroi, M. d’Audiffret, le 11 août 6°) les maires, adjoints et conseillers municipaux de Bercy. M. de Chateau Girod me conseilla de faire demande de la croix d’honneur, que selon lui j’avais bien méritée. Je le fis, je joignais les copies exactes et certifiées de ces diverses pièces et lui envoyais le tout. Quelque temps après, on me dit de remettre les pièces originales avec une lettre adressée au ministre de l’Intérieur. Je le fis encore. Ces pièces furent remises le mois dernier à M. Taschereau (voir Taschereau, Jules, Antoine), qui se chargea de les remettre lui-même au ministre. Je ne sais à présent où en est cette affaire. Si vous voulez bien avoir la complaisance de vous en informer vous me ferez grand plaisir car, vous devez le penser, il ne me convient pas d’y aller moi-même. » Archives de Paris VK3 50 in dossier Pigagnole, Clément.

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