Isabel, Adolphe
Biographie
En 1831, il sollicita dans ces termes la décoration de Juillet : « Eloignés de la capitale, sans nouvelle de ce qui s’y passait, le 2 août, à peine venions-nous d’apprendre d’une manière encore incertaine que quelques drapeaux tricolores flottaient dans Paris, ne considérant point s’il pouvait y avoir du danger ou non, n’écoutant que mon amour pour la liberté, seul et sous les yeux de l’autorité d’alors, je sortis un drapeau national à la main et l’arborais sur le tribunal civil de notre petite ville, jurant de mourir plutôt que de l’abandonner. Aussitôt et seul je m’armais pour sa défense et le maintien de l’ordre public. C’est alors que j’étais en faction que plusieurs citoyens se réunirent à moi pour me seconder en cas de besoin ; cette réunion empêcha je crois l’autorité d’agir. Voilà, messieurs, mes seuls titres à la décoration nationale de juillet ; vous les trouverez peut-être insuffisants, tout Français devant faire abnégation de lui-même lorsqu’il s’agit de la liberté de son pays ; mais Messieurs je n’ai pu résister au noble désir de sentir mon cœur battre à l’ombre de l’étoile de la liberté, si j’en suis jugé digne par la commission de la nation. » Les faits étaient certifiés véridiques par le préfet du département. Il demeurait à Pont-l’Evêque en 1831. Archives nationales F/1dIII/79, dossier Calvados.