Isambard, César, Charles, Auguste

Biographie


Né vers 1769 à Beaumesnil (Eure), fils de Isambard, Charles, marchand, et de Lesueur, Marie, son épouse. Marchand de draps (mais marchand de morceaux de draps dans la déposition devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement) aux piliers des halles. Il fut blessé, le 28 juillet place de l’Hôtel de ville, d’un coup de feu qui lui fracassa le bras. Soigné à l’Hôtel-Dieu, à partir du 29 juillet, il fut amputé mais devait mourir de sa blessure le 19 septembre suivant ; dans une lettre sa veuve écrit le 18 septembre et comme ayant « succombé à ses douloureuses angoisses ». Le chirurgien Breschet (voir Breschet, Gilbert) avait délivré, le 8 septembre 1830, le certificat suivant : « Je, soussigné, chirurgien ordinaire dudit établissement, certifie que le nommé Isambard, César, Charles, Auguste […] a été atteint d’une balle qui a brisé le radius et intéressé l’articulation du coude. Cette blessure grave a nécessité l’amputation du bras ; la plaie est presque entièrement cicatrisée mais le malade désirant vivement retourner chez lui, nous pensons qu’il est possible de l’y transporter pourvu qu’on le fasse avec toutes les précautions convenables. » Un certificat, signé par une trentaine de voisins, le dépeignit comme un « parfait honnête homme et vertueux citoyen, jouissant de l’estime et de la considération générales ». Il reçut un secours de cinquante francs, le 4 août 1830, un secours de soixante francs, le 25 août 1830, un secours de cinquante francs, le 3 septembre 1830 à la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Il avait reçu (sous le nom dIsambert, César, Charles, Auguste), après la révolution, des secours (sans que ni la date ni le montant soient précisés) auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 14 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Augé, Daniel, Antoine, marchand de soieries, demeurant 9, rue de la Tonnellerie ; Muller, Joseph, Alexandre, Emmanuel, marchand de morceaux (sic), demeurant 19, rue de la Tonnellerie ; Kleine, Mathieu, marchand de morceaux (sic), demeurant 55, rue de la Tonnellerie. Ils attestèrent que Isambard, César, Charles, Auguste « a été blessé d’un coup de feu le 28 juillet dernier, qui lui a fracassé le bras droit, dont il a été amputé vingt jours après à l’Hôtel-Dieu et dont il est mort le 19 septembre (sic) dernier ». Il laissait une veuve, âgée, sans ressources et valétudinaire, Monel, Marie, Catherine, née le 26 novembre 1767 à Paris, qui reçut (sous les noms dIssembart et Issambart) un secours de cent vingt francs et un autre de cent trente francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, qui reçut un secours de cent vingt-cinq francs le 22 octobre 1830, un secours de quatre-vingt-cinq francs le 3 janvier 1831, un secours de vingt francs et quatre-vingt-cinq centimes le 1er avril 1831, un secours de quarante et un francs et soixante-cinq centimes le 2 mai 1831 puis fut pensionnée de cinq cents francs (sous le nom de Morel, Marie, Catherine sur les listes du Bulletin des lois) et deux enfants majeurs. Monel, Marie, Catherine mourut le 1er juin 1831. Monel, Catherine, veuve Isambart, est inscrite sur la liste nominative du IIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance. Il était le frère de Pierre, Léandre. Dans les conseils que Guillou (voir ce nom) donnait à la Commission des récompenses nationales, sans aucun titre pour le faire, il y avait celui-ci dans lequel apparaît le nom d’Isambard, (sans qu’on sache quel crédit il fallait y apporter) : « Une chose bien difficile à justement peser et que j’ai l’honneur de soumettre à la Commission c’est qu’au nombre de ceux qui sont ou morts ou blessés, il en est qui n’ont rien fait d’utile pour la patrie ni la liberté ; exemple : la femme Désirée (la rechercher, pas trouvée), tuée à la halle en revenant de faire un achat pour son dîner ; Ysambard, marchand de morceaux, piliers des halles, blessé au bras droit en regardant à sa fenêtre chez M. Auger, rue de la Tonnellerie n° 7 ; Potin, fruitier à la halle, qui se promenait en curieux rue Saint-Honoré, sans arme, et sur la tombe duquel on a inscrit pompeusement tant à la halle qu’au Louvre : Mort glorieusement en défendant la patrie !. » Il laissait deux enfants majeurs. Il était le frère de Isambard, Léandre, Pierre, combattant et médaillé de Juillet. Il demeurait 55, rue de la Tonnellerie (3, rue de la Tonnellerie et par erreur sur les listes du Constitutionnel) (mais 55, piliers des Halles sur les listes de la mairie in Archives de Paris VD6 288 n° 7 ; bien 55, rue de la Tonnellerie in Archives nationales F/1dIII/38 B et in Archives nationales F/1dIII/59 dans la lettre quécrit la veuve ; piliers des halles in Archives de Paris VD3 1-2 mais aussi 7, rue de Vaugirard et 55, rue de la Tonnellerie dans la même référence) ; sa veuve, 55, rue de la Tonnellerie en 1831. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 64 ; Histoire de ce qui sest passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 328 (sous le nom dIsambart) ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 98 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative du IIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115, liste nominative du IIIe arrondissement des personnes au nom desquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 120 (sous le nom de Monet, Catherine, veuve Isambart), lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des veuves ayant droit à une pension, avec enfant ou sans enfant, idem état des sommes payées par MM. les commissaires ci-après désignés aux combattants et blessés de juillet 1830 du (ancien) IIIe arrondissement, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives de Paris VK3 45 in dossier Guillou : Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831, par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/39 (lettre du 26 septembre 1832) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, veuves et orphelins et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IIIe arrondissement, veuves et aussi même référence liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé des inscriptions de rentes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) IIIe arrondissement, ascendants (sous le nom de Monet, Catherine, veuve Isambart).

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