Jamois, Alexis
Biographie
Né vers 1795. Maçon. Il participa à l’attaque de l’Hôtel de ville puis fut blessé d’un coup de baïonnette à la main droite, le 29 juillet à l’attaque de la caserne de Babylone ; il monta cependant la garde durant trois jours à la barrière de Sèvres. Sa blessure l’empêcha de travailler pendant huit jours. Père de deux enfants en bas âge, sa femme enceinte et malade, devant pour son loyer et pour son boulanger, ayant cent trente-cinq francs engagés au mont-de-piété, ne pouvant nourrir sa famille, il sollicita un secours. Il reçut un total de cinquante-cinq francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier : « Je certifie que le nommé Jamois s’est très bien distingué à la prise de la caserne des Suisses, qu’il a été blessé à la main droite et que je l’ai vu amener un prisonnier, que l’on a lâché de suite. » Signé : Ledru (voir Ledru, Louis, Charles, Marie), demeurant 10, rue du Petit-Vaugirard. Le deuxième : « Présent à l’attaque du quartier Babylone, j’ai vu le nommé Alexis Jamois, le 29 juillet, blessé à la main droite en se battant. » Signé : …ados, demeurant 141, rue de Sèvres. Le troisième : « Je certifie que le nommé Jamois était à l’attaque de la caserne de Babylone. » Signé : Constant George (voir Constant, Georges, Jean, Louis), demeurant 24, rue de la Chaise. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Sa demande de médaille fut rejetée, faute de preuves. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un (sous le nom de Jamois, Alexis, mais c’est bien le bon, problème d’arrondissement…). Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830 (sous le nom de Jamois, Alexis, mais c’est bien le bon, problème d’arrondissement…). En 1835, « père de famille depuis fort longtemps sans ouvrage, aujourd’hui dans une position extrêmement pénible », il sollicita un secours. La préfecture de police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Marié et a trois enfants à sa charge. Sa conduite en juillet 1830 lui avait fait obtenir une place de surveillant à la maison de Bicêtre ; mais il y a renoncé volontairement quelques mois après, en disant que sa mauvaise santé ne lui permettait pas de continuer cet emploi. Il exerce maintenant la profession d’ouvrier maçon. Il a quatre personnes à sa charge et sa position est extrêmement gênée. Sa conduite est fort régulière. » Il reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de quarante francs et un autre de cinquante francs en 1851, à titre de blessé de Juillet. Il demeurait 21, rue de Sèvres, hors barrière, en 1830 ; 163, rue de Sèvres en 1835 ; 15, rue d’Estrées dans le faubourg Saint-Germain ou (deux sources) 114, rue de Sèvres en 1849-1850 ; 29, rue et cité de la Procession à Vaugirard en 1851. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 (sous le nom de Jamois, Alexis, mais c’est bien le bon, problème d’arrondissement…) ; Archives de Paris VK3 46 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés ou non blessés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Jamois, Alexis, mais c’est bien le bon, problème d’arrondissement…) ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives nationales F/9/1155 ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 27 février 1850, minutes 100-104, idem Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Demande de renseignements sur des décorés ou blessés de juillet 1830, en date du 14 mars 1851, minute 174, idem, Proposition, en date du 6 mai 1851, d’accorder à 153 décorés, médaillés, veuves, combattants et orphelins de Juillet 1830, des secours s’élevant à la somme de 8.025 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 181-184, idem Proposition, en date de 1851, d’accorder à des décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 11.390 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204.