Jamois, Louis, Etienne
Biographie
Né vers 1811 à Paris. Carreleur. Il s’illustra à la Grève et à la prise de la caserne des Suisses, rue de Babylone. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Louis, Etienne Jamois a pris les armes dans les journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’il s’est porté partout où sa présence pouvait être utile dans l’intérêt et pour la défense des libertés publiques, que pendant huit jours il monta la garde à la caserne Babylone et qu’ensuite il fit partie de l’expédition pour Rambouillet ; que le jeune homme est, ainsi que sa grand-mère dont il est l’unique soutien laquelle est âgée de soixante-quatorze ans, dans un état de détresse absolue. C’est pour quoi nous lui avons signé le présent pour le recommander à qui de droit avec le plus vif intérêt. » Signé, le 6 septembre 1830 : illisible ; Grandjean, marchand de vin, demeurant 11, rue de … ; Lehec, principal locataire du 66, rue de Sèvres ; Silly. Il fit partie de la garde nationale soldée mais ayant manqué un appel par suite de maladie, il fut rayé des rôles. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Xe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et des secours. Il était indiqué sur les fiches de cette dernière Commission comme n’ayant jamais rien demandé à la Commission des récompenses nationales. Il présentait le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Louis, Etienne Jamois est sorti, étant armé d’un fusil et d’un sabre, la journée du 28 au matin, pour aller se battre à la Grève, et qu’il était à la prise de la caserne de Babylone et qu’il est resté de garde jusqu’au 4 août, époque où il fut à Rambouillet, sous les ordres de MM. Augier et Mostelot illisible, élève de l’Ecole polytechnique, faisant les fonctions d’officier. » Signé, le 2 août 1831 : Grandjean (voir Grandjean, Nicolas), demeurant 115, rue de Sèvres ; Lehec ou Lehez ou Lehu (voir sans doute plus haut) ; Bergé, demeurant 64, rue de Sèvres ; Deutsch (voir Deutsch, Jules, Philippe, Hyacinthe), demeurant 4, rue des Brodeurs, qui ajoutait l’apostille suivante : « J’atteste que le sieur Louis s’est battu à mes côtés à ladite caserne en brave. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune et sans travail. Il demeurait 2, rue de la Barouillière en juillet 1830 ; 66, rue de Sèvres en 1830-1831. Archives de Paris VK3 46 in dossier Jamois, Alexis ; Archives de la préfecture de police AA 394.