Jaubert, Pierre, Maurice, Ferdinand

Biographie


Né le 12 septembre 1810 à Meudon (Seine-et-Oise), fils de-Amédée-Etienne (alias Pierre-Amédée-Emilien-Probe) Jaubert, chevalier de l’empire par lettres patentes de mai 1808, donataire (r. 4000) en Illyrie, 1er janvier 1812, premier secrétaire-interprète des langues orientales, maître des requêtes au conseil d’Etat, conseiller d’Etat, membre de l’Institut, pair de France (25 décembre 1841) (lui-même né à Aix, le 3 juin 1779, mort à Paris, 27 janvier 1847, fils de Antoine, Pierre, Jaubert, conseiller à la Cour de Paris, et de Marie-Thérèse-Christine Berthet) et de Augustine-Catherine Bouchet (morte à Paris, le 6 octobre 1885, ayant eu deux enfants, s’étant mariée le 14 décembre 1809). Elève de l’Ecole polytechnique. Il commandait un détachement le 29 juillet, à l’attaque de la caserne de Babylone. Selon le rapport que fit Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, il était du nombre de ceux dont Lannoy disait qu’ils « ont combattu en uniforme dans les journées de Juillet et me paraissent avoir mérité la décoration spéciale ». On trouve une mention de son activité pendant les combats de Juillet dans un certificat délivré en faveur de Servot, Edme ; ce certificat était ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Servot, sapeur-pompier, demeurant rue Traverse n° 9, faubourg Saint-Germain, s’est conduit d’une manière distinguée à la prise de la caserne de Babylone. Il a aidé à servir la pièce de canon qui était commandée par M. Joubert (sic), élève de l’Ecole polytechnique. M. Servot a failli être tué, il a reçu une balle à son casque, il mérite une récompense nationale. » Il était sous-lieutenant d’artillerie et de génie de l’Ecole d’application de Metz en 1831. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il apostilla ainsi la lettre adressée, le 23 novembre 1830, par Spiquel, au préfet de police, pour obtenir un emploi dans les éclairages en récompense de sa conduite en juillet : « J’atteste que le portier de Mme de Marrande (sic) a donné tous ses soins aux blessés le 29 juillet. » Il signa, le 6 avril 1831, sous le nom de Jaubert, Ferdinand, ancien élève de l’Ecole polytechnique, sous-lieutenant du génie, le certificat suivant en faveur de Cyr, Claude, Fèvre, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des réclamants, sise rue Bourg-Labbé : « J’atteste que M. s’est trouvé en divers endroits avec moi, le 29 juillet, et que notamment il a pris une part active à la prise de la caserne de Babylone. » Le 14 janvier 1831, il fut admis comme sous-lieutenant du génie. Il fut nommé lieutenant en second chez les sapeurs le 12 janvier 1833, lieutenant en premier le 12 février 1835, capitaine d’état-major en second le 26 février 1836, capitaine en second de sapeurs le 15 février 1841, capitaine en premier de sapeurs le 14 juin 1842, capitaine d’état-major en premier le 17 février 1845. Il fut nommé chevalier de la Légion d’honneur, le 3 janvier 1842. En 1845-1846-1847, il était affecté aux travaux de fortifications de Paris. Par décret en date du 20 juillet 1849, capitaine à l’état-major du génie, il fut nommé officier de la Légion d’honneur. Il était affecté à Lyon en 1850. Il avait fait les campagnes d’Afrique en 1834, et 1840. Il mourut le 8 juillet 1859. Il s’était marié le 9 juin 1838 et avait eu une fille, Louise-Anne-Hélène Jaubert, née en 1839, mariée en 1860, à Albert-Edouard-Edmond baron Roussin, vice-amiral, décédée le 19 novembre 1862. Sa sœur, Louise-Julie-Claire Jaubert, née le 2 juin 1820, décédée à Paris, en avril 1878, épousa Jules-Stanislas-Armand Dufaure, membre de l’Académie française et ministre. Son oncle, François-Louis-Charles-Maximilien Jaubert, avocat général à la Cour de Paris, épousa, le 6 juin 1818, Caroline d’Alton-Shèe. Les armoiries des Jaubert étaient ainsi représentées : « De sinople au chevron d’or, accompagné en chef d’un croissant du même, les pointes à dextre; à la fasce de gueules, brochante et chargée du signe des chevaliers légionnaires. » Il demeurait à l’Ecole de Metz en 1831 ; à Romainville en 1847. Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/55 in dossier Fèvre (sous le nom de Jaubert, Ferdinand) ; Archives de la préfecture de police AA 381 in dossier Cyr, Claude, Fèvre ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossiers Servot, Edme et Spiquel ; Journal militaire officiel, 1831, 1er semestre, Paris, Anselin, 1831, p. 64 ; Annuaire officiel de létat militaire de France pour lannée 1845, chez la veuve Levrault, Paris, 1845, p. 597 ; Annuaire officiel de létat militaire de France pour lannée 1846, chez la veuve Levrault, Paris, 1846, p. 602 ; Annuaire officiel de létat militaire de France pour lannée 1847, chez la veuve Levrault, Paris, 1847, p. 607 ; Annuaire officiel de létat militaire de France pour lannée 1850, chez la veuve Levrault, Paris, 1850, p. 639 ; Armorial du Premier Empire, Titres, Majorats et Armoiries, concédés par Napoléon Ier, tome deuxième, Révérend, Paris, 1895, p. 343 ; Journal militaire officiel, année 1849, deuxième semestre, paris, Librairie militaire, 1849, p. 25 ; Bulletin des lois de lEmpire français, partie supplémentaire, XIe série, premier semestre de 1860, partie supplémentaire, tome XV, Paris, Librairie impériale, 1860, p. 38 ; base leonore de la Légion d’honneur, dossier LH/1357/5.

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