Jauffret, Alexandre
Biographie
Le 11 août 1831, il adressait au roi la lettre suivante : « Sire, si quelqu’un a mérité la décoration de Juillet, j’ose dire que c’est moi, moi qui le premier sonnai le tocsin d’alarme lors des élections de 1830, en faisant paraître à la fin de juin de ladite année l’écrit ci-joint qui attestera les principes dont j’ai toujours fait profession et que, certes, il était plus que périlleux de publier à cette époque. Dans les trois journées, je ne suis point resté oisif. A la grève et dans la rue Saint-Antoine, j’ai pour la première fois affronté les balles et les boulets, comme il est prouvé par le certificat ci-joint. Quant à mes discours, ils ont su contenir dans la voie de la modération et de la générosité une multitude qu’il eût été facile de rendre criminelle. Mes démarches antérieures pour obtenir la récompense nationale instituée par Votre Majesté ayant été infructueuses, je prends la liberté de m’adresser directement à votre justice royale. Je suis certain du succès… […] » Il lui fut répondu par la circulaire faisant valoir que les travaux de la Commission des récompenses nationales étaient terminés et que, en conséquence, il ne pouvait pas être donné suite à sa demande. Il est l’auteur de Cri de ralliement, hommage aux 221, suivi de la liste de ces députés. Il demeurait 21, rue de Cléry en 1831. Archives nationales F/1dIII/59.