Joannin, Jean-Louis
Biographie
Né le 7 juin 1815 à Chilly-Mazarin. Vidangeur. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il était en effet porteur du certificat suivant : « Les citoyens soussignés certifient que le citoyen Jeannin (sic), Jean-Louis, âgé de trente-trois ans, ouvrier vidangeur, sapeur-pompier à La Villette, rue d’Allemagne n° 87, que ce citoyen a resté trois jours consécutifs sur les barricades et a essuyé toutes les décharges du despotisme. Blessé d’un coup de sabre à la jambe gauche en 1830, il a fait payer chèrement cette blessure qui est resté sans récompense. Février l’a rendu digne d’éloge. Bravoure, courage, humanité était sa devise à l’attaque du Château-d’eau au Palais-Royal. Dans ce palais même, il faillit être traversé d’un coup de baïonnette, pour s’être opposé à la destruction des tableaux et statues. Ce citoyen, digne d’éloges par son humanité, a bien mérité de ses camarades dans sa belle conduite tant à La Villette qu’à Paris. » Signé, le 18 mai 1848 (et sans doute tous habitants de La Villette) : Flares, sergent de sapeur-pompier à La Villette ; Herouf illisible ; Richard, demeurant 14, rue de Meaux ; Naillon ; Perrin, demeurant 14, rue des Vinaigriers ; Guibout. La Commission d’enquête pour les récompenses nationales donna sur son compte l’avis suivant : « Certifions, après renseignements pris, que le citoyen Joannin s’est parfaitement conduit pendant les mémorables journées de Février. Le citoyen Joannin est un excellent patriote qui mérite tous les égards dus à son patriotisme. » Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié et père de deux enfants en 1848. Il demeurait 87, rue d’Allemagne en 1848. Archives de la préfecture de police AA 394 (il semble bien signer Jeannin...).