Joanon, François, Simon

Biographie


Né vers 1781 à Jauleveux (Ain). Militaire jusqu’en 1808 au 30e régiment d’infanterie de ligne, congédié par réforme, totalisant sept années de services militaires. Employé par la Ville depuis dix-huit ans en 1830. Il s’illustra porte Saint-Denis, sur les boulevards, rue Montmartre, fit délivrer, le 28 juillet entre 10 et 11 heures du matin, plus de trois cents fusils, conjointement avec Cola (ou Cocu ? illisible et qui demeurait bien 41, rue dHauteville, à moins que lerreur soit le Cocu qui sappelait Cola en fait ?, reporter quand cest éclairci), le concierge de la maison de roulage au 41, rue d’Hauteville, continua de s’illustrer place de la Bourse, à la prise du château, rue Saint-Honoré avant d’être terrassé de deux coups de crosse de fusil dans l’escalier du café de la Régence, coups qui lui occasionnèrent des vomissements de sang pendant deux mois. Il déposa son dossier à la Commission des récompenses nationales en septembre 1830, s’inquiéta plusieurs fois de l’avancement de son dossier, sans succès. Le 10 mai 1831, il écrivait au général Fabvier, président de la Commission des récompenses nationales, pour se plaindre de n’avoir jamais été appelé ni reçu par la Commission, que pourtant un certificat avait été remis à Ternaux (voir Ternaux, Mortimer), demeurant 174, rue Montmartre par l’intermédiaire de Haussinberg, secrétaire adjudant de la IIIe légion de la garde nationale et témoin de sa conduite en juillet, que son emploi avait été supprimé le 1er janvier 1831, lorsque, expliquait-il son chef de service eut appris qu’il avait participé à la révolution de Juillet. Voilà la seule récompense que je reçus, assurait-il. Se retrouvant sans place et sans moyen d’existence, il sollicitait une place d’inspecteur divisionnaire dans le nettoiement des rues de Paris (parce qu’il y avait déjà été cinq ans surnuméraire) ou de concierge ou d’inspecteur dans les halles ou marchés, et la médaille de Juillet « comme gage de souvenir des glorieux combats de Juillet ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet et un emploi. Le 10 octobre 1831, il expliquait être toujours sans aucunes ressources, avoir été « obligé de tout sacrifier jusqu’au dernier effet pour faire subsister sa famille » et « réduit à la plus profonde indigence ». Il demeurait 11, rue du Jardinet-Saint-André-des-Arts en 1830-1831 ; 9, rue de Fourcy, place de l’Estrapade à la porte Saint-Marceau en octobre 1831. Archives de la préfecture de police AA 397 in dossier Launay, Pierre (où il est classé par erreur).

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