Jollinon, Pierre

Biographie


(sous le nom de Gelinon, Pierre dans son acte de naissance) le 15 fructidor an II (1er septembre 1794) au lieu-dit Brouillet dans la commune de Bonnat (Creuse), fils de Gelinon, Jean, maçon, et de Defeline, Berthe, son épouse. Charpentier. Faisant partie d’un détachement de la garde mobile (?) il se distingua dans les journées de Juillet, et notamment à l’attaque de la caserne de Babylone ; il y fit une chute, en franchissant une barricade, chute qui lui laissa le bras gauche et la jambe droite mutilés et plusieurs contusions à la tête. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Xe arrondissement. Il reçut (sous le nom de Jolinom), après la révolution, un total de quatre cent soixante-deux francs de secours auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement. Le maire de Bonnat fit parvenir à la Commission des récompenses nationales ses extraits de naissance (sous le nom de Gelinon) et de ses trois enfants parce que, écrivait-il, « il paraît que cet individu, pendant son séjour à Paris comme ouvrier charpentier, a parfaitement représenté son pays, en concourant au succès de notre glorieuse révolution de Juillet ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Jollinom, Pierre sur les listes du Bulletin des lois, sous celui de Jollinon sur les listes de la mairie et sur celles du Moniteur universel et sous celui de Jollimon, Pierre sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 21 mai 1831, la conclusion suivante : « A présenté un gonflement autour de l’articulation du poignet du côté gauche, qu’il attribue à une chute faite pendant les journées de Juillet, circonstance, qui si elle est prouvée, lui donne droit à être rangé dans la première classe des blessés. En conséquence nous estimons que le susnommé a été atteint d’une blessure qui n’a entraîné d’empêchement que pendant la durée du traitement et qu’il doit être rangé dans la première classe des blessés. » Il fut effectivement admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Sa médaille lui fut délivrée le 23 juin 1831 et son brevet le 20 octobre 1832 (ne sachant signer, deux témoins signèrent à sa place, son nom enregistré étant bien celui de Jollinon). En 1831, il était marié à Bontemps, Magdelaine et était père de quatre enfants dont trois étaient nés à Bonnat : Marie, le 24 octobre 1821 (Gelinon, Marie dans son acte de naissance), Jean, le 3 septembre 1823 (Gelinon, Jean dans son acte de naissance), Marie, le 31 décembre 1828 (Gelinon, Marie dans son acte de naissance). Une demande pour obtenir quelques secours, présentée en date du 24 septembre 1830, était apostillée des signatures de : Lombard, demeurant 9, Petite-Rue du Bac ; Julien, marchand boulanger, demeurant 26, Petite-Rue du Bac ; Lestrés, propriétaire, demeurant 3, rue des Vieilles-Tuileries ; Fiote, propriétaire, demeurant 16, Petite-Rue du Bac. Il demeurait 10, Petite-Rue du Bac (deux sources au moins dont Archives de Paris VD6 545 n° 3) (ou 16, Petite-Rue du Bac in Archives de Paris Vbis7K4 4 le maire confirme ladresse de 16, rue du Petit-Bac in Archives de Paris VD6 559 n° 1 et aussi in Archives nationales F/1dIII/38 A) en 1831 ; village des Champs à Bonnat en 1832. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du Xe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 84 (sous le nom de Gélinon) ; Archives de Paris Vbis7K4 2 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille Xe arrondissement ; Archives de Paris Vbis7K4 4, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives de Paris VD6 545 n° 3 (liste des médaillés du [ancien] Xe arrondissement) ; Archives de Paris VD6 559 n° 1, mairie du (ancien) Xe arrondissement, dossiers individuels (sous le nom de Gelinon) ; Archives de Paris VK3 47 in dossier Lenaux ou Lenoux, Pierre (où son nom, Jolinom, Pierre, est sur une liste de blessés du (ancien) Xe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) Xe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (197) citoyens dont les blessures ont entraîné un empêchement de travail que pendant la durée du traitement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Xe arrondissement (sous le nom de Jolinom) ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/56 classé à Gelinon ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Xe arrondissement, blessés de la 1re classe (sous le nom de Gelinon). Le maire de Bonnat, en 1832, rectifie létat civil en Gelinon, Pierre, nom quil est le seul à porter dans la commune.

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