Joly, Charles

Biographie


Né le 29 mars 1789 à Claudon (Vosges), fils de Joly, Nicolas, manœuvre à Beauregard, et de Raimont, Marie, son épouse. Peintre en bâtiments et concierge au 4 bis, rue de Paradis dans la maison dont Chevassus-Becche illisible était propriétaire. Combattant, il fut blessé d’un coup de feu reçu à la hanche droite (mais à la jambe droite in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé ; à la fesse droite in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension), le 28 juillet vers 15 heures dans la rue Saint-Martin, au coin de la rue Saint-Merry. Il fut soigné à la maison de convalescence de Saint-Cloud à partir du 27 octobre 1830 ; dans cet établissement, il souffrit de plusieurs érysipèles graves aux cuisses et au ventre, dont il guérit avant de sortir, le 4 décembre, mais non encore guéri de sa blessure à la fesse droite. Il reçut un secours de soixante francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Il était porteur du certificat médical suivant : « Je, soussigné, docteur en médecine, agrégé près la faculté de médecine de Paris, chirurgien aide-major, certifie que M. Jolly (sic), demeurant rue de Paradis n° 4 bis, (Marais), blessé le 28 juillet 1830, que j’ai traité depuis ce jour, n’est pas encore rétabli, que la plaie n’est pas fermée et qu’il est encore impossible de déterminer quand il sera guéri et pourra reprendre son état de peintre. » Signé, le 9 octobre 1830 : Broussais, Casimir. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. Le 18 mars 1831, devant le maire du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Hémon, Philippe, Félix, négociant, demeurant 4 bis, rue de Paradis ; Chatel, Pierre, Louis, Félicité, négociant, demeurant 4 bis, rue de Paradis. Ils attestèrent connaître Joly, Charles et savoir qu’il ne possédait « aucune fortune personnelle, qu’il n’a pour moyens d’existence que son état, qu’il ne peut plus exercer par suite de la blessure grave qu’il a reçue le 28 juillet dernier en combattant près la rue Saint-Martin, au coin de celle Saint-Merry ». Le 19 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) VIIe arrondissement, comparurent : Hémon, Philippe, Félix, négociant, demeurant 4 bis, rue de Paradis ; Infroit, Louis, Claude, marchand d’estampes, demeurant 5, rue de Paradis ; Robert, Antoine, Denis, propriétaire, demeurant 4, rue de Paradis. Ils attestèrent connaître depuis longtemps Joly, Charles et savoir « que le mercredi 28 juillet sur les 3 heures du soir, ledit sieur Joly fut atteint d’une balle à la hanche droite, rue Saint-Martin, au coin de la rue Saint-Merry, par suite d’une décharge faite dans la rue par l’ex-garde royale ; qu’il est également à leur connaissance que ledit sieur Joly s’était battu dans la même journée pour la défense des lois ». Hémon, Philippe, Félix avait déjà délivré, le 10 septembre 1830, le certificat suivant en sa faveur : « Je, soussigné, certifie que le sieur Charles Joly, peintre en bâtiments, a été blessé dans la journée du 28 juillet d’un coup de mitraille, en défendant la patrie ; que depuis lors il est encore alité et sera encore très longtemps sans pouvoir reprendre ses travaux. Je certifie de plus qu’il est père de famille, d’une excellente conduite et qu’il mérite l’intérêt du gouvernement. » Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement (sous le nom de Jolly, Charles sur les listes du Bulletin des lois, sur celles du Moniteur universel et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/39). Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 22 février 1831, la conclusion suivante : « A été atteint dans les journées de Juillet d’une blessure par arme à feu à la fesse droite, à ouverture unique et à balle perdue, suivie de beaucoup d’accidents, non encore cicatrisée, avec gêne dans les mouvements du membre. » Il fut admis dans la 3e classe des blessés et pensionné de trois cent cinquante francs. Sachant un peu lire et écrire, il sollicita une place de concierge. Il avait épousé Lefevre le 4 janvier 1810 à la mairie du (ancien) VIIIe arrondissement de Paris et avait un enfant en juillet 1830. Il demeurait 4 bis, rue de Paradis, où il était concierge, au Marais en 1830-1831 (mais 4, rue de Paradis in Archives nationales F/1dIII/36 et in Archives nationales F/1dIII/82 dans létat imprimé ; bien 4 bis, rue de Paradis, au Marais, in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension). Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 29 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 32 ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 76 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre comprenant les arrérages à partir du 1er août ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82, un état imprimé comprenant les noms et les secours ou pensions distribués aux veuves, orphelins, ascendants ou blessés du seul (ancien) VIIe arrondissement, p. 8-9 état des pensionnaires et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) VIIe arrondissement, blessés de 3e classe.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.