Joly, Claude, Etienne

Biographie


Né le 28 frimaire an XI à Tincey-et-Pontrebeau (Haute-Saône). Garçon marchand de vins. Il fut blessé d’un coup de feu reçu dans la poitrine, le 28 juillet rue de Gramont, sur sa porte, et mourut des suites de sa blessure le lendemain à la maison royale de santé. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Le 23 avril 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, sur la réquisition de Loitte-Joly, Jeanne, représentant les parents de Joly, Claude, Etienne, comparurent : Mouton, Pierre, Ambroise, bottier, demeurant 10, rue de Gramont ; Philippe, Louis, Pierre, Denis, fruitier, demeurant 8, rue de Gramont ; Combe, Etienne, frotteur, demeurant 8, rue de Gramont. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Joly, Claude, Etienne et « savoir qu’il a été atteint d’une balle dans la poitrine le mercredi 28 juillet 1830 à 5 heures du soir, rue de Gramon n° 14 dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment que par suite des blessures qu’il a reçues ledit jour il est décédé le lendemain 29 à l’hospice de M. Dubois, faubourg Saint-Denis ». Il laissait des parents, Joly, Jean, né le 27 février 1770 à Tincey-et-Pontrebeau, cultivateur, et Morin, Claude, Françoise, née le 14 décembre 1771 à Vanne (Haute-Saône). Le maire de la commune de Vanne, attesta, en date du 4 mai 1831, que Joly, Jean, cultivateur à Vanne était « père d’une nombreuse famille et qu’il ne paie que la modique somme de trente-cinq francs d’impôt et que ses revenus sont insuffisants pour la nourriture de sa nombreuse famille ». Joly, Jean présenta aussi un certificat médical pour attester qu’ayant reçu, il y avait environ une trentaine d’années, un coup de fusil tiré à bout portant à la cuisse droite, il ne pouvait plus marcher depuis cette époque que péniblement et douloureusement et ne pouvait « se livrer au moindre travail sans y éprouver de l’engorgement et de la douleur ». Les parents furent pensionnés de trois cents francs. Les parents s’étaient mariés le 29 thermidor an V à Teincey ; sur l’acte de mariage, Joly, Jean est indiqué comme le fils de feu Joly Jean-Baptiste et de Vienney, Claude, Françoise (mais Vienney, Françoise dans l’acte de baptême de Joly, Jean) ; Morin, Claude, Françoise est indiquée comme la fille de Morin, Jean-Baptiste et de Durand, Claude, Françoise (mais Durand, Françoise dans l’acte de baptême de Morin, Claude, Françoise), son épouse. Les parents avaient donné procuration à un autre de leurs fils, Joly Jean-Baptiste, demeurant à Paris depuis huit ans, pour les représenter dans les démarches auprès de la Commission des récompenses nationales. Il demeurait 14, rue de Gramont ; ses parents, à Vanne (Haute-Saône) en 1831. Le nom de Joly (E. Joly) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 76 ; Archives de Paris VD6 172 n° 6 ; Archives nationales F/1dIII/33 Commission des récompenses nationales, deuxième état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet avec indication du champ de bataille où ils ont été frappés (201 citoyens) (ancien IIe arrondissement) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet, et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82 (sous le nom de Joly, Claude, Etienne), liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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