Journé, Jean-Baptiste
Biographie
Fils d’un militaire qui avait participé à la campagne d’Egypte et lui-même ancien militaire. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il adressa, le 28 mars 1831, la lettre suivante à cette Commission : « Jean-Baptiste Journée (sic), ancien militaire, […] a l’honneur de vous exposer que fils d’ancien militaire, toute sa famille a vécu pour le service de la patrie et que le 27 juillet, au premier cri de liberté, il a pris les armes et ne les a déposées qu’après l’affaire de Rambouillet. Après avoir soutenu le feu des sicaires qui étaient sur la place de l’Hôtel de ville pendant quatorze heures, il a contribué à la prise de la pièce de canon rue de Rohan le 29 à midi, avoir sauvé deux sacs d’or appartenant à l’Hôtel de ville et autres traits d’honneur pour lesquels il produira tous les certificats ; il n’a éprouvé que des dédains de la part de la Commission du (ancien) VIIe arrondissement, sur lequel il demeurait à cette époque, rue de la Tannerie n° 10. Il vient, messieurs, solliciter de votre justice une place soit de facteur soit de garçon de bureau avec la récompense due à tous les défenseurs de la liberté, sans moyens d’existence depuis les affaires mémorables de Juillet […]. » Il s’était inscrit dans la garde nationale mobile après les combats de Juillet. Il retira, le 16 juillet 1831, deux pièces qu’il avait confiées à la Commission (dont une déclaration d’un sieur Thierat). Il demeurait 10, rue de la Tannerie en juillet 1830 ; 14, rue de la Savonnerie en mars 1831. Archives de la préfecture de police AA 395 (il semble signer Journée, Jean-Baptiste).