Journeux, Louis, Barthélemy

Biographie


Né vers 1796 à Paris. Fabricant de bronzes. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] VIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions que M. Journeux, fabricant de bronzes, cour de la Corderie-du-Temple n° 30, a fermé ses ateliers dès le 26 juillet 1830, en excitant ses ouvriers, au nombre de cent vingt à se dévouer à la cause de la liberté, que pendant les 27, 28 et 29 suivant, il donna de l’argent à ceux d’entre eux qui en avaient besoin et que, marchant à leur tête, nous l’avons vu sur les boulevards du Temple et Saint-Antoine, leur donnant l’exemple de bravoure et de courage. Un de ses ouvriers a été tué, plusieurs ont été récompensés. Nous l’avons vu à la prise des Tuileries, partout stimulant leur zèle. Moi, Nicole atteste l’avoir vu aussi à Saint-Cloud lors de la prise, où il était à cheval, en uniforme de garde national et les armes en main. Il ferma de nouveau ses ateliers pour marcher sur Rambouillet, toujours avec une grande partie de ses ouvriers […]. » Signé, le 1er septembre 1830 : Marque, J., commis au illisible, demeurant 1, rue du Faubourg-du-Temple ; Bernard, commis marchand, demeurant 30, cour de la Corderie-du-Temple ; Nicolle, demeurant dans le quartier du Temple. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que les titres de M. Journeux sont exacts, étant moi-même employé comme teneur de livres dans sa fabrique et que les signatures du certificat disent la vérité. » Signé : Roignan (voir Roignan, Pierre, Jacques), commissaire du (ancien) Ve arrondissement pour la Commission des réclamants. Il signa, le 1er septembre 1831, le certificat suivant en faveur de Nicolle, Céleste (dont il était sûrement l’employeur) : « J’ai vu M. Nicolle dans le moment le plus chaud de l’action, rue Saint-Honoré, où il a été fort en danger, ayant son pantalon et redingote troués. » Deux de ses employés, Gorju, Emile et Dubernay ou Duhernay, et son teneur de livre Roignan (voir Roignan, Pierre, Jacques) avaient déjà signés un certificat pour le même Nicolle. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme jouissant d’une fortune aisée. Il demeurait 30, cour de la Corderie enclos du-Temple (ou sans doute 30, cour de la Corderie-du-Temple) en 1830-1831. Archives de la préfecture de police AA 395 ; Archives de la préfecture de police AA 405 in dossier Nicolle, Céleste.

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