Jouvencel, Jacques, François ou Jovencel, Jacques, François

Biographie


Corroyeur (fruitier pour Prosper ; marchand fruitier sur la couverture de son dossier in Archives nationales F/1dIII/59 ; mais aussi ouvrier corroyeur sur la couverture dun autre de ses dossiers in Archives nationales F/1dIII/59 ; la veuve parle aussi de son mari ouvrier corroyeur). Il fut tué (sous les yeux de sa femme pour Prosper) d’un coup de feu reçu dans le bas-ventre, le 29 juillet alors qu’il était en tirailleur sur le pas de sa porte, 43, rue Traversière-Saint-Honoré. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIe arrondissement. Sur le certificat qui constatait les circonstances dans lesquelles Jouvencel avait été tué, étaient apposées les signatures de (pour les noms lisibles) : Gouges, F., demeurant 41, rue de Richelieu ; Plaisantin, demeurant 30, rue de Richelieu ; Granjean, demeurant 43, rue de Richelieu ; Laveissières, demeurant 44, rue Traversière-Saint-Honoré ; Pommeraud, demeurant 42, rue Traversière-Saint-Honoré ; Jarry, marchand de vin, demeurant 39, rue Traversière-Saint-Honoré ; Endler, demeurant 39, rue Traversière-Saint-Honoré ; Arnold, demeurant 39, rue Traversière-Saint-Honoré ; F..., demeurant 36, rue Traversière-Saint-Honoré ; Masson, demeurant 40, rue de Richelieu. Le certificat médical suivant constatait le décès de Jouvencel : « Je, soussigné, docteur en médecine de la faculté de Paris, médecin ordinaire du bureau de charité du (ancien) IIe arrondissement, des prisons, ancien médecin et chirurgien des armées, atteste avoir donné mes soins au sieur Jovencel, Jacques (sic), marchand fruitier, rue Traversière-Saint-Honoré n° 43, pour une plaie d’arme à feu située dans la région ombilicale ; la plaie pénétrante dans l’abdomen m’a paru avoir été faite par une balle d’un fusil de calibre. Le sieur Jovencel (resic) est mort environ une heure et demie après avoir reçu ce coup de feu, en combattant dans la journée du 29 juillet 1830. Je certifie en outre que la veuve Bataille, Rosalie, qui m’est parfaitement connue, jouit sous tous les rapports, de la meilleure réputation dans le quartier qu’elle habite depuis l’âge de douze ans et qu’elle mérite que messieurs les membres de la Commission des récompenses s’intéressent à elle. » Signé, le 8 février 1831 : Bourgeois, médecin, demeurant 13, rue Villedot. Le 16 février 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIe arrondissement, comparurent : Gillet, Jean-Baptiste, marchand de vin, demeurant 11, rue Neuve-des-Petits-Champs ; Gouges, François, marchand de vin, demeurant 41, rue de Richelieu ; Grandjean, marchand de vin, demeurant 43, rue de Richelieu. Ils attestèrent que Jouvencel, Jacques, François, corroyeur (sic), avait « été blessé le jeudi 29 juillet 1830 à 10 heures du matin, rue Traversière-Saint-Honoré, dans les combats qui ont eu lieu à cette mémorable époque, notamment par une balle reçue dans le bas-ventre et qu’il est décédé le même jour à midi par suite des blessures qu’il a reçues ledit jour ». Il laissait une veuve, Bataille, Rosalie, Laurence, née le 30 thermidor an III à Conflans (Seine-et-Oise) (fille de Bataille, Laurent, Marie, tonnelier, et de Allain, Florence, son épouse), fruitière, qu’il avait épousée le 4 décembre 1828 à la mairie du (ancien) IIe arrondissement de Paris ; elle reçut un secours de vingt francs en août 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel et un secours provisoire de cent francs en août 1830 puis fut pensionnée de cinq cents francs. Bataille ne savait pas signer et habitait le quartier depuis l’âge de douze ans. Les époux Jouvencel n’avaient pas d’enfant et demeuraient 43, rue Traversière-Saint-Honoré ; sa veuve, même adresse en 1831. Le nom de Jouvencel (J.-F. Jouvencel) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Premier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 28 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 31 ; Souvenir glorieux du Parisien, précis historique des journées des 26, 27, 28, 29, 30 et 31 juillet 1830, par P. G. Prosper L***, nouvelle édition revue et augmentée, Paris, chez l’auteur, place Saint-André-des-Arts, n° 26 et chez les principaux libraires, p. 108 ; Liste n° 4, des veuves de victimes de Juillet, pensionnées annuellement de cinq cents francs, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Veuves de victimes de Juillet, qui ont obtenu une pension annuelle et viagère de cinq cents francs, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusquau 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 8 ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux veuves pour le compte de cette commission par la mairie du (ancien) IIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, état des veuves des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet (dossier de cinq états et 260 veuves) ; Archives nationales F/1dIII/59 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIe arrondissement, veuves ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 82, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.

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