Jullerot

Biographie


Il s’enrôla, comme chef de bataillon, au régiment des Volontaires de la Charte (voir Buchoz-Hilton). Son nom apparaît dans l’Etat nominatif, avec indication des emplois que désirent obtenir MM. les officiers qui ont fait partie des cadres du 2e régiment des volontaires de la charte, qui a formé le 3e bataillon du 9e régiment dinfanterie légère, pour être joint à celui qui a été présenté à MM. les membres de la Commission des récompenses nationales par M. Le préfet du département de la Seine, rédigé par les officiers de ce régiment, comme demandant une sous-lieutenance le différend avait été expliqué comme suit par les officiers, dans la réclamation qu’ils présentèrent, le 25 octobre 1830, à la Commission des récompenses nationales : « Le conseil d’administration des officiers du 2e régiment des volontaires de la charte a l’honneur de vous adresser, ci-joint, un état nominatif avec indication des emplois que désirent obtenir MM. les officiers dudit régiment et sur le sort duquel le gouvernement n’a pas encore statué. Le conseil, Messieurs, espère de votre sagesse et de votre justice, la prise en considération de l’état ci-joint, quoiqu’il ne vous ait pas été présenté dans les délais que vous aviez prescrits. Ce retard, Messieurs, ne peut être attribué ni à leur négligence ni à leur indifférence : il y a une cause première qu’il est important de vous faire connaître. Un ordre du jour fut donné vers la mi-septembre par M. Tournier, commandant le dépôt de Rueil, qui défendait expressément d’adresser aucune demande aux autorités civiles et militaires, de quelque nature qu’elles fussent. Le même ordre portait que des états généraux seraient faits et présentés par lui et la commission du 1er régiment aux autorités compétentes et que sur ces mêmes états tous les officiers y figureraient indistinctement, selon le motif de leur réclamation. Les officiers du 2e régiment se conformèrent à cet ordre et malheureusement pour eux leur confiance a été trompée. Naguère, le hasard permit que des renseignements leur parvinssent sur leur non-admission aux états présentés par le 1er régiment. Dès lors ils s’empressèrent de rédiger celui qui vous a été renvoyé par M. le préfet de la Seine. Voilà, Messieurs, la vérité, que nous sommes forcés de vous faire connaître. Ainsi, les retards que nous avons éprouvés doivent militer en notre faveur, ou différemment nous serions victimes d’un subterfuge, dont les conséquences seraient irréparables. Maintenant, Messieurs, il n’y a que la sagesse de vos délibérations qui puisse réparer le tort qu’on a voulu nous faire. Elle seule, dans cette conjonction, fait tout notre espoir et notre consolation. » Il adressa, à la fin de l’année 1831 et après la dissolution de ce régiment, une pétition au roi pour lui faire part de la « triste et fâcheuse position » dans laquelle il se trouvait parce que non compris dans les volontaires que l’armée avait incorporés dans ses propres rangs. Après qu’il eut (avec Maugin, Guilleur, Jullerot et Morizé, voir ces noms) demandé à être reçu par le ministre de l’Intérieur, président du Conseil, ce dernier demanda au préfet de la Seine de lui faire parvenir des renseignements sur les motifs de leur demande. Le préfet de la Seine, le 13 décembre 1831, fit la réponse suivante : « Il résulte des renseignements que j’ai recueillis sur les pétitionnaires qu’ils n’appartiennent pas à la garde nationale mais qu’à l’exception de M. Jullerot ils ont fait partie des corps qui s’étaient formés à Paris, après les événements de Juillet, sous le commandement de M. Buchoz-Hilton et sous la dénomination de Régiment des volontaires de la Charte. M. Jullerot était attaché à un autre corps de semblable formation. A l’époque où ces régiments ont été licenciés quelques-uns de leurs officiers ont été employés dans l’armée, avantage que n’ont point obtenu les réclamants, soit à raison de leur âge, soit pour tout pour tout autre motif que le ministère de la Guerre peut seul connaître puisque le licenciement de ce corps a eu lieu par ses ordres et par les soins de l’intendance militaire. Après ce licenciement l’administration a été chargée de la liquidation des dépenses que la formation du corps des Volontaires de la Charte avait occasionnées, […] aujourd’hui la totalité desdites dépenses a été acquittée par la Commission des dommages et la Ville de Paris a reçu le remboursement des dépenses qu’elle avait faites. J’ai lieu de croire, monsieur le Président, que ces renseignements suffiront pour faire apprécier la demande des pétitionnaires, qui paraissent être dans une situation pénible, à laquelle vous pourrez, sans doute, apporter quelque soulagement. » Jullerot, comme « sous-lieutenant de la charte », signa le certificat suivant en faveur de Boullanger, Pierre : « Nous, soussignés, certifions que le nommé Boullanger, Pierre a pris les armes dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, qu’il a combattu rue de Rivoli ainsi qu’au Louvre, où il a montré du courage pour la défense de nos droits, attaqués. Par conséquent, nous estimons qu’il a droit aux récompenses accordées aux héros de Juillet. » Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Pannier Lafontaine, Jean-François ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 374 in dossier Boullanger, Pierre.

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