Jumeau, Abel, Charles
Biographie
Né vers 1778 à Paris. Compagnon cloutier. Il est répertorié (sous le numéro 877) dans la liste des demandes de secours posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le registre des délibérations du jury de la Commission des récompenses nationales, en date du 11 janvier 1831, contient les indications suivantes sur sa participation aux combats : « Le 28 au pont d’Arcole avec une épée. Le 29 a battu la caisse jusqu’à l’Odéon ; de là, il a porté du linge et de la charpie à Babylone pour le pansement des blessés. » Le jury de la Commission des récompenses nationales, chargé d’examiner les droits de chacun à une récompense, se prononça, dans sa séance du 11 janvier 1831, à aucune voix pour la croix, aucune voix pour la médaille, trois voix pour une mention et six pour rien. Son nom est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il comparut, le 22 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester que Grégoire, Louis, Nicolas avait « été blessé au pouce de la main droite à la caserne de Babylone, étant monté sur une échelle, d’où il est tombé, en combattant ; qu’il ne peut se servir de la main droite pour travailler, le pouce étant dans un état de paralysie absolue ; que le défaut de travail l’a réduit à un état voisin de l’indigence et le met hors d’état de pourvoir au soutien de sa famille, composée de deux enfants en bas âge ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé, puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il présentait le certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions qu’il est à notre connaissance que dans les journées des 27, 28 et 29 juillet le sieur Jumeau, Abel, Charles, compagnon cloutier, demeurant rue Saint-Jacques n° 301, a pris les armes pour la cause de la liberté et qu’il s’est trouvé à la prise de la caserne de Babylone mais que, n’étant armé que d’une épée, il a été invité par ses camarades à s’occuper de porter ses soins aux blessés, travail qu’il a rempli avec autant de courage que d’humanité. Les soussignés attestent de plus que ledit sieur Jumeau leur est connu pour homme de probité, honnête citoyen, bon époux et tendre père de famille. » Signé, le 20 août 1830 : Maquinan, demeurant 219, rue Saint-Jacques ; Girardot, marchand de vins, demeurant 229, rue Saint-Jacques ; Carpentier, perruquier, demeurant 303, rue Saint-Jacques. Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 301, rue Saint-Jacques en 1831. Archives de Paris VD6 682 n° 3, demandes de secours ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (sous le nom de Jumaux, Abel, Charles ; cité deux fois dont la deuxième sous le numéro 877 et le seul nom de Jumeau) ; Archives de Paris VK3 33 Commission des récompenses nationales, mairie du (ancien) XIIe arrondissement, le 11 janvier 1831, jury pour l’examen des demandes de récompenses honorifiques, idem états nominatifs et listes de noms soumis à la Commission des récompenses nationales (1830-1831) (XIIe arrondissement ancien) ; Archives de Paris VK3 46 (voir dossier Le Roy pour seule indication) ; Archives de Paris VK3 34, liste de 829 noms, accompagnés d’observations sur les exploits des impétrants (sous le nom de Jumaux, Abel, Charles) ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Grégoire, Louis, Nicolas ; Archives de la préfecture de police AA 395.