Junck, Jean-Jacques
Biographie
Né le 18 novembre 1793 à Trêves (Sarre en Allemagne). Ex-officier de cavalerie, chevalier de la Légion d’honneur (son dossier n’est pas dans la base leonore de la Légion d’honneur). Il fut naturalisé français, par ordonnance royale en date du 7 mars 1821. Les 31 août et 1er septembre 1830, étant alors sous-lieutenant aux Lanciers d’Orléans, remplissant les fonctions d’adjudant-major et de semaine à l’Ecole militaire et ne pouvant donc pas s’absenter, il envoyait deux lettres au général Fabvier, président de la Commission des récompenses nationales, pour lui demander la marche à suivre pour faire valoir ses droits à une décoration. Il expliquait que, à la tête de mille cinq cents hommes aux barrières de Clichy et des Batignolles, il avait coopéré à la prise de la Bourse et avait combattu dans les trois journées. Il se disait « victime des événements politiques depuis 1815 et expliquait aussi qu’il cédait aux pressions de son frère, aide de camp du maréchal Molitor et que Fabvier connaissait, aux pressions du colonel Pailhès (voir ce nom) et du commandant Duplan pour faire valoir ses droits à une récompense. En 1831, il était sous-lieutenant, adjoint à l’habillement, chargé du casernement, au 6e lanciers, caserné à Melun (Seine-et-Marne) et n’avait reçu aucune suite à ses demandes, ses pièces ayant été égarées. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, pour être recommandé auprès du ministère de la Guerre. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Le commandant supérieur de l’Ecole militaire, ex-commandant le poste de la Bourse pendant les journées des 27, 28, 29, 30 et 31 juillet dernier, certifie que M. J.-J. Junck, officier de cavalerie, a fait partie de ce poste pendant ces mémorables journées, qu’il puissamment contribué au succès qui ont eu lieu dans diverses attaques parties de ce point et que sa conduite a été digne de tout éloge et mérite toute la bienveillance du gouvernement. » Signé : baron Pailhès (voir ce nom). Junck agrémentait sa signature des trois points maçonniques. Il s’était marié le 24 juillet 1821, cessa toute activité de services militaires le 30 avril 1850 après trente années effectives, et mourut le 24 juillet 1860. Il demeurait hôtel de Normandie, 3, rue des Boucheries-Saint-Honoré (qui deviendra la rue Jeannisson) ou chez M. Sraken, hôtel du Luxembourg, rue de l’Escalier, à Bruxelles (Belgique) ou encore on trouve cette adresse : capitaine au corps royal d’état-major au numéro 6 sur le boulevard aux Batignolles-Monceau en 1831. Bulletin des lois, 7e série, tome douzième, année 1821, n° 455, ordonnance 10713, p. 543 ; Bulletin des lois, année 1851, n° 159, décret 4431, qui accorde une pension de retraite à cinquante-deux militaires, p. 58 ; Bulletin des lois, partie supplémentaire, n° 765, décret n° 11726, décret impérial, en date du 22 septembre 1861, qui accorde des pensions aux veuves ou orphelins de quatre-vingt-deux militaires, p. 626 ; Archives de la préfecture de police AA 395.