Juteau, Jean, Antoine
Biographie
Né le 4 novembre 1796 (mais le 21 novembre 1796 in Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, dossier non blessés indemnitaires) à Paris. Peintre. Il reçut, après la révolution, un total de vingt francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Le dossier de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IXe arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Jutteau, Jean sur les listes du Moniteur universel). Il reçut un secours de cinquante francs en 1850, un secours de soixante francs en 1851 et en 1852. Il demeurait 23, rue aux Fèves en 1831 ; 12, rue Saint-Bon en 1849 ; 9 ou 12, rue Saint-Bon en 1850-1851 ; 12, rue Saint-Bon en 1852. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, (ancien) IXe arrondissement, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) IXe arrondissement (sous le nom de Juteau, Jean, Antoine, Remy) et dossier non blessés indemnitaires (sous le nom de Juteau, Jean, Antoine, Remy) ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées à la mairie du (ancien) IXe arrondissement jusqu’au 15 mars 1831, aux blessés, non blessés, veuves, orphelins, ascendants et sous-lieutenants, par suite des journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) IXe arrondissement ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif des décorés, blessés, combattants de Juillet 1830 et des veuves de décorés ou combattants qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, minute 72 (sous le nom de Juteau, Antoine, Rémi), idem Etat de répartition de secours imputables sue le chapitre 25 bis du budget de 1850 (secours à divers titres), minutes 148-149 (sous le nom de Juteau, Antoine, Rémy), idem Proposition, en date du 27 novembre 1851, d’accorder à 165 décorés, médaillés, blessés, veuves, ascendants, orphelins, combattants et blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à la somme de 9.610 francs, ladite somme imputable sur le chapitre 26 du budget de l’Intérieur, exercice 1851, minutes 202-204 (sous le nom de Juteau, Rémi, Antoine), idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852 (sous le nom de Juteau, René, Antoine). il y a dans Archives nationales in dossier Browarniouck, Auguste, Victor un Juteau, peintre, demeurant 23, rue du Bon-Puits en 1848, qui signe un certificat et son quasi duplicata en faveur de Browarniouck et ainsi rédigés : « Les soussignés, peintres en bâtiment, déclarent et affirment bien connaître le citoyen Browarniouck, peintre, qu’il a été en butte à bien des tourments dans notre état, depuis les affaires du 5 juin [1832, N.D.A.] ; que la propagande qu’il faisait parmi nous dans nos ateliers lui a causé bien des pertes de temps et d’ouvrage ; qu’il a été blessé par les assommeurs à la Bourse ; que son système républicain lui a valu le surnom de Républicain. » Signé, comme délégués et en présence de trois cents ouvriers peintres, à Paris, place du Châtelet, le 22 mars 1848 ; et le duplicata : « Nous tous peintres en bâtiment, déclarons bien connaître le nommé Browarniouck, peintre aussi en bâtiment, attestons que la propagande républicaine qu’il faisait dans nos ateliers où il travaillait avec nous, lui a fait un tort considérable, en lui faisant perdre et manquer souvent d’ouvrage ; qu’il est considéré parmi nous, peintres en bâtiments, comme bon républicain, que les tourments de la police lui ont fait perdre sa clientèle et son avenir. En foi de quoi, nous lui avons signé ce deuxième certificat pour remplacer celui égaré à la Commission. » Signé, en présence de trois cents peintres, place du Châtelet, le 10 septembre 1848.