Kerris
Biographie
Il était élève de l’Ecole polytechnique en juillet 1830. Il signa, le 12 août 1830, le certificat suivant en faveur de Gouvrit, François : « Je, soussigné, élève de l’Ecole polytechnique, déclare que le sieur Gouvrit, ex-canonnier, actuellement ouvrier raffineur, demeurant rue des Vieilles-Tuileries n° 44, a été blessé à l’attaque de la caserne de Babylone, lorsqu’il servait une pièce d’artillerie avec courage et dévouement. Je certifie en outre que malgré sa blessure il n’en n’a pas moins, fidèle à son poste, continué un service actif. » Il signa, le 17 août 1830, le certificat suivant en faveur de Lair, Samuel : « Je, soussigné, élève de l’Ecole polytechnique, certifie avoir trouvé chez le docteur Samuel Lair, rue du Faubourg-Montmartre n° 8, les secours les plus prompts et les plus généreux pour un jeune ouvrier blessé que je lui fis amener. La maison entière du docteur Lair avait adopté, sur sa parole, un genre de défense très bon pour empêcher le passage dans la rue des troupes les mieux disciplinées ; par ses soins, la maison était hérissée de pierres et de défenseurs et la rue partout dépavée. Plusieurs fois, le docteur Lair alla, par son exemple, encourager le peuple assemblé sous ses fenêtres, en lui prodiguant son vin et de l’argent. Il s’exposa plusieurs fois dans les postes les plus périlleux dans les alentours du Louvre et des Tuileries, où il eut encore le bonheur d’employer utilement ses talents et son art. Il ne fut satisfait qu’après avoir vérifié de ses propres yeux les traces récentes du triomphe universel dans tous les points de la capitale. Et après avoir fait renaître partout la tranquillité dans son quartier il continua avec le même dévouement à prodiguer ses secours aux malheureux que la confiance publique lui amenait. » Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 211 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Lair, Samuel ; Archives nationales F/1dIII/57 in dossier Gouvrit, François.