L’Huillier
Biographie
Courrier de la malle-poste de Toulouse à Bayonne en 1848. Il adressa, le 17 mars 1848, une lettre à la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et dans laquelle il rappelait ainsi sa participation à la révolution de Juillet : « Le hasard me fait lire sur un journal qu’il y a une Commission des récompenses nationales et que vous en êtes le président. Mon nom, citoyen, vous est probablement déjà connu. Je suis ce Lhuillier qui, les 27, 28 et 29 à eu l’occasion de se faire remarquer d’une manière toute particulière sur le Pont-Neuf, en face Henri IV, et sur la place Saint-Germain-l’Auxerrois, à la prise du Louvre, et à 2 heures et demie à la prise des Tuileries. Appelé à la Commission des récompenses nationales à l’Hôtel de ville avec M. Béthou, j’ai eu l’honneur d’être décoré de Juillet. Par suite, j’ai été nommé courrier de la malle. En 1832, le 5 juin, à la suite du convoi du général Lamarque, j’ai été blessé en prêtant secours à d’autres blessés, ce qui a été et vous sera constaté ; par suite des affaires, M. Conte, directeur général des postes, a jugé convenable de m’évincer de la capitale, en m’envoyant courrier en province et me promettant que je reviendrai au bout d’une année à Paris, que ceci était une mesure prise pour tous. Depuis ce moment, voilà quatorze ans que je suis privé d’être près de mes six frères et beaux-frères, tous à Paris et tous établis, et de ma bonne et vieille mère, sexagénaire. Je viens vous prier de me rendre un service, celui de demander au citoyen Etienne Arago, directeur général des postes, de donner l’ordre de m’autoriser à prendre une place dans la malle jusqu’à Paris. C’est une chose facile s’il le veut. Cela a été accordé par M. Conte, ancien directeur général, à beaucoup de monde, à l’exception de moi ; et comme je ne suis pas très avancé dans ma position, cela me faciliterait l’avantage d’aller me présenter en personne devant votre Commission, où j’espère justice me sera rendue. Croyez-le bien, je ne me permettrais pas de rien solliciter. Seulement si mes droits bien acquis et mon rang d’ancienneté joint à ma conduite bien constatée me mettent sur les rangs pour pouvoir rentrer dans mon emploi à Paris, s’il se trouve des vacances. Je me repose entièrement sur ce que vous ferez pour moi […]. » Il fut recommandé par la Commission pour une place de courrier à Paris. Il demeurait à Toulouse (Haute-Garonne) en 1848. Archives de la préfecture de police AA 399. C’est lequel ?... sans doute Lhuillier, Jean-Baptiste ?