Labat, Pierre, Auguste, Léon
Biographie
Médecin. Docteur en médecine de la faculté de Montpellier depuis le 6 février 1824. Arrivé à Paris en janvier 1831, depuis Aix, pour exercer son état de médecin, il sollicita une récompense nationale, seul dédommagement qu’il demandait pour les nombreux sacrifices qu’il avait faits en juillet 1830 et surtout la perte d’une grande partie de sa clientèle, « dont la moitié était constituée des partisans de l’ancienne dynastie ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la préfecture des Bouches-du-Rhône, au nom de la Commission des récompenses nationales. Il joignait deux certificats à sa demande. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, domiciliés et demeurant en cette ville d’Aix, certifions et attestons en faveur de la vérité, que le sieur Pierre, Auguste, Léon Labat, docteur en médecine, habitant notre ville depuis cinq années environ, s’est toujours montré le zélé défenseur de nos libertés, qu’il a été le premier à arborer le drapeau national et que dans toutes les circonstances qui ont précédé et suivi notre belle révolution il a donné des preuves du plus pur patriotisme. » Signé, le 29 octobre 1830 : Roms, chef de bataillon de la garde nationale ; Moutte, avocat ; Victor Sec, négociant ; Delaporte, sous-lieutenant ; Etienne Vieil ; Banne, marchand chapelier ; Defougères, avocat et professeur de droit ; Gas, sous-lieutenant ; Serreire, capitaine ; Baudun, sous-lieutenant ; Crémieux cadet, avocat ; Sconio, capitaine ; Faure, major ; Marion, capitaine ; Bisemont, capitaine ; Louis Chauvet, sous-lieutenant ; Bexio, capitaine ; Pellen, sous-lieutenant ; Nicollo, capitaine ; Punal, lieutenant-colonel ; L. Chappus, officier d’état-major ; Villier ; Vial, capitaine ; Sauveur ; Archard, grenadier au 1er bataillon ; Combes, avocat ; Paul, avocat. Le second certificat, ainsi rédigé, en date du 22 novembre 1830 : « Nous, maire d’Aix, certifions que M. Labat, docteur en médecine, domicilié en cette ville, a mérité par sa conduite, dans l’heureux changement politique qui vient de s’opérer, la bienveillance du gouvernement ; que M. Labat, usant de l’ascendance que lui donne son état sur les classes ouvrières ainsi que sur les habitants de la campagne, encouragea par son bon exemple et de tous ses moyens l’élan patriotique de notre population ; que c’est lui qui dans nos murs arbora le premier drapeau national, deux jours avant que la commune en eût reçu l’ordre. Certifions en outre que, dans ces circonstances critiques, sa conduite nous a paru assez digne d’éloges pour devoir lui en témoigner notre satisfaction par la présente attestation. ». Membre et secrétaire de la Commission de salubrité du quartier du faubourg Saint-Germain. Il sollicita, le 19 septembre 1831, l’examen des droits qu’il avait à une décoration : « Depuis mon arrivée à Paris, 10 janvier 1831, ne me livrant qu’à l’exercice assidu de mon état, j’ignorais les renseignements que vous avez demandés aux autorités départementales, pour connaître ceux qui ont bien mérité de la patrie et auxquels vous désirez décerner la Croix de Juillet. Ayant à ma disposition des certificats honorables qui m’ont été délivrés par messieurs le maire, le sous-préfet, ainsi que par tous les notables du lieu qui ont tous désiré me recommander à la bienveillance du gouvernement, je vous prie, monsieur le ministre, d’en prendre connaissance et de vouloir bien m’accorder, de même qu’à mon frère (chef des archives de la préfecture de police) la Croix de Juillet, en récompense de mes actions, aussi pures d’excès que recommandables par leur vrai patriotisme, et comme le seul dédommagement que je désire pour les nombreux sacrifices que j’ai faits à cette époque dans l’intérêt de notre bonne cause et de la tranquillité publique. » Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier, ainsi rédigé : « Nous, maire d’Aix, certifions que M. Labat, docteur en médecine, domicilié en cette ville, a mérité, par sa conduite dans l’heureux changement politique qui vient de s’opérer, la bienveillance du gouvernement ; que M. Labat, usant de l’ascendant que lui donne son état sur les classes ouvrières ainsi que sur les habitants de la campagne, encouragea, par son bon exemple et de tous ses moyens, l’élan patriotique de notre population ; que c’est lui qui dans nos murs arbora le premier drapeau national, deux jours avant que la commune en eut reçu l’ordre ; certifions en outre que dans ces circonstances critiques sa conduite nous a paru assez digne d’éloges pour devoir lui en témoigner notre satisfaction par la présente attestation. » Signé, le 22 novembre 1830 : le maire d’Aix. Le second : « Nous, soussignés, domiciliés et demeurant en cette ville d’Aix, certifions et attestons en faveur de la vérité, que M. Pierre, Auguste, Léon Labat, docteur en médecine, habitant notre ville depuis cinq années environ, s’est toujours montré le zélé défenseur de nos libertés, qu’il a été le premier à arborer le drapeau national et que, dans toutes les circonstances qui ont précédé et suivi notre belle révolution, il a donné des preuves du plus pur patriotisme. » Signé, le 29 novembre 1830 : Paul, avocat ; Delaporte, lieutenant de la garde nationale, médecin vétérinaire ; Moute, avocat ; Roms, chef de bataillon de la garde nationale ; Vreil, Etienne ; Césanne, machand chapelier ; Baudun, sous-lieutenant ; Gas, lieutenant de la garde nationale à cheval ; Defougère, avocat et professeur à la faculté de droit ; Faure, major de la garde nationale ; Sunnis, capitaine ; Serreire, capitaine des grenadiers de la garde nationale ; Marion, capitaine de la garde nationale ; Birmmont, capitaine ; Crémieux cadet, avocat ; Pellen, sous-lieutenant ; Bexio, capitaine ; Nicollo, capitaine ; Chauvet, sous-lieutenant ; Chappus, officier d’état-major ; Punas, lieutenant-colonel ; Vial, capitaine ; Combes, avocat ; Valliès ; Achard ; Sauveur ; Nicollo, capitaine ; Victor, négociant. Il était, en 1831, membre et secrétaire de la commission de salubrité du quartier du faubourg Saint-Germain. En janvier 1832, la commission pensa que les faits sur lesquels le pétitionnaire se fondait ne constituaient pas un droit suffisant à une récompense. Il demeurait à Aix en 1831 ; 59, rue de Grenelle-Saint-Germain à Paris en 1831-1843. Archives de Paris VD4 11 pièce 3161 Liste des médecins et chirurgiens, docteurs en médecine et en chirurgie, officiers de santé et sages-femmes qui ont fait enregistrer leurs titres aux secrétariats de la préfecture de la Seine et des deux sous-préfectures du département de la Seine, jusqu’au 31 mai 1833 ; Archives nationales F/1dIII/81, dossier Seine-Inférieure. Voir Laugier, Martin, Joseph dit Cambronne.