Labrousse, Emile

Biographie


Né le 20 mars 1800 à Cahors (Lot). Maître de pension. Il donnait le récit suivant de sa participation aux combats de Juillet : « […] Directeur d’une des plus nombreuses institutions de Paris, je réunis, le 27 juillet, tous les professeurs de mon établissement et leur signifiai que je regarderai comme démissionnaire tous ceux qui ne viendraient pas se ranger autour de moi pour combattre les ennemis de notre liberté. Six d’entre eux m’ont accompagné dans nos trois journées. Nous avons combattu à la Grève, à la prise du Louvre et dans la rue Saint-Honoré. Mes voisins ont reconnu ma bonne conduite dans ces glorieux événements, en me nommant capitaine commandant de la compagnie de mon quartier, et la ville où je suis né voulant aussi me témoigner sa satisfaction, m’a chargé de la représenter auprès du roi. » Il était porteur d’un certificat signé par le colonel de la Ire légion de la garde nationale, attestant qu’il s’était inscrit dès le 29 juillet sur les effectifs de cette légion et qu’il avait fait immédiatement son service plusieurs jours de suite. Le maire du (ancien) Ier arrondissement témoigna qu’il s’était « signalé par le dévouement le plus louable et le plus constant à la mairie, dès la fin de juillet, qu’en plusieurs circonstances très difficiles son intervention à la tête des gardes nationaux nous a été très utile et a mérité notre reconnaissance ». Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Il reçut sa médaille le 4 juillet 1831, et son brevet le 13 septembre de la même année (sous le nom de Labrousse, Jean-Baptiste, Emile, in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe, bien né le 20 mars 1800 à Cahors et demeurant 4, passage Cendrier). Il délivra le certificat suivant en faveur de Sauvage, Charles : « Je certifie avoir remarqué dans les trois journées de Juillet, parmi les citoyens armés pour repousser la tyrannie, le jeune Sauvage, Charles. Il a fait son devoir dans différentes rencontres avec la garde royale et les Suisses. Il s’est surtout distingué à la place de Grève. » Nous empruntons au Dictionnaire des parlementaires français de Robert, Bourloton et Cougny la notice biographique qui lui est consacrée et ainsi rédigée : « Représentant en 1848 et en 1849, né à Cahors (Lot) le 25 juin 1799, mort à Bruxelles (Belgique) le 11 octobre 1867, fils d’un patriote de 1792, resta de bonne heure orphelin et sans fortune. Après de brillantes études commencées au collège de sa ville natale et terminées à Paris, il fut pendant plusieurs années sous-directeur de l’Ecole polytechnique, puis il se fit chef d’institution. Après 1830, comme il venait de céder son établissement, on lui offrit l’emploi de payeur à l’armée du Nord ; il l’accepta, puis y renonça bientôt (1832), dès qu’il vit la marche rétrograde du nouveau gouvernement. Il se rendit alors à Bruxelles ; mais une note officieuse l’y avait précédé ; suspect de propagande républicaine, il reçut l’ordre de se rendre à Bruges sous la surveillance de la haute police. La Chambre des représentants belges s’émut et réclama contre ce déni d’hospitalité : MM. Gendebien, de Brouckère et autres libéraux obtinrent pour lui la permission de rentrer à Bruxelles où, de concert avec eux, il fonda et dirigea avec succès une Ecole centrale du commerce et de l’industrie. A la révolution de Février, M. Emile Labrousse fut nommé commissaire du gouvernement provisoire dans les départements du Lot, de la Corrèze et du Cantal. Puis il fut élu, le 23 avril 1848, représentant du Lot à l’Assemblée constituante, le 7e et dernier par 34.255 voix. Il siégea à gauche, appartint au comité de l’instruction publique et vota presque toujours avec la fraction la plus avancée du parti démocratique : contre le rétablissement du cautionnement, contre les poursuites contre Louis Blanc et Caussidière, pour l’abolition de la peine de mort, pour l’amendement Grévy, pour l’abolition du remplacement militaire, pour le droit au travail. Il adopta l’ensemble de la constitution et se prononça encore : pour la suppression de l’impôt du sel, contre la proposition Rateau, pour l’amnistie, contre les crédits de l’expédition de Rome, pour l’abolition de l’impôt des boissons, etc. Réélu le 13 mai 1849, représentant du Lot à la Législative, le 4e sur 6, par 31.452 voix (65.958 votants, 90.046 inscrits), il reprit sa place à la Montagne et fit une vive opposition au gouvernement présidentiel de L.-N. Bonaparte. Avec la minorité républicaine, il ne cessa de voter et de protester contre les actes du gouvernement et les décisions de la majorité conservatrice de l’Assemblée, se montra adversaire du coup d’Etat du 2 décembre 1851, et, compris dans le décret d’expulsion, se retira de nouveau en Belgique, où il mourut (1867). » Il demeurait 38, rue Basse-du-Rempart (mais peut-être 54, rue Basse-du-Rempart in Archives de Paris VD6 92 et sur son dossier in Archives de Paris VK3 47 ; mais lui donne comme adresse 4, passage Cendrier et aussi in Archives de Paris VK3 24 dans le registre qu’il signe ; mais aussi 38, rue Basse-du-Rempart in Archives de Paris VD6 92, liste des médaillés et surtout in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives de Paris VK3 25 dans une liste de citoyens proposés pour la médaille, liste qui est corrigée à la main ; 54, rue Basse-du-Rempart in Archives de Paris VK3 25 liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet) en 1831. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Archives de Paris VD6 3 ; Archives de Paris VD6 91 in dossier Sauvage, Charles ; Archives de Paris VD6 92, liste des décorations du (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 24, département de la Seine, (ancien) Ier arrondissement, contrôle nominatif des citoyens décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 25 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille, (ancien) Ier arrondissement ; Archives nationales même référence liste alphabétique des décorés de la médaille de Juillet ; Archives de Paris VK3 47 ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) Ier arrondissement ; Dictionnaire des parlementaires français, depuis le 1er mai 1789 jusqu’au 1er mai 1889, Robert, Bourloton et Cougny, FES-LAV, Paris, Bourloton, 1891, p. 486. Plusieurs Labrousse sont au moins parents ; ils habitent à la même adresse…

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.