Labrut, Arthur, Onésime
Biographie
Garde du corps. Il fut blessé le 28 juillet, en sortant de l’hôtel des gardes du corps, quai d’Orsay. Il mourut, le 23 août 1830, des suites des blessures qu’il avait reçues. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) Ier arrondissement. Le 31 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) Ier arrondissement, comparurent : Sailly, Henry, Honoré, né vers 1788, tenant l’hôtel de Bourgogne, 31, rue Caumartin et y demeurant ; Bally, Christophe, né vers 1798, concierge de l’hôtel de Bourgogne, 31, rue Caumartin ; Page. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Labrut, Arthur, Onésime « et savoir qu’il a été blessé par un coup de feu à la cuisse gauche, le 29 juillet dernier, en se retirant avec plusieurs de ses camarades de l’hôtel des ex-gardes du corps, quai d’Orsay, qu’il a été transporté de suite à l’hôpital de la Charité, où il est resté pendant sept à huit jours et qu’après il a été amené l’hôtel d’Hungerford, rue Caumartin, où il est mort le 23 août dernier par suite de sa blessure ». Son frère, capitaine au 54e régiment de ligne, reçut un secours de cent francs le 1er septembre 1830 auprès de la mairie du (ancien) Ier arrondissement ; il était venu de Toulon par congé pour assister son frère. Il sollicita pour leur sœur, Labrut, Louise, Marie, Alexandrine, née vers 1790 à Hennebon (Morbihan), « infirme et en démence », une pension et pour leur frère, Louis, Adolphe, né vers 1799 à Hennebon, réformé de l’armée active en 1816, pour cause d’épilepsie, son entrée à la maison royale de Charenton, vu l’aggravation de son état. Labrut, Louise, Marie, Alexandrine vit rejeter sa demande de pension, étant âgée de plus de quarante ans et son frère ayant été garde du corps au moment où il avait été blessé à mort. Cependant, il fut alloué, titre de cas exceptionnel, à Labrut, Louise, Marie une indemnité définitive de six cents francs par la Commission de la souscription nationale ; il semble qu’elle ne chercha pas à la toucher. De la même manière, il fut alloué, titre de cas exceptionnel, à Labrut, Louis, Adolphe, à titre de cas exceptionnel, une indemnité définitive de six cents francs par la Commission de la souscription nationale ; il semble qu’il ne chercha pas non plus à la toucher. Il demeurait 31, rue Caumartin ; sa sœur, à l’hospice général de Vannes (Morbihan) en 1831 ; le frère, capitaine au 54e régiment de ligne, rue du Bouloy, hôtel des Domaines en février 1831 lors de son passage à Paris. Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la IIe classe du Ier arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives p. 67, liste nominative du Ier des cas exceptionnels d’orphelins au nom desquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit, avant le 1er janvier 1834, terme de la déchéance, p. 115, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832 ; Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement, idem liste des blessés indemnitaires de la 1re classe, compte établi du 1er août 1830 au 31 août 1831, où son nom est naturellement rayé ; Archives de Paris VD6 121 n° 2 mairie du (ancien) 1er arrondissement, liasse 4, idem liasse 7 liste des secours aux combattants ; Archives de Paris VK3 18, Bordereau nominatif des veuves, blessés et combattants de Juillet qui n’ont par réclamé à la mairie du (ancien) Ier arrondissement le montant des sommes qui leur ont été allouées par la Commission de la souscription nationale, dont le versement est fait à la caisse de la préfecture de la Seine, chargée de leur en tenir compte, idem Préfecture du département de la Seine, Commission de la souscription nationale, allocations accordées par décision spéciale à des personnes domiciliées dans le (ancien) Ier arrondissement ; Archives de Paris VK3 25, une liste de personnes tuées et qui ne semblaient dépendre d’aucun arrondissement parisien (liste établie au moment de recenser les noms qui devaient inscrits sur les tables du Panthéon, N.D.A.) (où son nom est inscrit au crayon à papier, à peine lisible) ; Archives de Paris VK3 26, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) Ier arrondissement de Paris, état nominatif des individus dans une position exceptionnelle dont les bulletins individuels ont été remis le 26 novembre 1831 au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine ; Archives de Paris VK3 26, (ancien) Ier arrondissement de Paris, état des habitants du (ancien) Ier arrondissement qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 28 un récapitulatif alphabétique des secours donnés aux combattants avec indication précise des dates ; Archives de Paris VK3 47 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état de cent cinquante demandes formées en vertu des articles 1er, 2e, 3e, 4e et 11e, de la loi du 13 décembre 1830 et reconnues non fondées ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) Ier arrondissement, cas exceptionnels et liste nominative des personnes pour lesquelles il a été déposé diverses sommes à la caisse de la préfecture du département de la Seine pour y être réclamées par qui de droit jusqu’au 31 décembre 1833, (ancien) Ier arrondissement, cas exceptionnels d’orphelins.