Lacour, Jean-Pierre, Paul
Biographie
Né vers 1785 à Paris (ancien) IXe arrondissement. Peintre en bâtiment. Il s’illustra à la Grève, rue Planche-Mibray, à l’arcade Saint-Jean, au Louvre, rue Saint-Honoré et aux Tuileries Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il comparut, le 25 avril 1831, devant le maire du (ancien) XIIe arrondissement, pour attester savoir que Libert, Gabriel, Joseph, Marie avait « été atteint d’un coup de feu à la partie inférieure du ventre, en combattant à la prise du Louvre, le 29 juillet dernier, qu’il a été transporté à la suite de cette action à l’hôpital Beaujon, où il est décédé le 31 juillet suivant des suites de sa blessure ». Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] XIIe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir un secours et la Croix de Juillet. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, décorés de Juillet, certifions avoir vu le nommé Lacour combattre à la Grève et au Louvre et aux Tuileries et s’est montré bon citoyen et qu’il a quitté sa maison, sa femme et ses enfants pour voler au secours de ses frères qui combattaient pour la liberté et leur pays. En outre, depuis le sieur Lacour s’est toujours montré un bon citoyen, ayant toujours fait le service militaire [lire le service de la garde nationale, N.D.A.] jusqu’à ce jour. » Signé, le 9 décembre 1831 : Chatelin (voir Chatelain, Barthélemy, Pierre), décoré de Juillet ; Chertier (voir Chertier, Vivant, ou Vivan-Chertier), qui ajoutait que Lacour avait été sous ses ordres pendant l’expédition de Rambouillet et qu’il l’avait nommé sous-officier parce qu’ayant observé qu’il « servait avec exactitude » ; Haucerne (voir Haucerne, Charles, Louis, Marie), décoré ; Debuire, Louis (voir Debuir, Louis). Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, certifie que M. Lacour père, Jean-Pierre, Paul fait partie de la 2e compagnie que je commande depuis la réorganisation de la garde nationale, qu’il a toujours été très exact à son service, qu’il met un grand zèle à remplir tous ses devoirs de bon citoyen, qu’il a toujours été à toutes les prises d’armes, où il a donné preuve de courage, de persévérance et en même temps de sagesse et de prudence ; qu’enfin sa conduite a toujours été digne d’exemple et qu’elle mérite les plus grands éloges. » Signé, le 6 mai 1831 : Favrel, capitaine à la 2e compagnie du 3e bataillon de la XIIe légion ; Bertrand, chef du 3e bataillon de la XIIe légion. Il était inscrit sur les fiches de la Commission comme malheureux. Il demeurait 41, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève en 1831. Archives nationales F/1dIII/64 in dossier Libert, Gabriel, Joseph, Marie ; Archives de la préfecture de police AA 396.