Lafabry, François, Philibert

Biographie


Né le 14 février 1789 à Hem-Lenglet (Nord). Charcutier en 1816 puis commissionnaire en 1830. Il combattait le 29 juillet à l’attaque de la caserne de Babylone, en compagnie de Guénot, Ménétrier et Sanson, Jean, Pierre, Auguste et chuta dans le feu allumé devant la caserne de Babylone ; il était depuis affecté d’un tremblement nerveux continuel. Il reçut un secours de cinquante francs en août et un autre de la même somme en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Le 15 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, comparurent : Lefevre, Pierre, François, né vers 1781, employé, demeurant à l’hospice du Midi ; Masson, Pierre, Antoine, né vers 1778, dégustateur de boissons, demeurant au Petit-Montrouge ; Ramonet, Etienne, François, né vers 1792, marchand de vins, demeurant 17, place Maubert ; Mocquet, Nicolas, Félix, né vers 1803, marchand épicier, demeurant 6, rue de la Bûcherie. Ils attestèrent bien connaître Lafabry, François, Philibert et savoir « qu’il a combattu pendant les trois journées des 27, 28 et 29 juillet, qu’il est tombé dans le feu allumé à la caserne de Babylone et que depuis cette époque il a une affection nerveuse qui ne lui permet pas de se livrer à aucune espèce de travail ». De la même manière, le 24 mars 1831, devant le commissaire de police du quartier Saint-Jacques, comparurent : Lefevre, Pierre, François, employé à l’administration des hospices, demeurant à l’hospice du Midi ; Masson, Pierre, Antoine, dégustateur de boissons, demeurant au 6, Petit-Montrouge ; Baltazar, François, docteur en chirurgie, demeurant 17, rue de la Harpe ; Mocquet, Nicolas, Félix, marchand épicier, demeurant 6, rue de la Bûcherie ; Ramonet, Etienne, François, marchand de vins, demeurant 17, place Maubert. Ils attestèrent que Lafabry, François, Philibert, avant les journées de Juillet « n’était pas atteint de la maladie dont il est affecté aujourd’hui et que ce n’est qu’à sa sortie de l’hôpital qu’ils l’ont vu avec un tremblement de tous ses membres ; maladie qu’ils ne peuvent attribuer en conséquence qu’aux blessures qu’il a reçues pendant lesdites journées et qui l’empêchent de travailler ». Il reçut un secours de seize francs, le 2 février 1831, un secours de seize francs, le 9 février 1831, un secours de seize francs, le 16 février 1831, un secours de seize francs, le 23 février 1831, un secours de seize francs, le 2 mars 1831, un secours de seize francs, le 9 mars 1831, un secours de trente francs, le 16 mars 1831, un secours de trente francs, le 13 avril 1831, un secours de soixante francs, le 30 avril 1831, un secours de soixante francs, le 31 mai 1831, à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Son classement dans les différents classes des blessés fut d’abord ajourné, par décision du jury médical de la Commission des récompenses nationales, en date du 10 mars 1831 (sous le nom de Lafabrie, François, Philibert), puis Lafabry, par décision du même jury, en date du 15 mars 1831, fut admis dans la 6e classe des blessés et pensionné de six cents francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Il est répertorié (sous le numéro 630) dans la liste des demandes d’admission à l’hôtel des Invalides posées auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement, après la révolution. Son nom (aussi sous le numéro 630) est sur une liste alphabétique du (ancien) XIIe arrondissement de blessés qui comparurent devant le jury médical. Il comparut, le 8 mars 1831, devant le juge de paix du (ancien) XIIe arrondissement, et certifia que « se trouvant à la caserne de Babylone le 29 juillet, ils ont vu le nommé Jean, Pierre, Auguste Sanson […] qui se battait et qui a été atteint d’une hernie dans l’aine gauche en manœuvrant une pièce de canon ». En 1831, il était inscrit sur le livre des pauvres et il produisit un certificat d’indigence auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Il mourut le 7 juillet 1835 à l’hospice de Sainte-Perrine rue de Chaillot. Il laissait une veuve, Brasseur, Marie, Julie, qu’il avait épousée le 13 août 1816 à La Neuville-aux-Gouttes (Ardennes) ; sur l’acte de mariage, Lafabrique, François, Philibert (sic) est indiqué comme le fils de Lafabrique, Disaau et de feue Fové, Froisienne, son épouse et comme exerçant la profession de charcutier ; Brasseur, Julie (sic) est indiquée comme née le 7 juin 1793 à La Neuville-aux-Gouttes, fille de feu Brasseur, Pierre, Joseph (décédé le 3 août 1811 à La Neuville-aux-Gouttes) et de feue Martin, Marie, Nicole, son épouse. La veuve demanda la continuation du versement de sa pension. En 1850, elle sollicita des secours. La police donna sur son compte les renseignements suivants : « […] Cette femme, qui vit en concubinage, fabrique des jouets d’enfant et a un logement assez bien meublé ; elle sous-loue même quelques pièces de ce logement. On la représente sous les plus détestables rapports ; elle se livre à la boisson […]. » Il demeurait à La Neuville-aux-Gouttes en 1816 ; 1, rue de la Bûcherie (mais 10, rue Galande in Archives de Paris VK3 35, in Archives de Paris VK3 22) en 1830-1831 ; sa veuve, 12, rue du Battoir-Saint-André (où la police la dit cependant complétement inconnue à cette adresse et dans les environs) chez M. Masson Four en 1835 ; 184, rue du Faubourg-Saint-Denis en 1850-1853. Premier état, arrêté le 19 août 1830, des secours distribués par Le Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 33 ; Journées des 27, 28 et 29 juillet, liste des morts, des blessés, des veuves, des orphelins, Paris, A. Boulland, 1830, p. 37 (sous le nom de Labary, François, Philippe) ; Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 79 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 112 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (aussi sous le numéro 630) ; Archives de Paris VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VD6 682 n° 3, liste des demandes d’admission à l’hôtel des Invalides, pièces produites par les blessés (sous le numéro 630) ; Archives de Paris VK3 14, état des blessés dont les pensions ne sont point encore liquidées, idem une pièce du jury médical en date du 15 mars 1831 ; Archives de Paris VK3 22, relevé des quittances remises à M. le pair de France, préfet de la Seine, par M. Delestre, délégué de la Commission des récompenses nationales, à l’appui des paiements faits aux blessés de Juillet, veuves et orphelins, depuis le 2 février 1831 jusqu’au 31 mai inclusivement ; Archives de Paris VK3 35, liste des décorés des 27, 28 et 29 juillet, qui ont été habillés en exécution de l’arrêté de M. le préfet de la Seine ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des citoyens blessés dans les journées de Juillet et admis à la pension (cahier de trente-deux blessés) ; Archives nationales F/1dIII/43 in dossier Barono ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/75 in dossier Sanson, Jean, Pierre, Auguste ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 6e classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet, 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Envoi d’un état nominatif de décorés, blessés ou combattants de Juillet 1830, sur le compte desquels il y a lieu de prendre des renseignements, à la date du 20 mai 1850, minutes 105-109.

Soumettre une suggestion sur la notice

Votre adresse email
Numéro de téléphone


Tous droits réservés - © 2026 Laurent Louessard / Camille Maillet (Torii Kōdo) - Mentions légales - Politique de confidentialité - Contact
An unhandled error has occurred. Reload 🗙

Rejoining the server...

Rejoin failed... trying again in seconds.

Failed to rejoin.
Please retry or reload the page.

The session has been paused by the server.

Failed to resume the session.
Please reload the page.