Lagarde, Florentin, Marie, Servais, Denis
Biographie
Né le 13 mai 1810 à Paimpol (Côtes-d’Armor). Elève de l’Ecole polytechnique en juillet 1830. Selon le rapport que fit Lannoy (voir Lannoy Raignault de, Camille, François), autre élève de la même Ecole et choisi pour établir les droits de chacun des élèves à une récompense honorifique, en fonction de la part prise aux combats de Juillet, et cette part prise en uniforme ou en habits bourgeois, Lagarde ne semble pas avoir participé aux événements de Juillet au point d’être récompensé par une quelconque distinction honorifique. Le 19 avril 1831, le commandant en second de l’Ecole polytechnique rapportait sur lui qu’il faisait partie d’une « liste nominative de ceux des élèves de l’Ecole polytechnique qui, n’ayant pas été désignés par les quatre [Baduel, Bosquet, Solignac et Gavaret, membres de la sous-commission chargée d’examiner les droits à une récompense honorifique pour chacun des élèves encore présents à l’Ecole polytechnique en 1831, N.D.A.] que vous avez entendus dernièrement, m’ont cependant déclaré avoir pris une part plus ou moins active aux événements de juillet 1830. J’ai la conviction qu’un plus grand nombre a concouru à ces événements mais que, par une modestie honorable, ils n’en veulent tirer vanité ni recevoir récompense ou même éloge. Je doute même beaucoup que tous ceux cités d’autre part se rendent, ainsi qu’ils y ont été invités devant la Commission réunie à la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ». Il signa, le 20 août 1830, le certificat suivant en faveur de Petit, Jean-Baptiste : « Nous, élèves de l’Ecole polytechnique, commandant les compagnies des braves citoyens qui, le 29 au matin, se sont formés en colonne sur la place de l’Odéon pour se porter sur la caserne des Suisses rue de Babylone et s’en rendre maîtres, certifions à qui il appartiendra que M. Petit, ancien sous-officier au 12e léger, est un des citoyens qui avec sa troupe occupaient déjà le Louvre et les Tuileries au moment où nous y arrivâmes ; que c’est d’après son zèle et au milieu du péril que nous avons fait cesser le feu qui déjà se dirigeait sur le château, ignorant entièrement que nos frères de la journée du 29 nous y avaient précédés. Certifions en outre que M. Petit depuis le 29 au soir jusqu’au jour de la transfération de l’état-major général la rue du Mont-Blanc, n’a cessé s’y soutenir sa constance patriotique pour le triomphe de la cause de la liberté et de l’ordre public. » Il était encore élève de l’Ecole en 1831. Histoire de la révolution de Paris depuis le 26 juillet jusqu’au 31 août 1830, Paris, chez Philippe libraire, rue Dauphine, 20, 1830, p. 211 ; Archives de Paris VK3 17, Témoignages, rapports, notes sur les élèves de l’Ecole polytechnique ; Archives nationales F/1dIII/71 in dossier Petit, Jean-Baptiste.