Lagoublaye de Ménorval, Eugène, Jean, Laurent

Biographie


Né le 18 octobre 1790 à Lamballe (Côtes-d’Armor), fils de la Goublaye de Ménorval, Joseph, Maire, Jean-Baptiste et de Le Hérisson, Anne, Perrine, son épouse. Les parents ayant émigré et ayant été dépossédés, les enfants (de la Goublaye de Ménorval, François, Marie ; de la Goublaye de Ménorval, Eugène, Jean, Laurent ; de la Goublaye de Ménorval, Elisabette, Jacquette, Françoise, épouse de Louis, Joseph de Quélen ; de la Goublaye de Ménorval, Marie-Antoinette, Anne, épouse de Jacques, François Garden de la Bourdonnaye) furent indemnisés, par décision de la Commission, en date du 15 septembre 1826, par le versement d’une somme de 60.675,03 francs soit une rente de 1.820 francs. Ancien officier de cavalerie. Il fut admis, à partir du 31 juillet 1834, pour recevoir une somme de vingt francs par mois en tant que condamné pour cause politique sous la Restauration. Il déposa un dossier devant la Commission des récompenses nationales instituée après la Révolution de Février, et qui nous donne quelques indications sur sa participation à la révolution de Juillet. Il adressa, en effet, le 4 août 1848, la lettre suivante à la Commission : « Absent de Paris depuis le 19 mars, ce n’est qu’aujourd’hui que je me trouve en mesure pour réclamer auprès de vous une récompense que je crois avoir méritée tant par les malheurs que j’ai éprouvés sous la Restauration que par ma conduite en 1830 et 1848. N’ayant rien réclamé en 1830 quoiqu’il m’eût été facile de prouver que j’avais puissamment contribué à la prise de la caserne de Babylone, je m’adresse à vous avec confiance. Blessé grièvement à l’épaule gauche sur la place de l’Ecole polytechnique, cela ne m’a pas empêché de défendre avec mes deux fils la barricade que commandait le citoyen Capelle, rue Saint-Honoré, près le Palais-National. Je joins à son attestation une copie du brevet qui m’a été accordé le 31 juillet 1834 comme condamné politique. Je serai consolé de tout ce que j’ai souffert depuis 1817 si j’obtenais de vous la permission de porter la décoration de Février. Père de deux enfants, ayant une femme souvent malade, ma position est des plus pénibles et je ne la supporte qu’en espérant un meilleur avenir pour mon pays. » Il joignait à sa demande un certificat médical qui attestait qu’il souffrait d’une luxation de l’humérus gauche, à la suite d’un coup violent reçu le 23 février, et délivré par le docteur Leroy d’Etiolles (voir Leroy d’Etiolles, Jean-Jacques, Joseph), chirurgien des Invalides civils. Il joignait aussi le certificat établi pour le reconnaître comme condamné politique sous la Restauration et le certificat dont il faisait état dans sa lettre et ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare que le citoyen Lagoublaye de Ménorval, Eugène, Jean, Laurent ne m’a pas quitté, ainsi que ses deux enfants, pendant la journée du 24 février 1848, à la barricade que je commandais rue Saint-Honoré près le Palais-National (lire Palais-Royal, N.D..A.]. » Signé, le 4 août 1848 : Capelle, chef de poste. Il fut proposé par la Commission pour recevoir le signe honorifique qui devait perpétuer la mémoire de la Révolution de Février mais qui ne fut jamais institué. Il était marié avec Adélaïde, Corneille Saint-Marc et était père de deux enfants, dont l’historien Eugène de Ménorval. Aux Archives nationales dans les inventaires après décès, Genoud, Anne est dite veuve en secondes noces de Lagoublaye de Ménorval, Eugène, Jean, Laurent. Il demeurait 91, rue Saint-Honoré en 1848. Ministère des Finances, Etat détaillé des liquidations, faites par la Commission d’indemnité à l’époque du 31 décembre 1826 au profit des anciens propriétaires ou ayant-droit des anciens propriétaires de biens-fonds confisqués ou aliénés révolutionnairement, 1re partie, Imprimerie royale, Paris, 1827, p. 30 ; Archives de la préfecture de police AA 396 ; Archives de la préfecture de police AA 366, Etat des allocations accordées pour le mois de janvier 1848 aux condamnés politiques de la Restauration qui résident à Paris, pour un secours mensuel de vingt francs (quel est le motif de la condamnation ? pas retrouvée…).

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