Lair, François, Jacques, Camille
Biographie
Né le 29 octobre 1787 (mais le 30 octobre 1787 in Archives nationales F/1dIII/37) à Paris. Ancien sous-officier des armées de l’Empire, engagé depuis le 3e jour complémentaire de l’an XII, ayant servi douze années et ayant reçu de nombreuses blessures, il participa aux campagnes d’Espagne, de Saxe, de France et fut blessé à Waterloo. Conducteur de voitures. Il fut blessé d’un coup de feu reçu à la jambe droite (mais à la jambe gauche in Archives de Paris VK3 32 ; bien à la jambe droite au Louvre, le 29 juillet in Archives de Paris VK3 30 et in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II). Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Il reçut un secours de vingt-cinq francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 septembre 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il adressait, avec Sevray, François, Charles, la lettre suivante au général Lafayette : « Le nommé Sevrais, Jean, Charles (sic), ancien militaire sous Napoléon, et le nommé Lair, François, Jacques, Camille, ex-sous-officier au 5e régiment d’infanterie légère, ayant servi depuis 1803 jusqu’en 1815, ont l’honneur de vous exposer que le 27 juillet, ne pouvant pas travailler avec notre voiture, nous nous sommes transportés sur le boulevard. Voyant le tumulte, nous nous sommes mis en œuvre de faire des barricades et que sur les 6 heures du soir, nous avons rassemblé une vingtaine d’hommes sans armes, que nous avons conduits à la caserne des vétérans, rue de Clichy, dont nous avons été obligés d’enfoncer les portes pour entrer, où nous nous sommes emparé de leurs armes. Une fois armés, nous sommes revenus sur le boulevard pour nous battre pour la cause nationale. Le 28, nous avons eu soin de nous trouver au rendez-vous pour continuer à la défense de nos droits. Le 29, une fois réunis, nous sommes partis pour prendre la caserne de la Pépinière et celle de la rue Verte. Nous avons poursuivi les gardes royaux jusqu’à l’entrée des Champs-Elysées et, de là, nous sommes revenus attaquer les écuries du roi, faubourg du Roule, où nous avons fait mettre bas les armes à une quarantaine de Suisses qui les défendaient. Le 30, nous avons marché sur Saint-Cloud, où nous avons fait arborer le drapeau tricolore aux habitants de Boulogne. Nous avons continué à marcher sur Sèvres, où nous avons enlevé le pont et fait mettre bas les armes à une compagnie de Suisses, et nous fîmes partie de l’expédition de Rambouillet. » La lettre était apostillée par le général Dumas, député de Paris, « témoin de l’un des faits d’armes qu’ils citent à l’attaque de la caserne de la Pépinière, défendue par une réserve de cent hommes de la garde royale ». Gabillot (voir ce nom), maire du (ancien) Ier arrondissement, déclara bien les connaître pour résider sur l’arrondissement comme de « très honnêtes gens » et certifia que les faits énoncés dans la lettre lui avaient « été attestés sincères par des personnes dignes de foi ». Il reçut la médaille de Juillet auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 28 mai 1831, la conclusion suivante : « A été atteint, dans les journées de Juillet, d’une blessure par arme à feu et par balle morte à la partie antérieure et moyenne de la jambe droite ; guérie mais avec quelques difficultés et quelques douleurs dans les mouvements. » Il fut admis dans la 1re catégorie de la 2e classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs versée sur un an. Il reçut, à ce titre, une indemnité définitive de trois cents francs de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Le 15 juillet 1831, la mairie lui fournit, à titre de blessé décoré, un habillement (soit une redingote de drap bleu, un gilet de casimir noir, un pantalon avec ses guêtres de coutil russe, un chapeau et des souliers). Il fit partie des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, choisis pour composer la délégation de décorés présente à la cérémonie d’inauguration des tables du Panthéon, sur lesquelles étaient inscrits les noms de ceux qui avaient trouvé la mort pendant les combats de Juillet. Il était célibataire en 1830. Il reçut, en juillet 1834 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de six francs, à titre de décoré de Juillet. En 1834, à l’occasion d’une demande de secours, le préfet de police indiquait sur lui qu’il était raccommodeur de parapluies, marié, sans enfant et au-dessus du besoin ; le préfet de la Seine précisait : « […] Il a fait partie de l’expédition de Don Pedro à Terceire et à Porto mais, n’étant pas employé comme officier, suivant la promesse qui lui avait été faite, il est revenu en France. Le sieur Lair est marié et n’a pas d’enfant. Presque toujours sans emploi, il est au moment d’obtenir une place de gardien de nuit au bâtiment des nourrices, à deux francs par nuit. M. le maire du Xe arrondissement, qui me fournit ces renseignements, me prie de faire valoir auprès de vous la conduite pleine de bravoure que le sieur Lair a tenue en juillet, ses services militaires, ses honorables blessures et la profonde altération que sa santé a éprouvée. » Lair reçut, cette année-là, un secours de cent francs, puis de cinquante francs en 1835. Il reçut, en juillet 1835 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de neuf francs, à titre de décoré de Juillet. Il reçut, en juillet 1836 à l’occasion des fêtes anniversaires de la révolution, un secours de quatre francs, à titre de décoré de Juillet. En 1836, cocher, raccommodeur de parapluie et surnuméraire, il attendait toujours une place de surveillant dans les garde-marchés appartenant à la Ville de Paris ; le préfet de police le disait laborieux, tenant une bonne conduite et peu heureux. Il reçut un secours de cinquante francs en 1836. En 1837, il était employé à l’administration des hospices, aux appointements de mille francs par an, et sa femme vendait des parapluies ; le préfet de police rapportait sur son compte que « sa position ne serait pas gênée s’il avait un peu plus d’ordre ». Il reçut un secours de quarante francs en 1839 et de vingt-cinq francs en 1840. En 1850, ayant essuyé des pertes pendant la révolution de Février, il sollicitait de nouveau des secours ; le préfet de police indiquait sur son compte qu’il était fabricant de parapluies, que sa position n’était pas nécessiteuse, qu’il faisait face à tous ses besoins, que marié et sans enfant il n’avait pas de charge de famille, que sa conduite et sa moralité étaient bonnes et qu’il avait des opinions modérées. En 1863, âgé de soixante-seize ans, il était à l’hospice des Ménages, rue de La Chaise ; sa femme âgée de soixante-quinze ans sollicitait un secours. Il avait été conduit à La Force le 21 octobre 1827 pour coups et blessures et condamné le 21 novembre suivant à deux mois de prison. Il était médaillé de Sainte-Hélène. Il demeurait 18, rue de la Voierie ou 18, rue de la Petite-Voierie dans le quartier du Roule en 1830 ; 4, rue Saint-Placide chez M. Pinçon en 1831, sur sa fiche de blessé, sur les listes de la mairie, in Archives de Paris VD6 639 n° 5 et sur les listes de la Commission des récompenses nationales in Archives nationales F/1dIII/38 A, in Archives nationales F/1dIII/39 et in Archives nationales F/1dIII/37 (mais 4, place Saint-Placide en juin 1831 sur la lettre de convocation pour retirer sa médaille in Archives de Paris VD6 633 n° 1 ; 5, rue de Vaugirard ou rue Saint-Placide in Archives de Paris VK3 32 ; 4, rue Saint-Placide in Archives de Paris VK3 30 mais aussi dans la même source 5, rue de Vaugirard, hors barrière) ; rue de Vaugirard hors barrière n° 5 en mai 1831 sur les listes de la mairie (trois fois dont in Archives de Paris VD6 360 n° 5, II in Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, cahier Indemnité des cinquante francs, 1831) ; 62, quai des Orfèvres en 1831 in Archives de Paris VD6 3 ; 9, rue du Bac, passage Sainte-Marie, ou 9, passage Sainte-Marie, rue du Bac de 1823 à 1835, un logement au loyer annuel de deux cents francs, selon le préfet de police ; 57, rue de Grenelle-Saint-Germain (mais 41, rue de Grenelle in Archives de Paris VI1, 1836) en 1836 ; (41, rue de Grenelle-Saint-Germain à une date inconnue mais sans doute comprise entre 1837 et 1840 in Archives de Paris VI1 1, une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements) ; 1, rue Montholon, un logement de deux cents francs par an en 1850-1851. Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la médaille instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 19 juin 1831 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire catégorie de la IIe classe du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 86 ; Archives de Paris VD3 1-2, (ancien) VIIIe arrondissement, liste des citoyens blessés décorés à habiller ; Archives de Paris VD6 3, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VD6 631 n° 1, mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 633 n° 1, liste des citoyens décorés de la médaille, XIe arrondissement, convocations des décorés à la mairie, idem liste des décorés de la médaille de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, députation du Panthéon ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, secours définitifs, idem bulletin des médailles, idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VI1, Etat de répartition de la somme de quatre cent dix francs et cinquante-cinq centimes mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être attribuée à MM. les décorés de Juillet, idem 1835, Etat de répartition de la somme de quatre cents francs mise à la disposition de M. le maire du (ancien) XIe arrondissement par M. le préfet de la Seine pour être distribuée à MM. les décorés de Juillet, idem une liste de trois pages de divers décorés de la croix ou de la médaille, dépendant de divers arrondissements ; Archives de Paris VK3 19 Récompenses nationales, état d’émargement pour remise des bordereaux aux blessés indemnitaires ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie, idem état des habitants du (ancien) XIe arrondissement de Paris qui ont été blessés dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris VK3 32, liste des médaillés de Juillet du (ancien) XIe arrondissement, idem liste des indemnitaires du (ancien) XIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 47 ; Archives de Paris VD6 91 in dossier Sevray, François, Charles ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés temporairement pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et dossier indemnitaires 2e classe, (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (91) citoyens dont les blessures ont entraîné une incapacité de travail pendant un an ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens proposés pour la médaille (ancien) XIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/64 ; Archives nationales F/1dIII/69 in dossier Notin ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIe arrondissement, blessés de la 1re catégorie de la 2e classe ; Archives nationales F/9/1154, secours aux victimes de Juillet 1831-1835 ; Archives de la préfecture de police AA 369, Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147.