Lair, Nicolas, Florent
Biographie
Né le 22 avril 1806 à Paris. Employé. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) Ve arrondissement. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement. Il signa le certificat suivant en faveur d’Oriol, Guillaume, Antoine : « Nous, soussignés, déclarons qu’il est à notre connaissance que M. Oriol a pris les armes le 27 juillet et qu’il s’est battu les 27, 28 et 29, que pendant ces trois journées il a montré de la fermeté, du courage et du dévouement à la patrie. » En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut (sous le nom de Lan, Nicolas, Florent), auprès de la mairie du (ancien) Ve arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. Il demeurait 40, rue du Faubourg-Poissonnière en 1830-1831. Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830 sur les récompenses nationales, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat supplémentaire et définitif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, Le Moniteur universel 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Oriol, Guillaume, Antoine ; Archives de Paris VD6 334, liste des médaillés de Juillet du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/35 B, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) Ve arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) Ve arrondissement et liste supplémentaire des décorés de Juillet. il y a dans Archives de Paris VD6 173 n° 1 in dossier Perrignon, Nicolas, Henry, Balthazard, un Lair, employé de la maison Audry-Puyraveau, dont on trouve la trace dans l’exposé que faisait Perrignon de sa propre conduite pendant les journées de Juillet : « […] Arrivé à Rambouillet, accompagné de braves du nombre desquels étaient Deloste, Lair et Carlier, tous trois employés de la maison Audry-Puyraveau, en même temps que l’état-major, nous nous mîmes à la disposition du général en chef, qui nous dit que l’attaque n’aurait lieu que le lendemain à 5 heures du matin. Que déterminés à vaincre ou à mourir, nous prîmes aussitôt la résolution de nous organiser sous le nom de guérilla Puyraveau et que c’est sous cette détermination qu’un officier d’état-major nous a dirigés sur les avant-postes, de 9 heures du soir à minuit, heure à laquelle nous apprîmes avec regret que tout fuyait devant nous tant nous avions l’envie de faire de nouveau usage de nos armes. »