Lamarque, Marcelin, Michel

Biographie


Né vers 1800. Après avoir participé aux combats de Juillet, il s’enrôla volontaire au 16e régiment d’infanterie de ligne. Le 4 mai 1831, simple grenadier au 2e bataillon du 16e régiment, il désira faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales pour obtenir une sous-lieutenance. Sa demande fut apostillée ainsi par Poque, Beauvais (voir ce nom) : « Je certifie que M. Lamarque est un des volontaires qui se sont rangés sous mes ordres et en armes le 29 juillet au matin. Il a fait partie de l’escorte qui illisible le général Lafayette à l’Hôtel de ville. M. Lamarque s’étant engagé comme volontaire dans le 16e de ligne, n’a pu faire les démarches nécessaires pour obtenir d’être présenté au grade de sous-lieutenant, auquel, selon moi, il a des droits incontestables. Je le recommande particulièrement à la bienveillance de messieurs les membres de la Commission des récompenses nationales. » Apostillée aussi par Laffitte, Jacques (voir ce nom) : « Je réunis mon témoignage à celui de M. le colonel Poque. Le grade qu’il demande c’est justice ; il n’y a qu’à l’entendre pour l’en juger digne. » De la même manière, le colonel de son régiment, le comte d’Ison, fit une lettre en sa faveur auprès du général Fabvier, président de la Commission des récompenses nationales. Il le recommandait comme méritant le grade qu’il sollicitait et précisait : « […] Je dois ajouter que sa capacité, son éducation et le courage avec lequel il a entrepris à l’âge de trente ans le pénible métier de soldat, qu’il fait depuis quelques mois, sous mes yeux, dans ses détails, avec une conduite exemplaire donnent aux titres acquis par lui en juillet un nouveau prix, de même qu’ils offrent sur la moralité de l’individu des garanties précieuses. Je pense d’après cela que le grade de sous-lieutenant est dû à M. Lamarque, à titre de récompense nationale ; qu’on ne peut lui opposer d’avoir négligé de faire valoir ses titres avant la dissolution de la Commission puisqu’il employait le temps que les autres passaient à solliciter, dans un régiment où il apprenait son métier, après y être venu comme enrôlé volontaire ; qu’enfin je recevrais volontiers M. Lamarque en qualité de sous-lieutenant au 16e de ligne, pourvu qu’il n’y prît pas une des places dévolues aux sous-officiers du corps, mais une de celles qui reviennent au deuxième ou au troisième tour. » Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] Ier arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac. Il joignait plusieurs certificats à sa demande. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Michel Marcelin Lamarque a, les 27, 28 et 29 juillet dernier, pris une part très active aux derniers événements et que je l’ai vu plusieurs fois se distinguer d’une manière particulière. » Signé, le 4 mai 1831 : Legras (voir Legras, Louis, Servin), demeurant 23, rue Louis-le-Grand. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « J’ai été témoin oculaire du zèle et du patriotisme qu’a montrés M. Lamarque dans les journées glorieuses de notre révolution. Il n’a cessé de prendre une part active aux événements qui l’ont signalée et je l’ai vu particulièrement mêlé aux braves qui ont enlevé un canon protégé dans la rue Saint-Nicaise par une fusillade continuelle. » Signé, le 4 mai 1831 : Gauthier, A., architecte, demeurant 3, rue du Port-Mahon. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Lamarque s’est plusieurs fois fait remarquer dans les journées des 27, 28 et 29 juillet. Je peux attester également que le 29 au soir, il s’offrit chez M. Laffitte d’aller dans le Midi pour opérer un soulèvement, dont on n’avait pas encore la nouvelle et que le général Sebastiani accueillit avec plaisir. Cette proposition, qui n’eut pas de suite par les nouvelles que nous reçûmes dans la nuit. » Signé, le 4 mai 1831 : Vinet, H. (le prénom n’est pas sûr), chef d’escadron en disponibilité. Le quatrième certificat, ainsi rédigé : « Je déclare que pendant les mémorables journées de juillet dernier, prodiguant des soins à plusieurs blessés de la compagnie que commandait M. Perot (voir Perot, Jacques), chef de bataillon, lors de la prise du poste du Carrousel (dit hôtel d’Elbeuf), j’ai remarqué d’une manière particulière le dévouement et la bravoure de M. Marcelin Lamarque. » Signé, le 5 mai 1831 : Couran, J.-C., médecin, demeurant 69, rue Saint-Lazare. Le cinquième certificat, ainsi rédigé : « Je déclare avoir vu M. Marcelin Lamarque le 29 juillet matin vis-à-vis le Théâtre-Français, lors de la grande fusillade, au nombre des braves qui ramenaient une pièce de canon enlevée dans l’une des deux rues qui aboutissent à la rue Richelieu. » Signé le 5 mai 1831 : illisible, demeurant 23, rue Neuve-des-Mathurins. Le sixième certificat, ainsi rédigé : « Je certifie que M. Lamarque pendant les journées des 27, 28 et 29 juillet dernier s’est distingué d’une manière toute particulière et, notamment, je l’ai vu à la tête de ceux qui se sont emparé du poste de la Bourse malgré la vive résistance qu’il ont éprouvée. » Signé, le 5 mai 1831 : Fleury, propriétaire, demeurant 3, rue Neuve-Montmorency. La correspondance le concernant devait être envoyée au générale Lamarque. Archives de la préfecture de police AA 396.

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