Lambert, Joseph
Biographie
Né vers 1800 à Phalsbourg (Meurthe) (il y a un Phalsbourg mais en Moselle...). Ancien soldat au 52e de ligne, devenu tourneur en cuivre. Il s’illustra à la Grève, au Louvre, rue de Rohan et au Palais-Royal. Il ne fit aucune demande devant la Commission des récompenses nationales. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, certifions pour rendre hommage à la vérité que le nommé Joseph Lambert, né à Phalsbourg, ex-soldat au 52e de ligne, maintenant tourneur en cuivre, quai de la Cité n° 29, a pris les armes le 27 juillet 1830 et que jusqu’au 30 suivant il a constamment combattu sans interruption, qu’il s’est trouvé à la prise de la Grève, du Louvre et Palais-Royal, rue de Rohan et a été à Rambouillet. Et son exemple a contribué à renversé les soutiens du despotisme. » Suivaient plusieurs signatures. La première de André (voir André, Paul), fabricant de parapluies, décoré de la Croix de Juillet, demeurant passage Saint-Pierre au 32, rue Saint-Paul, qui précisait que Lambert avait été présent à l’attaque et à la prise du Louvre le 29 juillet. La deuxième de D’Acosta (voir Da Costa, Jean, Xavier, Tiburce, Leite), chevalier de la Légion d’honneur, capitaine au 4e bataillon du 1er régiment d’infanterie de ligne, qui ajoutait : « Je, soussigné, certifie que pour rendre hommage à la conduite honorable et à la bravoure que Lambert, ex-soldat au 52e de ligne a fait preuve pendant tout le combat dans les journées mémorables de Juillet et principalement sous mon commandement à la place de Grève, en témoignage je lui délivre le présent conforme à la vérité. » La troisième de Tondut (voir Tondut, Bernard, Pascal), décoré de Juillet, demeurant 15, quai aux Fleurs, qui ajoutait : « Je certifie que j’ai vu à la prise du Louvre et de l’Hôtel de ville dans les journées du 28 et 29 le nommé Lambert, Joseph, armé d’un fusil de munition, faisant feu sur les Suisses et gardes royaux. » La quatrième de Cellier (voir Cellier, Pierre, Louis), décoré de la Croix de Juillet, demeurant dans le quartier de la Cité, qui ajoutait : « Je certifie avoir vu le nommé Joseph Lambert armé d’un fusil de munition dans les journées de Juillet et qu’il a combattu sur différents points. » La cinquième de Mayer (voir ce nom), décoré de Juillet, demeurant 9, rue de la Vieille-Draperie, qui ajoutait : « Je certifie que le nommé Joseph Lambert s’est trouvé avec moi au coin de la rue de Rohan, le 29 juillet 1830. » Suivaient aussi les signatures de : Masson (voir sans doute Masson, Henri, Louis), décoré de Juillet, commandant de la 9e légion au camp de Rambouillet ; Habert (voir Habert, Albert, Louis), décoré de Juillet, officier du conseil de discipline ; Thomassin, demeurant 29, quai de la Cité, « paraissant sous les armes le 29 juillet » ; plus une signature illisible. Il signa, le 8 octobre 1831, le certificat suivant en faveur de Setto, Mathias, et que ce dernier présenta quand il tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Je certifie que le nommé Mathias Setto, terrassier s’est trouvé avec moi aux journées de juillet 1830 et qu’il a combattu comme un bon citoyen tant au Louvre, la place de l’Hôtel de ville et la Bourse et qu’il en nous a quittés que quand tout a été fini. » Il était indiqué sur les fiches de la Commission comme sans fortune. Il demeurait 29, quai de la Cité en 1831. Archives de la préfecture de police AA 396 ; Archives de la préfecture de police AA 414 in dossier Setto, Mathias.