Lambert, Joseph
Biographie
Né vers 1786 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Carrier. Il s’illustra à la prise de la caserne des Suisses de la rue de Babylone, le 29 juillet, et à Saint-Cloud. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, soussignés, officiers, sous-officiers et gardes nationaux de la commune de Vanves, faisant partie du 3e bataillon de la IIe légion rurale, certifions à qui il appartiendra que le nommé Lambert, Jean, Joseph, domicilié en cette dite commune et tambour d’une de nos compagnies, a fait partie des citoyens qui se sont portés pour la défense de Paris, dans les mémorables journées de Juillet, que, seul tambour à la tête de plus de deux cents hommes, il s’est porté partout où les ordres se sont donnés, présent à l’affaire de l’Odéon, à la caserne de Babylone, il a courageusement rempli le poste qui lui avait été assigné et n’a quitté qu’après la défaite de nos ennemis communs. » Signé, à Vanves le 12 décembre 1830 (pour les noms lisibles) : Minard, caporal ; Raffard, sergent ; Collet, capitaine ; Collet ; Chevallier (voir ce nom) ; Moreau, sous-lieutenant ; Content, adjudant ; Jacques ; Dunebranck, lieutenant ; Gauche, sous-lieutenant ; Collet, L., fourrier ; Potin, L., sergent-fourrier ; Haulard (voir ce nom), fourrier ; Lefort ; Guignon. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIVe arrondissement, sous-préfecture de Sceaux. Il ne réussit pas à faire valoir ses droits auprès de la Commission des récompenses nationales et déposa un dossier à la Commission des Réclamants, sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il était porteur du certificat suivant : « Nous, habitants de la commune de Vanves, certifions que le sieur Lambert, Joseph, tambour de la garde nationale, a, le 29 juillet, battu la générale pour exciter les braves à voler au secours de Paris ; qu’il a fait partie de ceux qui se sont distingués par leur courage à la prise de la caserne Babylone et qu’il n’est rentré qu’après avoir vu fuit les ennemis de la liberté. Nous attestons aussi que ledit Lambert a, le même jour 29, arraché l’emblème de la tyrannie pour y substituer les couleurs nationales malgré les représentations de quelques hommes timides. » Signé, le 7 juillet 1831 : Neuilly (voir Neuilly, Louis, François, Victor) ; Minard, caporal ; Vidot ; Vidot jeune ; Chevallier (voir ce nom) ; Bourget, chef de bataillon ; Joly (voir ce nom), capitaine de chasseurs ; Ribout ; Moreau (voir Moreau, Pierre, Ferdinand ? ; Legrand, sous-lieutenant de chasseurs ; Drouard, J.-B., sous-lieutenant de chasseurs ; Lemire ; Luquet, sous-lieutenant ; Gauché, capitaine ; Potin ; Haulard (voir ce nom), fourrier. Il demeurait 4, petite voie à Vanves en 1831. Archives de Paris VK3 47 (sous le nom de Lambert, Jean, Joseph) ; Archives de la préfecture de police AA 396 (sous le nom de Lambert, Joseph).