Landemaine, Louis
Biographie
Né le 30 thermidor an XI à Niort (Mayenne), fils de Landemaine, Louis et de Bausard, Anne. Emballeur chez Launay, marchand de cristaux, 2, cour des Miracles. Alors qu’il combattait le 28 juillet rue Bourbon-Villeneuve, il fut blessé d’un coup de feu reçu au-dessous du genou et qui lui brisa l’extrémité supérieure du péroné et du tibia. Transporté le lendemain à l’Hôtel-Dieu, il y mourut des suites de sa blessure le 26 août suivant. Le dossier des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Sa famille (sous le nom de Lendemaine) reçut un secours de deux cents francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel, un secours de soixante-quinze francs le 3 janvier 1831 auprès de la mairie du (ancien) IIIe arrondissement. Le 20 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IIIe arrondissement, comparurent : Henry, Armand, médecin, demeurant 12, rue du Cadran ; Launay, Jean-Baptiste, demeurant 2, cour des Miracles ; Degré, Jean-Pierre, Gabriel, logeur, demeurant 8, rue du Cadran ; Marchal, Jean-Baptiste, bandagiste, demeurant 4, rue du Cadran. Ils attestèrent savoir que Landemaine, Louis avait « été blessé le 28 juillet dernier en combattant rue Bourbon-Villeneuve, d’une balle à la jambe, qu’il a été transporté le lendemain l’Hôtel-Dieu, où il est mort, des suites de sa blessure ». Il laissait un père, Landemaine, Louis, né le 3 avril 1779 à Niort, qui fut pensionné (sous le nom de Lendemaine sur les listes du Bulletin des lois) de deux cents francs et à qui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes. Les parents s’étaient mariés le 29 germinal an X à Niort ; sur l’acte de mariage, Landemaine, Louis est indiqué le fils de feu Landemaine, Guillaume et de Plaqué, Anne, et comme exerçant la profession de cultivateur ; Bausard, Anne est indiquée comme née le 18 juillet 1779 à Courberie (Mayenne), fille de Bausard, Pierre, cultivateur, et de Oger, Françoise, propriétaire. Bausard, Anne devait décéder le 17 août 1817 à Niort. Le père avait choisi comme fondé de pouvoirs, Monry, demeurant 12, rue du Cadran. Le nom de Landemaine (L. Landemaine) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille, et sur les tables du Panthéon. Landemaine, Louis demeurait 2, cour des Miracles (8, rue du Cadran sur les listes du Constitutionnel) ; son père, à Niort (Mayenne) en 1831. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 315 ; Liste n° 6, des ascendants de victimes de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Ascendants de citoyens qui ont succombé pendant ou à la suite des trois journées et qui ont obtenu une pension, Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 81 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du IIIe arrondissement lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 96 ; Archives de Paris VD3 1-2 in dossier Commission des récompenses nationales, (ancien) IIIe arrondissement, état des ascendants ayant droit à une pension, idem Etat des paiements faits par M. Ternaux, commissaire délégué des récompenses nationales pour le (ancien) IIIe arrondissement, aux veuves, ascendants et blessés dudit arrondissement, années 1830-1831 (M. Ternaux n’a pris les paiements que le 13 octobre 1830) ; Archives nationales F/1dIII/34, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux ascendants pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) IIIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 B, Commission des récompenses nationales, Ascendants des citoyens tués dans les journées de Juillet (5 états pour un total de 325 ascendants) ; Archives nationales F/1dIII/60 ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet et aussi Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) IIIe arrondissement, ascendants ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841.