Langellé, Louis, François
Biographie
Militaire durant dix ans dans les armées de l’Empire, sergent au 74e de ligne, il fut porté pour la croix de la Légion d’honneur, que l’Empereur, lui-même, « lui promit aux galeries du musée à Paris le 4 juin 1815 mais que son départ précipité pour sa dernière campagne en Belgique et les revers arrivés à Waterloo » laissèrent sans effet. Il était menuisier en juillet 1830. « Epoux et père, […] ne s’est plus occupé qu’à travailler pour nourrir sa famille, jusqu’au moment des derniers événements auxquels il a coopéré de tous ses efforts, en ne cessant de combattre pendant les trois immortelles et glorieuses journées de Juillet dernier, tant à la Grève qu’à Babylone, au Louvre et au château », écrit-il à la Commission des récompenses nationales afin d’obtenir la Légion d’honneur qui lui avait été promise. Sa demande fut apostillée par Bouvrot (première lettre illisible), capitaine aide-de-camp, qui certifia l’avoir « vu rentrer couvert de poussière, conduisant des prisonniers » ; par Laniot illisible, demeurant 56, rue du Four-Saint-Germain ; Poque illisible, demeurant 66, rue du Four-Saint-Germain ; Sandos, marchand de vin, demeurant 61, rue du Four-Saint-Germain ; Couët, demeurant 65, rue du Four-Saint-Germain ; illisible demeurant 69, rue du Four-Saint-Germain ; Repusseau (voir ce nom), père qui certifia que Lengellé avait combattu avec son fils ; Blet, et lui présent, à la Grève, à la caserne de Babylone et au Louvre, demeurant 27, rue du Vieux-Colombier. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Il demeurait 72, rue du Four-Saint-Germain en 1830. Archives de Paris, VD6 631 n° 1. Il y a les deux orthographes ; lui-même ne sait sans doute pas signer.