Langin, Françoise demoiselle

Biographie


Née le 29 novembre 1810 (bien le 29 novembre 1810 dans son acte de naissance ; par erreur le 20 octobre 1811 in Archives de Paris VD6 639 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, blessés pensionnaires, compte établi du 8 octobre 1830 au 1er août 1831 ; à la fois le 29 novembre 1810 et le 20 octobre 1811 in Archives nationales F/1dIII/37 ; le 29 novembre 1810 in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) à Noyers (Yonne), fille de Langin, Jean-Pierre, maçon, et de Montandon, Françoise, son épouse. Domestique (mais cuisinière in Archives de Paris VD6 360 5, II). Elle eut le pied droit fracturé par une balle qui lui traversa le talon de part en part, le 29 juillet (mais le 29 juillet in Archives de Paris VD6 360 5, II) vers 10 heures du matin, dans la rue Saint-Honoré vis-à-vis le passage de l’Orme, alors qu’elle portait du linge pour panser les blessés. Elle fut soignée à l’hôpital Cochin. Le certificat médical suivant attestait les circonstances dans lesquelles elle avait été blessé et la nature de sa blessure : « Je, soussigné, docteur médecin, certifie avoir donné mes soins le 29 juillet 1830 à 11 heures du matin, à Françoise Langin, âgée de vingt ans, qui fut transportée chez sa sœur, rue d’Enfer n° 8, après avoir, vis-à-vis le passage de l’Orme, reçu une balle qui lui a fracturé le calcanéum du pied droit ; cette blessure lui a été faite en allant porter des secours aux blessés. Aujourd’hui elle est à l’hospice Cochin, salle Sainte-Marthe n° 2. Je pense qu’elle sera longtemps à guérir, qu’elle ne pourra reprendre son service, que toute sa vie elle souffrira de cette blessure et qu’une pension doit lui être faite. » Signé, le 27 août 1830 : Rançon, médecin, demeurant 5, rue Saint-Thomas-d’Enfer. Un second certificat, signé du pharmacien, qui l’avait recueillie, blessée, était ainsi rédigé : « Je certifie, pharmacien, demeurant rue Saint-Honoré n° 270, avoir aidé à rentrer chez moi la demoiselle Françoise Langin, atteinte d’une balle à la jambe droite le 29 juillet à 10 heures du matin. Le premier pansement lui a été fait par le docteur Florence, qui était chez moi à panser les blessés. » Signé, le 9 août 1830 : Raulin, pharmacien, demeurant 270, rue Saint-Honoré. Elle reçut un secours de cent francs, le 12 novembre 1830, un secours de soixante francs, le 28 janvier 1831, un secours de trente francs, le 18 février 1831, un secours de trente francs, le 18 mars 1831, un secours de trente francs, le 18 avril 1831, un secours de trente francs, le 18 mai 1831, un secours de trente francs, le 18 juin 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 juillet 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 août 1831, un secours de vingt-cinq francs, le 18 septembre 1831, un secours de quarante-cinq francs, le 18 octobre 1831, auprès de la mairie du (ancien) XIe arrondissement. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIe arrondissement. Ses anciens maîtres lui délivrèrent le certificat suivant : « Je certifie que la Françoise Langin m’est connue depuis trois à quatre ans ; qu’elle a passé chez une dame de mes amies ; que c’est d’après tout le bien que j’ai entendu dire d’elle que je l’ai prise à mon service, où elle est restée trois mois parce qu’habitant Fontainebleau l’été et y étant venue en quittant ses maîtres qu’elle regrettait beaucoup elle s’y est ennuyée. Elle est venu à Paris avec nous, où nous sommes restés quelque temps. Craignant de s’y ennuyer de nouveau elle n’a pas voulu y revenir. Elle nous a quittés le 26 juillet dernier. Je la crois un bon sujet ; qu’aussitôt que j’ai appris les nouvelles de Paris je lui écrivis de venir nous rejoindre ici, ignorant l’accident qui lui était arrivé. » Signé, le 10 août 1830 : Molitor. Le maire de la ville de Noyers, en date du 26 août 1830, attesta que Langin « domestique chez ci-devant M. Augé, médecin rue Beaupère (sic) à Paris, et maintenant à l’hospice des blessés […] ne jouit d’aucune ressource pour vivre ; que ses parents mêmes sont hors d’état de pouvoir la subsister, étant eux-mêmes dans la détresse ». La nature de sa blessure était ainsi décrite, le 18 décembre 1830, par le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales : « Blessure par arme à feu au pied droit, d’un côté à l’autre du talon, en passant derrière les malléoles, cicatrisée, sans ankylose et qui ne saurait produire d’incapacité permanente. Est dans le cas des blessures qui ont entraîné une incapacité temporaire (pendant deux ans) et doit être rangé dans la 2e classe. » Elle fut pourtant admise dans la 3e classe des blessés et pensionnée de quatre cents francs. Il lui fut accordé, par la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, une inscription de rentes de soixante-quinze francs, comme blessée de la 3e classe. Elle avait son père à charge en 1830. Elle demeurait 8 bis, rue d’Enfer (ou 8, rue d’Enfer selon le récapitulatif final in Archives de Paris, VD6 631 1 ; mais bien 8 bis, rue d’Enfer in Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension) en 1830-1831 ; 12, rue des Grès en mars 1831 in Archives de Paris, VD6 631 1 ; 14, rue du Plâtre en avril, mai, juillet, août, septembre 1831 in Archives de Paris, VD6 631 1 et deux fois in Archives de Paris VD6 639 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, et aussi in Archives nationales F/1dIII/37 et aussi in Archives de Paris VK3 30 ; 6, rue des Carmes à une date indéterminée, sur le registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet, qu’il signe in Archives de Paris VK3 19 ; mais 8 bis, rue d’Enfer et 14, rue du Plâtre il y a les deux adresses in Archives de Paris VD6 360 5, II). Liste n° 7, des blessés de Juillet pensionnés, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Citoyens blessés pendant les événements de juillet, qui ont obtenu, aux termes de l’article 5 de la loi, la pension de 300 fr. à 1.000 fr., Le Moniteur universel 5 septembre 1831 ; Tableau général et alphabétique des pensions inscrites depuis le 1er janvier jusqu’au 31 décembre 1831, Imprimerie royale, Paris, 1832, p. 81 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes du XIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 110 (par erreur sous le nom de Longin, Françoise) ; Archives de Paris VD6 360 n° 5, II, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830 ; Archives de Paris, VD6 631 n° 1 et mairie du (ancien) XIe arrondissement, récompenses nationales, secours aux blessés de Juillet domiciliés dans ledit arrondissement ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, mairie du (ancien) XIe arrondissement, blessés pensionnaires, compte établi du 8 octobre 1830 au 1er août 1831, idem Commission de la souscription nationale, titres provisoires des parties prenantes, reçus en échange des titres définitifs délivrés par la mairie, blessés, rentes perpétuelles (elle a deux fiches à son nom), idem cahier Indemnité des cinquante francs, 1831 ; Archives de Paris VK3 19, Commission de la souscription nationale, mairie du (ancien) XIe arrondissement de Paris, état nominatif des blessés de 3e classe dont les bulletins individuels ont été remis au bureau de la Souscription nationale à la préfecture de la Seine, idem Récompenses nationales, registre d’émargement de remise de certificats de vie aux blessés de Juillet ; Archives de Paris VK3 30, état nominatif des blessés du (ancien) XIe arrondissement de Paris, qui ont été classés par le jury médical et dont les lettres ont été déposées à la mairie ; Archives de Paris VK3 47 (sous le nom de Laugin, Françoise, blessée de la 3e classe) ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux blessés pensionnés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIe arrondissement et par la caisse municipale pendant le mois de novembre, comprenant les arrérages à partir du 1er août 1830 ; Archives nationales F/1dIII/38 A, blessés admis à la pension ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des veuves, orphelins, ascendants et blessés auxquels il a été accordé des inscriptions de rentes, (ancien) XIe arrondissement, blessés de 3e classe (par erreur sous le nom de Longin, Françoise).

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