Langlumé, Charles, Quentin, Joseph

Biographie


Né vers 1790. Ancien militaire, ayant participé aux campagnes d’Espagne de 1809 à 1811, puis de Russie, au cours de laquelle il fut grièvement blessé ; fait prisonnier par les Russes et les Prussiens, il ne rentra en France qu’à la première chute de l’Empire, puis fut incorporé au 6e hussard, dans lequel il combattit, pendant la campagne de France en 1815, jusque sous les murs de Paris ; il participa, en 1823, à la guerre d’Espagne et fut congédié en 1824. Il était imprimeur en juillet 1830. Il combattit sur différents points de la capitale ; il eut son chapeau coupé d’un coup de sabre donné par un gendarme, rue Saint-Honoré près le passage d’Aligre et reçut, le 29, une forte contusion au côté droit à la prise des Tuileries, rue de Beaume. Marié et père de trois enfants, il reçut un secours de quarante francs et un autre (sous le nom de Langlumey) de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) XIIe arrondissement. Il reçut un total de trente francs de secours auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement. Le Comité de médecine et de chirurgie près la Commission des récompenses nationales, après l’avoir examiné, donna, le 12 mars 1831, la conclusion suivante : « N’a été atteint, dans les journées de Juillet, d’aucune blessure par arme à feu, par arme blanche ou autre qui ait laissé des traces apparentes mais dit avoir éprouvé une contusion par suite d’un coup de crosse de fusil à la poitrine, contusion dont il ne reste aucune trace et ne saurait donner lieu à une récompense nationale. En conséquence nous estimons que le susnommé n’a aucun droit à une récompense nationale. » La demande de pension qu’il avait présentée fut, en conséquence, rejetée. Il fut admis dans la 1re classe des blessés auprès de la mairie du (ancien) XIIe arrondissement et reçut, à ce titre, une indemnité définitive versée sur un an. Il reçut, à titre de blessé de la 1re classe, une indemnité définitive de la part de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830. Il fut, à titre de récompense nationale, incorporé comme sous-officier dans la 3e compagnie des vétérans. En 1832, non décoré, il sollicita la Croix de Juillet, rappelant sa participation aux combats et présentant sa compagnie de vétérans comme ayant, les 5 et 6 juin 1832, « résisté avec tant de courage aux factieux républicains ». Sa demande était appuyée des signatures de : Chatelain (voir Chatelain, Barthélemy, Pierre), décoré de la Croix de Juillet, demeurant 40, rue d’Orléans ; Breton, décoré de la Croix de Juillet, employé de l’octroi de Paris, (ancien) XIIe arrondissement ; Leroy Boutry, décoré de la Croix de Juillet, (ancien) XIIe arrondissement ; Duruy (voir Duruy, Marie, Charles), décoré de la Croix de Juillet du (ancien) XIIe arrondissement ; Coquelle, décoré de la Croix de Juillet ; Vandevyver (sic) (voir Vandevyvert, Antoine, François), décoré et blessé de Juillet ; Rabot (voir peut-être Rabot, Charles ?), décoré de la Croix de Juillet. Il joignait à sa demande le certificat suivant : « Nous, soussignés, combattants de Juillet, certifions à qui il appartiendra que le sieur Langlumé, Charles, Quentin, Joseph, demeurant rue des Anglais-Saint-Marcel n° 14, (ancien) XIIe arrondissement, s’est joint aux vaillants défenseurs de nos libertés et combattit les 27, 28 et 29 juillet 1830, sur différents points de la capitale, que son chapeau a été coupé d’un coup de sabre par un gendarme rue Saint-Honoré près le passage d’Aligre ; qu’il a reçu une forte contusion au côté droit le 29 à la prise des Tuileries comme appert par le certificat de M. Bavoilet, docteur médecin du (ancien) XIIe arrondissement. Nous certifions en outre que ce brave de Juillet est un ancien militaire ; qu’il a combattu avec zèle et courage ; qu’il doit être rangé en première ligne parmi ceux qui ont bien mérité de la patrie et la Commission des récompenses satisfera sans doute à la demande qu’il a l’honneur de faire. » Signé, le 8 août 1831 : pas de signature. Suivait l’apostille suivante : « J’atteste de nouveau que j’ai rencontré Charles Langlumé dans les journées de Juillet, donnant des preuves de son dévouement, notamment à la prise des Tuileries. » Signé : Brunot de Rouvres (voir ce nom), officier supérieur en retraite. Sa veuve reçut un secours de quarante francs en 1849, un secours de quarante francs et un autre de cinquante francs en 1851, un secours de cinquante francs en 1852, à titre de veuve d’un blessé de Juillet. Il demeurait 14, rue des Anglais-Saint-Marcel en 1830-1831 ; 10, rue Princesse dans le faubourg Saint-Germain en 1849 ; sa veuve, 79, rue de Sèvres en 1850-1851 ; 89, rue du Cherche-Midi en 1851-1852. Deuxième état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Liste des morts, des blessés, des veuves et des orphelins, 2e édition, Paris, chez A. Barbier, imprimeur, rue des Marais S.-C., 17, 1830, p. 67 ; Compte-rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, liste nominative des blessés de la Ire classe du XIIe arrondissement auxquels il a été alloué des indemnités définitives lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, Paris, Imprimerie de Crapelet, rue de Vaugirard, n° 9, novembre 1832, p. 88 ; Archives de Paris VD6 639 n° 5, liste générale alphabétique (cité trois fois : la première sous le numéro 541 et le seul nom de Langlumé, la deuxième sous le numéro 279 et le seul nom de Langlumé, la troisième sous le nom de Langlumé, Charles, Quentin, Joseph et le numéro 802) ; Archives de Paris, VD6 672 n° 1 Commission des récompenses nationales, jury médical ; Archives de Paris VK3 14, une pièce du jury médical en date du 12 mars 1831 ; Archives nationales F/1dIII/33, Commission des récompenses nationales, lettre du 12 août 1831 du ministère de l’Intérieur, état n° 5 de vingt-six candidats proposés pour le grade de sous-officier dans l’armée et aussi Commission des récompenses nationales, liste générale de présentation et de nomination de sous-officiers ; Archives nationales F/1dIII/37, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées aux combattants blessés et non blessés pour le compte de cette Commission, du 8 octobre 1830 au 31 août 1831 par la mairie du (ancien) XIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/38 A, Commission des récompenses nationales, état des (206) citoyens qui quoique non blessés dans les journées de Juillet ont prétendu au bénéfice des articles 5 et 6 de la loi du 13 décembre ; Archives nationales F/1dIII/41 ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82 Compte rendu des travaux de la Commission de la souscription nationale en faveur des veuves, orphelins et blessés de juillet 1830, lu et approuvé à la séance générale du 11 juillet 1832, liste nominative des blessés des 1re et 2e classes auxquels il a été alloué des indemnités définitives (ancien) XIIe arrondissement, blessés de la 1re classe ; Archives de la préfecture de police AA 369, décorés de juillet 1830 et blessés de juin 1848, Etat de secours accordés de 1849 à 1853, projet d’accorder à 289 décorés, médaillés, blessés, combattants de Juillet et veuves, etc., rapport approuvé le 26 avril 1849, minute 21 et suivantes, idem minute 26 et suivantes, idem Etat nominatif de décorés, médaillés, blessés ou combattants de juillet 1830 et veuves de décorés qui ont formé des demandes de secours et sur lesquels il y a lieu de prendre des renseignements, courrier en date du 6 décembre 1850, minute 142-147, idem Courrier au ministre de l’Intérieur, en date du 28 janvier 1851, sur une proposition d’accorder à 28 décorés, 119 médaillés, 20 veuves de décorés ou de blessés, 16 blessés de Juillet 1830, 4 femmes de médaillés, 1 orphelin et 1 mère de médaillé décédé, des secours s’élevant ensemble à la somme de 10.875 francs, minutes 159-163, idem Proposition d’accorder à 91 décorés et veuves de blessés de Juillet 1830, des secours s’élevant ensemble à 4.970 francs minutes 243-246, en date du 20 novembre 1852. Il y a dans Archives de la préfecture de police AA 379 in dossier Collet, Jean-Baptiste, un Langlumé, qui signa, le 15 août 1831, le certificat suivant en faveur de Collet, Jean-Baptiste, quand ce dernier tenta de faire valoir ses droits auprès de la Commission des Réclamants : « Nous, combattants et décorés de Juillet, certifions que le nommé Collet, Jean-Baptiste a combattu avec nous les 27, 28 et 29 juillet, s’étant armé d’un fusil qui lui a été délivré dans un roulage de la rue d’Enghien ; le 27 juillet, à la porte Saint-Denis, boulevard Saint-Denis et à la prise du poste de Bonne-Nouvelle ; le 28 et 29, à la prise du poste de l’Hôtel de ville, rue Saint-Honoré et rue de Rohan, d’où, après la prise du Louvre, il est revenu avec une pièce à l’Hôtel de ville […]. Il est ensuite parti pour Rambouillet. Ce n’est qu’après son retour de Rambouillet qu’il a remis ses armes et ensuite repris ses travaux. » Beaucoup d’autres signataires sont gardes municipaux...

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