Larivé, Claude, Alexandre, Vincent
Biographie
Né vers 1789 à Paris. Ancien officier ministériel, il tenait un cabinet d’affaires en 1830. Il s’illustra au Châtelet et au Palais-Royal. Il était porteur de plusieurs certificats. Le premier certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, Da Costa (voir Da Costa, Jean, Xavier, Tiburce, Leite), capitaine d’état-major de l’ancienne armée, certifie que M. Claude, Alexandre, Vincent Larivé, ancien officier ministériel, demeurant rue de la Vieille-Draperie n° 4, a servi sous mes ordres pendant les trois journées mémorables de Juillet et qu’il a assisté au désarmement du poste de gendarmerie de la place du Châtelet, le 28 juillet, à celui du peloton de la garde royale que j’ai fait attaquer sur le quai de la Ferraille, et qu’il s’est fait remarquer par son courage et son dévouement à la cause de la liberté. » Signé, le 9 décembre 1830 : Da Costa, chevalier de la Légion d’honneur. Le deuxième certificat, ainsi rédigé : « Je, soussigné, déclare, pour rendre hommage à la vérité, avoir vu, le jeudi 29 juillet dernier vers 2 heures de l’après-midi, M. Larivé, Claude, Alexandre, Vincent, armé d’un fusil de chasse à deux coups et d’une paire de pistolets, qui venait de combattre les gardes royaux sur la place du Palais-Royal et amenait avec d’autres citoyens à l’Hôtel de ville rue Saint-Thomas-du-Louvre n° 4 et où j’étais alors employé un combattant qui venait d’être blessé grièvement à la jambe gauche, pour y être pansé. » Signé, le 15 mars 1831 : Maclou (voir peut-être Macloud fils, Jean-François ?), demeurant dans le quartier Saint-Jacques. Le troisième certificat, ainsi rédigé : « Nous, soussignés, certifions à tous qu’il appartiendra que M. Claude, Alexandre, Vincent Larivé, ancien officier ministériel, voltigeur au 3e bataillon de la IXe légion de la garde nationale est un père de famille de bonnes vie et mœurs, qu’il a toujours joui de l’estime de ses concitoyens, qu’il s’est montré constamment par ses opinions libérales l’ennemi de l’arbitraire et du despotisme et que dans les journées de Juillet il a contribué par tous les moyens qui étaient en lui tant au maintien de l’ordre qu’au triomphe de la liberté, qu’enfin il est digne, sous tous les rapports, de la bienveillance du gouvernement. » Signé, le 17 novembre 1830 (tous demeurant au quartier de la Cité) : Thomassin, capitaine des voltigeurs ; Gaillardy, sergent de grenadiers du 3e bataillon de la IIIe légion ; Olivier, fourrier ; Thielant, sergent de voltigeurs au 3e bataillon ; Floriot (voir Floriot, Pierre, Nicolas, Marie), avocat, capitaine à l’état-major ; Vinault ou Vénault, sous-lieutenant de voltigeurs au 3e bataillon ; César de la Fontaine, capitaine de chasseurs ; Delagers ou Delayen, capitaine de grenadiers au 3e bataillon ; Janotat ou Jeamotat, voltigeur ; Bourgain, grenadier au 3e bataillon ; Duponchel, chef du 3e bataillon de la IXe légion. Il réclama, le 20 mai 1831, dans une lettre adressée au roi, que la Commission des récompenses nationales réparât son erreur et que son nom fût compris dans les listes de décorés de la Croix de Juillet. Il déposa un dossier à la Commission des Réclamants ([ancien] IXe arrondissement), sise 10, rue Bourg-Labbé puis 6, rue Dalayrac, afin d’obtenir la Croix de Juillet. Il signa le certificat qui constatait la présence et le courage qu’avait montrés Exelmans, Charles, Joachim, pendant les combats, et auquel ils avaient ensemble participé, sous le commandement de d’Acosta, tant à la prise du poste de gendarmerie du Châtelet et qu’à la place de Grève. Il était voltigeur au 3e bataillon de la IXe légion de la garde nationale. Il était indiqué comme à son aise sur les fiches de la Commission des Réclamants. Il demeurait 4, rue de la Vieille-Draperie en 1830 ; 27, rue des Fossés-Montmartre en 1831. Archives de Paris VD6 92, Mairie du (ancien) Ier arrondissement in dossier Exelmans, Charles, Joachim (sous le nom de Larivey) ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/15/4240 in dossier Exelmans, Charles, Joachim ; Archives de la préfecture de police AA 397.