Larive, François, Joseph, Achille, Mauduit
Biographie
Né le 8 décembre 1804 à Paris, fils de Larive, Jean, Mauduit (1747-1827), comédien français, et de Vandenhove, Catherine (1771-1816). Propriétaire. Le dossier d’examen de ses droits fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) VIIe arrondissement. Dans sa séance du 12 avril 1831, le comité des renseignements, chargé de recueillir des informations sur les différents candidats aux récompenses honorifiques et sur les contestations qu’il pouvait y avoir sur chacun des cas, demandait l’ajournement de toute décision à son égard, en attendant de prendre de nouveaux renseignements sur la participation qu’il avait pu prendre aux événements de Juillet. Dans sa séance du 15 avril 1831, le même comité des renseignements précisait que, porté d’office, il n’était passé devant aucun jury. Il fut décoré de la Croix de Juillet auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement. En 1831, à l’occasion des fêtes anniversaires de Juillet, il reçut, auprès de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement, vingt-cinq francs de gratification, à titre de décoré mais non blessé. A la suite des troubles qui marquèrent la plantation d’un arbre de la liberté, le 14 juillet 1831, il fut avec V. Prêtot (voir Prêtot, Victor, Nicolas) médecin et décoré de Juillet, S. Duval (ou Duval, E. le lendemain) décoré de Juillet, Villain de Saint-Hilaire décoré de Juillet sous-intendant militaire adjoint et homme de lettres, Bocage (voir Bocage, Pierre, François) artiste de la porte Saint-Martin et décoré de Juillet, August. Boniface (voir Boniface, Augustin, Jules), décoré de Juillet et courtier de commerce, Lebras, Auguste (voir Lebras, Auguste ?), homme de lettres, Ternot, Lacroix décoré de Juillet, H. de Comberousse homme de lettres et membre de la Société des auteurs dramatiques, l’un des signataires de la pétition suivante adressée au National et parue le 15 juillet 1831 dans ses colonnes : « Les soussignés, qui n’ont fait partie d’aucun rassemblement et étaient entrés dans le café des Ambassadeurs, aux Champs Elysées, où ils étaient assis tranquillement et prenaient de la bière, pendant que la force publique dispersait une foule de citoyens qui avait traîné un arbre jusque sur la place de la Concorde, déclarent qu’investis dans ce café par une troupe furieuse, ils ont été victimes de la plus illégale arrestation, comme les autres personnes qui étaient entrées avant ou après eux. Ils signalent comme coupables d’avoir présidé à cette odieux abus de la force brutale M. le général Tourton et un adjoint du maire du (ancien) Ier arrondissement, qu’on leur a dit être M. Lafontaine 1, et comme ayant provoqué la violence inouïe de ces messieurs, le sieur Dagneau, garde national à cheval, traiteur, rue Saint-Germain-des-Prés, Au Petit Rocher de Cancale. Les soussignés publieront une relation détaillée de l’expédition de ces singuliers amis de l’ordre. Ils s’empressent de déclarer qu’ils n’ont eu qu’à se louer des procédés de M. Froidefond, chef de bataillon, et de l’impartialité de M. le commissaire de police, qui les a fait mettre tous en liberté aussitôt après l’interrogatoire, qui en effet ne pouvait que tourner à la confusion des auteurs ou complices de l’attentat qu’ils dénoncent provisoirement au tribunal de l’opinion publique. » Le lendemain, les mêmes, et auxquels s’ajoutait Serres, artiste à la porte Saint-Martin, firent parvenir la pétition suivante : « La scandaleuse et illégale arrestation opérée sur nous hier par une force désordonnée est un fait tellement grave qu’éclairés par les conseils de nos amis et de jurisconsultes distingués, nous nous sommes décidés, pour obtenir plus de publicité et une justice plus éclatante, à en faire l’objet d’une pétition à la Chambre des députés. Cette pétition sera remise à la députation de , qui en suivra la discussion. » Le journal apporta, le lendemain, la précision suivante : « Un garde national a dit à M. Larive, décoré de Juillet, un des prisonniers de M. Tourton : “Monsieur, ôtez donc votre ruban, vous allez vous faire lapider !” M. Larive s’y est refusé, en répondant qu’il ne l’ôterait pas et qu’il rendait la garde nationale responsable des mauvais traitements qu’il pourrait recevoir. » Il mourut le 12 mai 1859 à Paris. Il fut enterré à Charenton-le-Pont. Il était fabricant de tuiles et carreaux, à Montlignon. Il avait épousé, le 27 juin 1825 à Eaubonne, Gueroult, Noémie, Gabrielle (1806-1849) dont il eut deux filles : Noémie, Mathilde (1827-1847) et Léonie, Juliette (1829-1880) ; Pauline Martin de Montgroult, dont il eut un fils Paul, Achille, Ramire (1843-1872) ; le 6 janvier 1859 avec Dache, Marie-Anne, Louise (1816-1885). Il était indiqué comme fabricant de tuiles ou négociant en vins. Il demeurait 26, rue de Bondy en 1831. Le National, 15 juillet 1831 ; Le National, 16 juillet 1831 ; Ordonnance du roi contenant publication des noms des citoyens qui ont obtenu la Croix de Juillet, Bulletin des lois, 2e partie, ordonnances, n° 104 bis ; Etat nominatif des citoyens auxquels sera décernée la Croix de Juillet, instituée par la loi du 13 décembre 1830, sur les récompenses nationales, Le Moniteur universel, 2 mai 1831 ; Archives de Paris VD6 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VD6 371 n° 3, liste des décorés de la Croix de Juillet du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives de Paris VK3 29, séance du 12 avril 1831, séance du 15 avril 1831 ; Archives nationales F/1dIII/36, Commission des récompenses nationales, état des sommes payées en dépenses diverses pour le compte de cette commission, du 8 octobre 1830 au 31 octobre 1831 par la mairie du (ancien) VIIe arrondissement ; Archives nationales F/1dIII/39 Commission des récompenses nationales, noms des citoyens qui ont mérité la décoration spéciale, (ancien) VIIe arrondissement ; site internet genealogie.
Le lendemain, le journal devait rectifier que le magistrat municipal qui avait opéré cette arrestation n’était pas Lafontaine mais Bégé, adjoint au maire du (ancien) IIe arrondissement, auquel était venu se joindre un autre adjoint Gabillot.