Lasauvagère, Louis, Hippolyte

Biographie


Né le 20 messidor an XIII à Mailly-la-Ville (Yonne). Doreur sur métaux. Il eut les deux jambes fracassées par la mitraille, le 28 juillet rue Saint-Martin. Transporté d’abord à l’hospice Saint-Merri, il fut évacué ensuite le 20 août à l’Hôtel-Dieu, où il devait mourir des suites de ses blessures le 20 septembre (sic dans le certificat de l’Hôtel-Dieu). Il fut enterré au cimetière du Père-Lachaise. Il avait reçu un secours de soixante francs en septembre 1830, sur les secours distribués par Le Constitutionnel. Le dossier d’examen des droits que son décès entraînait fut instruit par la Commission des récompenses nationales du (ancien) IVe arrondissement. Le docteur Manseau (voir Manseau, Jean-Baptiste), médecin à cet hôpital, délivra, en date du 10 décembre 1830, un certificat pour attester que Lasauvagère, Louis, Hippolyte était entré à l’hospice Saint-Merri le 28 juillet, pour un coup de feu qui lui avait fracassé les deux jambes et qu’il avait été évacué, le 20 août suivant sur l’Hôtel-Dieu. Le 14 mai 1831, devant le juge de paix du (ancien) IVe arrondissement, comparurent : Caron, Jean-Marie, marchand ferblantier, demeurant 37, rue Saint-Martin ; Dufour, Jean-Baptiste, doreur sur métaux, demeurant 48, rue Beaubourg ; Voisin, Gilbert, doreur sur métaux, demeurant 350, rue Saint-Denis. Ils attestèrent avoir parfaitement connu Lasauvagère, Louis, Hippolyte et « savoir que le 28 juillet dernier étant dans la rue Saint-Martin il fut atteint de plusieurs projectiles de mitraille ; que dans cet état il fut transporté d’abord à l’ambulance de la mairie du (ancien) VIIe arrondissement et ensuite à l’Hôtel-Dieu, où il s’est vu dans la douloureuse nécessité de subir l’amputation de la jambe gauche ; qu’enfin par suite de cette amputation soit de ses blessures premières il est mort à l’Hôtel-Dieu le 19 septembre (sic) suivant ». Il laissait des parents, Delasauvagère, Louis, née le 25 octobre 1769 à Ravenel (Oise), et Guitton, Catherine, née le 27 janvier 1780 à Mailly-la-Ville (Yonne), qui reçurent cent cinquante francs de secours auprès de la mairie du (ancien) IVe arrondissement. Les parents s’étaient mariés le 8 ventôse an X à Mailly-la-Ville ; sur l’acte de mariage, Delasauvagère, Louis est indiqué comme le fils de Delasauvagère, Charles et de Lamaire, Marie, Charlotte, et comme étant cuisinier (mais cabaretier dans l’acte de naissance de son fils, Lasauvagère, Louis, Hippolyte), Guitton, Catherine, Germaine (sic) est indiquée comme la fille de feu Guitton, Jacques, officier de santé, et de Martin, Catherine. Le 24 juillet 1840, les restes de Lasauvagère furent exhumés du terrain situé au cimetière du Père-Lachaise, où ils avaient été placés, puis renfermés avec ceux de quatre-vingt-sept autres victimes dans quatre sarcophages, afin d’être transférés dans le caveau prévu à cet effet sous la colonne de Juillet, construite place de la Bastille, pour honorer la mémoire de tous ceux qui moururent en combattant pour les libertés publiques. Le nom de Lasauvagère (L.-H. Lasauvagère) est inscrit sur la colonne de Juillet, place de la Bastille et sur les tables du Panthéon. Il demeurait avec ses parents, 97, rue Saint-Denis ; ses parents 1, rue Neuve-Saint-Paul en novembre 1830. Troisième et dernier état de distribution des secours patriotiques versés au Constitutionnel ; Histoire de ce qui s’est passé dans cet hôpital pendant et après les trois grandes journées, suivie des détails sur le nombre, la gravité des blessures et les circonstances qui les ont rendues fatales, Prosper Ménière, docteur en médecine de la faculté de Paris, ancien chirurgien interne des hôpitaux et hospices civils de la même ville, Heideloff et Canel, Paris, 1830, p. 325 ; Archives de Paris VD6 281 n° 1, Citoyens du (ancien) IVe arrondissement dont les noms sont inscrits au Panthéon ; Archives de Paris VD6 288 n° 7, (ancien) IVe arrondissement, Etat des morts et des blessés par suite des événements de juillet 1830, Etat général contenant les noms, prénoms, âges, professions, demeures, états civils des victimes de la grande semaine, et les secours qui leur ont été donnés ; Archives nationales F/1dIII/38 A, mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, état par ordre alphabétique des blessés et autres victimes des événements de Juillet, secourus dans la mairie du (ancien) IVe arrondissement de Paris, du 8 octobre 1830 au 10 mars 1831, et depuis cette dernière époque jusqu’au 6 avril suivant ; Archives nationales F/1dIII/52 dossier Delasauvagère ; Archives nationales F/1dIII/61 ; Archives nationales F/1dIII/82, état des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de Juillet, aussi liste des victimes de Juillet 1830, colonne de Juillet et aussi liste générale des citoyens morts dans les journées de juillet 1830, en combattant pour les libertés publiques et dont les noms sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet ; Bulletin des lois, IXe série, tome 21, n° 746, Paris, imprimerie royale, février 1841, p. 83, liste générale des citoyens morts ou blessés mortellement dans les journées des 27, 28 et 29 juillet 1830, en combattant pour la défense des lois et des libertés publiques, les noms de ces citoyens sont inscrits sur les tables du Panthéon et sur la colonne de Juillet (et aussi Archives de Paris D1K1 138, qui contient les mêmes informations puisqu’il s’agit de ce même numéro du Bulletin des lois) ; Colonne de Juillet, liste officielle et par ordre alphabétique des citoyens tués ou blessés mortellement dans les journées de juillet 1830, Paris, chez Vve Demoraine et Boucquin, 1841 ; Archives de la préfecture de police AA 420.

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